" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

samedi 31 janvier 2009

31, Lampsar : 1400 dendrocygnes et 100 bihoreaux


* Bango. Marigot de Lampsar, coté saumâtre -

MATIN, 8h15-
+1400 dendrocygnes veufs actuellement au long des vasières du marigot 'saumâtre'
+100 bihoreaux gris également présents dans les dortoirs des palétuviers
SOIR-
Au crépuscule, 1 oedicnème du Sénégal se pose brièvement sur la 'plage' (+ cris nocturnes)



Ci-dessus : 2009 01 31 au petit matin. Pêcheur à l'épervier, bihoreaux gris et autres ardéidés sur les vasières du Lampsar 'eau saumâtre', et envol des dendrocygnes veufs / Photo par Frédéric Bacuez dit Fretback

dimanche 18 janvier 2009

18, une hyène tachetée dans le Ndiaël !

Ci-dessus: 2010, hyène tachetée sur l'île de Kousmar*2, Sine Saloum / Photo par Simon Frédéric

* Réserve de faune du Ndiaël -


Une hyène tachetée (crocuta crocuta, spotted hyaena) a été repérée dans la 'réserve de faune du Ndiaël'*1 après qu'elle ait attaqué les bovins de transhumants peuhls, blessant mortellement un veau du troupeau en parcours saisonnier dans les bas-fonds du Ndiaël. En 2003, une hyène tachetée y avait été retrouvée morte, empoisonnée, tandis qu'un de mes amis bangotins me signalait qu'il en avait lui-même vu une renversée par un véhicule au carrefour des routes de Rosso et de Richard-Toll, il y a deux ou trois ans.


Ci-contre: hyène tachetée en maraude crépusculaire, Masaï Mara
/ Kenya 1983 06, photo par Frédéric Bacuez


Nota: autrefois connue pour l'abondance de ses 'rôdeurs', la dépression du Ndiaël n'avait plus enregistré d'observation de hyène après 1952, jusqu'à l'aube de ce XXIe siècle. Un peu vite, d'aucuns ont aussitôt affirmé que la régénération du couvert végétal de la zone (il leur en faut peu !), les expérimentations (qui s'éternisent...) de remise en eau du bassin alluvial après son assèchement par les aménagements hasardeux du fleuve Sénégal par l'incomparable OMVS (Office de Mise en Valeur du fleuve Sénégal, depuis les années 80), et la lutte contre le braconnage (ouais ouais ouais...) étaient à l'origine d'un renouveau de la faune dans la 'réserve-sur-papier'... On voudrait bien adhérer à l'onirisme des 'environnementalistes' du cru: il n'en reste pas moins que les boeufs y prospèrent toujours autant, et que l'empoisonnement des carcasses, s'il s'avère qu'il ne fut pas qu'un accident de 2003, est le meilleur remède pour ne pas décimer qu'une hyène... égarée du Ferlo sud ! Last but not least, si les agents de l'Environnement chargés aussi de la répression des charbonnages de bois qui ravagent plus que jamais le nord sénégalais ne fréquentent le Ndiaël qu'à l'occasion de l'inventaire annuel des oiseaux d'eau (15-17 janvier, tiens tiens...), je ne vois pas en quoi le Ndiaël sera bientôt sauvé !? En l'état actuel de ladite 'réserve', il est évident qu'on ne peut donner cher de la peau du maraudeur mal aimé...

*1 Voir: http://ornithondar.blogspot.com/2010/02/11-une-cigogne-noire-vagabonde.html
*2 Voir: http://toubabornitho.over-blog.com/article-et-le-boulot-dans-tout-a-52951082.html et http://toubabornitho.over-blog.com/article-mes-matinees-de-tous-les-jours-48703062.html

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