" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

jeudi 31 janvier 2013

Notules riveraines de Bango-barrage, 1/2

* Bango-barrage. Réservoir du Lampsar d'eau douce -

31 janvier, 18h-18h35:
Temps: plus moite et chaud - 26° à 18h40, tout de même !- après les pluies de heug tombés sur le Sahel malien... L'harmattan est toujours là, néanmoins, mais très atténué. 
A la passée du soir: 18 pélicans blancs en ligne, en vol E>SO / 1 aigrette ardoisée, haut dans le ciel, en vol O>E / Sternes caugeks, quelques sternes caspiennes, 1 guifette noire /
Sur la berge nord du Lampsar-
Quelques hérons garde-boeufs, grandes aigrettes et cormorans africains /
Herbiers, lisières et arbres riverains-
Crabiers chevelus / 1 jacana à poitrine dorée / On entend les râles à bec jaune / 1 phragmite des joncs / 1 cisticole roussâtre / 2 touracos gris / 2 coucals du Sénégal / Amarante du Sénégal, mâle adulte / Tourterelles sp.

Nuit 30-31 janvier:
1h20, passée de flamants roses

30 janvier:
Vent de sable.
Berge du Lampsar-
1 grand cormoran à poitrine blanche, immature / 4 aigrettes des récifs dans un arbre /
2 varans du Nil, taille moyenne
Lisières des herbiers-
1 guifette noire / 1 cisticole roussâtre /

26 janvier:
Jardin-
Matin, perruches à collier et gonolek de Barbarie
Aprem', c'est au tour des tisserins gendarmes de jouer de la crécelle saisonnière !...

22, 23, 25 janvier:
Toujours 1 fauvette des jardins / Bulbuls des jardins et tourterelles maillées, déchaînés !
Un barbion à front jaune, chanteur mais invisible...

20 janvier:
Temps: ciel bleu, frais.
Jardin-
1 camaroptère à dos gris / Bulbuls des jardins et tourterelles maillées, chantent et roucoulent / Guêpiers nains / Souïmangas à longue queue hyper-actifs
Entendu: pics goertans, touracos gris et coucals du Sénégal
14h30-15h30, ciel bleu échevelé, vent du nord.
1 huppe fasciée
Lampsar-
1 (+ 1 ind. ?) balbuzard pêcheur en vol + 1 pygargue vocifère poursuivi par une sterne sp.
1 sterne caspienne en altitude, avec un poisson dans le bec
14h30-15h30:
120+ pélicans blancs / 2 à 3 balbuzards pêcheurs / 1 pygargue vocifère / 1 busard des roseaux, femelle / 2 grandes aigrettes / Quelques crabiers chevelus / 2 jacanas à poitrine dorée / Quelques sternes caspiennes et des mouettes à tête grise /
Herbiers et lisières-
Entendu: râles à bec jaune et cisticole roussâtre

19 janvier:
Jardin-
Guêpiers nains / Martin-chasseur à tête grise / Coucal du Sénégal / Bulbuls des jardins /
Ciel du Lampsar-
2 pygargues vocifères, dont un sujet houspillé par un milan parasite / 3+ milans parasites (à bec jaune) /

18 janvier, 18h15-18h50:
Depuis la berge du Lampsar-
1 pygargue vocifère en vol aval>amont
18 sarcelles d'été et 5 dendrocygnes veufs en vol amont>aval
Le vol crépusculaire des bihoreaux gris, des hérons pourprés et de quelques hérons cendrés
38+ crabiers chevelus / Quelques hérons garde-boeufs en vol NO>SE
Quelques sternes caspiennes passantes
Herbiers et lisières: les jacanas à poitrine dorée et 1+ phragmite des joncs

Nuit 17-18 janvier:
0h10 et 0h20, entendu un hippopotame amphibie, tout près de la maison.

Nuit 8-9 janvier:
0h30 et ~2h, entendu ~2 hippopotames amphibies

11 janvier:
9h55 au-dessus du Lampsar, ~35 grands cormorans à poitrine blanche en vol groupé E>O
Dans la haie, ce matin: forte agitation et houspillage par de nombreux oiseaux: un serpent de passage ?
1 fauvette des jardins, très active

6 janvier:
Jardin-
2 pouillots véloces dans la haie de bougainvillées
1 mâle et 1 femelle de souïmangas à longue queue
15h30, entendu 1 gonolek de Barbarie
Cétoines et bourdons sur les floraisons des manguiers
Dans le ciel: ~12h30, ~22 pigeons roussards (de Guinée) en vol groupé / 2 échasses blanches en vol, 'lac' de Bango>Lampsar saumâtre
[Eddy G. et ses enfants ont vu 25+ phacochères communs du coté de la STS]

lundi 28 janvier 2013

28, une outarde de Savile - et des outardes au Sénégal

2010 12 14, outarde de Savile dans le Ferlo, nord du Sénégal / Courtesy photo par Paul Robinson pour SenegalWildlife, DR

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots -

Vu 1 outarde de Savile (lophotis savilei, Savile's bustard, cf. photo ci-dessus) à l'ombre d'une euphorbe sous lequel elle se reposait; à mon approche, l'oiseau décolle à contre-coeur pour gagner un autre abri, à quelques centaines de mètres plus au nord du cordon dunaire boisé.

Les alignements sablonneux qui séparent les marigots de Khant, de N'Guisset et de Ndiasseou, dans la région dite des Trois-Marigots (aire pastorale et zone cynégétique), sont l'un des derniers refuges du delta pour les outardes du Sahel sénégalais. Refuge très précaire parce qu'il s'agit tout de même d'une zone amodiée de chasse qui échappe à toute gestion 'scientifique' de sa faune...Qu'en est-il du suivi des effectifs des-dits oiseaux ? Quid d'une surveillance anti-braconnage ? Les autorités 'compétentes' (gestionnaire de la zone, agents forestiers) y font-elles des contrôles réguliers ? Les quotas de "prélèvements" y sont-ils respectés ? Il suffit de fréquenter un peu la zone pour comprendre qu'il n'y a pas de protections concrètes contre les dérangements et les dégradations multiples des lieux: coupe 'mortelle' de bois; surpâturage et dégradation d'un tapis herbacé appauvri; multiplication des carrés maraîchers directement en bordure des marigots, avec destruction des arbres qui en maintiennent les rives; méconnaissance totale par les 'usagers' de la faune présente, commune ou rare, protégée ou pas, avec pression temporaire mais irruptive de la chasse - et du braconnage; exploitation démesurée des carrières de sable et 'amas coquilliers' par les entreprises du BTP... L'aire communautaire patrimoniale est encore un de ces machins qui sur le terrain ne signifient pas grand chose, même après l'implantation de quelques panneaux signalétiques 'européens' pour indiquer qu'ici c'est un point d'eau pour les bovins, que là on entre ou on sort de la zone pastorale... On ne peut qu'être dubitatif sur l'avenir de la toute petite population d'outardes qui tente de s'y maintenir, tant bien que mal...


Ci-dessus: 2004 12, outarde de Savile à l'envol, près de Tin Akhof, Sahel, Burkina Faso 
/ Courtesy photo par Yvan Perre pour African Bird Club et Ornithologie & Betta

Nota 1: quatre espèces* d'outardes peuvent fréquenter le Sahel des confins sénégalo-mauritaniens (cf. Nota 2 ci-après). Deux y sont très localisées et/ou devenues rarissimes: l'outarde arabe (ardeotis arabs) et l'outarde de Denham (neotis denhami), avec leur inscription à la Liste rouge de l'UICN des oiseaux en voie de disparition. Les deux espèces les plus communes, les outardes du Sénégal (eupodotis senegalensis) et de Savile (lophotis savilei) ne le sont guère, aujourd'hui, que pour satisfaire le marketing des concessionnaires de chasse, histoire d'attirer le client et de continuer à satisfaire un hobby, et un lobby qui ne tient pas à en savoir plus sur la raréfaction réelle d'un gibier de choix... Ou comment la politique de l'autruche - un oiseau qui en fit aussi les frais, disparu du Sénégal au cours des années 80' de l'autre siècle...- autorise toujours de flatter l’adrénaline - et le portefeuille - du chasseur toubab qui paye pour faire son Tartarin dans la grande brousse (ah bon ?) de la Camargue sénégalaise...

* Une 5e espèce, l'outarde à ventre noir (lissotis melanogaster, black-bellied bustard) est plutôt habitante des savanes. S’accommodant tant bien que mal des zones cultivées préservant quelques espaces herbeux celle-ci peut remonter épisodiquement vers Kébémer, au sud de la région de Louga.

" [Bustards] Hunting is the primary cause of declines 
across the Sahel (Newby 1990) and throughout West Africa 
(Turner and Goriup 1989, Collar 1996, P. Hall in litt. 1999) " 
- BirdLife International

Ci-dessous: (grande) outarde arabe abattue par des toubabs 'amoureux du Sénégal', dans la région de Nioro du Rip
/  Années 80' ou 90', Voir ICI sud-sud-le-soleil.blogspot.com


" The main threat to both African and Arabian populations of the Arabian bustard 
is uncontrolled and unsustainable off-take from hunting "
- Sahara Conservation Fund (SCF) 

Nota 2:

- L'outarde arabe (grande outarde, ardeotis arabs ssp. stieberi, arabian bustard, cf. photos ci-dessus; Voir ICI et ICI), une rareté restreinte au Sahel sénégalais, localement de part et d'autre du fleuve, a récemment rejoint sa cousine de Denham sur la Liste rouge des oiseaux en voie de disparition dans la catégorie 'Near Threatened/Bientôt Menacée' (UICN/BirdLife): quelques individus ont été signalés sur les dunes du bas-delta mauritanien, peut-être deux couples végètent sur une toute petite portion du parc national du Djoudj - dont l'ancien gérant de l'hôtel me disait qu'il ne donnait pas cher de leur peau, euh... de leur avenir, tant la tentation de tous, oui de tous, était d'en finir une fois pour toutes avec ces grosses dindes impitoyablement braconnées dès qu'elles apparaissent dans la ligne de mire... Et comme les outardes sont du genre erratique... Admise généralement comme résidente au nord du 15°N - mais sans preuve récente de couvaison !, cette grande outarde a été aussi signalée de la région de Kaffrine (Morel 1992). En faisant quelques recherches sur le web, j'ai trouvé un blog avec les photos reprises ci-dessus d'un oiseau abattu dans la région de Nioro du Rip, sans date précise: l'accoutrement des bidochons qui l'ont tuée et soupèsent leur trophée pour l'éternité prouve que l'oiseau a été liquidé dans des conditions sportives qui à l'évidence flirtent avec l'héroïsme carnassier typique des années 85-95' ("moi aussi je veux en être"...); j'aime les chaussures à moitié enfilées, histoire de ne pas écorcher aux cram-cram ses petits pieds urbains, et l'accoutrement du parfait Tartarin: le short rouge à fleurs de type hawaïen rehaussé du chapeau d'un parfait broussard du dimanche !

- L'outarde de Denham (neotis denhami ssp. denhami, Denham's bustard,  Voir ICI et ICI). Inscrite depuis 2004 à la Liste rouge des espèces en voie de disparition dans la catégorie 'Near Threatened/Bientôt Menacée' (UICN/BirdLife), c'est l'outarde la plus menacée au Sénégal et en zone de savanes d'Afrique de l'ouest. Elle n'est même peut-être plus résidente nicheuse dans son dernier refuge du Sénégal qu'était le sud-est du pays (de Tambacounda à la Falémé et Kédougou) ! Dans le nord-ouest (delta du fleuve Sénégal) et sur les marges gambiennes, cette outarde n'est plus qu'une visiteuse d'automne, de plus en plus épisodique au fur et à mesure qu'elle se raréfie, toujours plus, dans les pays limitrophes, au Mali, en Guinée et même plus à l'est au Burkina Faso, au Ghana et au Niger. L'outarde de Denham est parfois mentionnée des alentours du lac de Guiers, ainsi que des Trois-Marigots. Ailleurs en Afrique, son principal bastion de la vallée du Rift est de plus en plus morcelé du Soudan à l'Afrique australe (300 oiseaux au Kenya, autant dans le Transvaal sud -africain).

- L'outarde du Sénégal (eupodotis senegalensis ssp. senegalensis, white-bellied bustardVoir ICI et ICI sur SenegalWildlife), bien qu'à la répartition africaine vaste est une espèce partout peu abondante, et même assez rare... au Sénégal. Avec l'outarde à ventre noir (lissotis melanogaster ssp. melanogaster, black-bellied bustardVoir ICI), plus fréquente mais dont l'aire de distribution n'atteint notre région sahélienne qu'au sud de la vallée du Ferlo (région de Linguere, Morel & Dupuy 1969), c'est l'outarde la mieux connue... des chasseurs !

- L'outarde de Savile (lophotis savilei, Savile's bustard, cf. photos en haut de notule, Voir ICI) est sans doute la seule des outardes sénégalaises dont les effectifs restent assez stables, dans le centre et le nord du pays (surtout entre les 16°N et 14°N) - bien que l'espèce demeure la moins bien connue de toutes ! Certains observateurs en effet considérent l'outarde de Savile comme une sous-espèce de l'outarde houpette (lophotis ruficrista, d'Afrique australe), au même titre que l'outarde d'Oustalet (lophotis gindiana, d'Afrique orientale). Sa distribution reste fragmentée et une pression excessive de la chasse accompagnée d'une réduction de son habitat devraient rapidement faire décliner une espèce peut-être moins farouche que ses cousines: mal lui prend...

28, une marouette poussin - et de la présence de 3 espèces de marouettes dans le delta du fleuve Sénégal

2013 01 28 matin sur le Ngalam à l'aval du marigot de N'Guisset: une marouette poussin femelle hivernante et une gallinule poule-d'eau
/ Photo par Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots:
Ngalam rive droite, à l'aval du marigot de N'Guisset -

Une semaine jour pour jour après notre observation d'une femelle de marouette poussin (porzana parva, little crake) en bordure d'une typhaie du Ngalam, au seuil du marigot de N'Guisset, Ornithondar constate que le rallidé migrateur venu d'Europe est toujours présent et semble donc hiverner dans les Trois-Marigots. Le site est d'ailleurs favorable à la présence hivernale de la marouette poussin: plan d'eau de surface moyenne avec quelque profondeur qui autorise la nage - et la plongée des anserelles ou des anhingas -, en  partie tapissé de potomogeton sp. ou de pistia stratioides, avec des nympheae lotus toujours vivaces en cette saison. Le bassin est bordé de massettes denses à typha domingensis/australis, dans lesquelles elle peut à tout instant se réfugier, avec des lisières plus claires où des roseaux couchés forment un entrelac et des supports appréciés par les marouettes. L'apparente confiance de l'oiseau, qui ne paraît pas concerné par les agitations et les disputes des autres oiseaux d'eau (gallinules et jacanas), laisse penser que cette partie du Ngalam est peu dérangée: bien que situé en pleine zone cynégétique - les fusils claquaient alentour, les 21 et 28 janvier, au-delà de la rive gauche !-, l'endroit est peu accessible, sécurisé par l'abondance et l'épaisseur des roselières (voir la géolocalisation ICI et ICI) !

" La prospection de la (marouette) Poussin 
est particulièrement difficile 
en raison de ses moeurs discrètes 
et de ses habitats souvent inaccessibles.
- Alexandre Renaudier, LPO coordination Rhône-Alpes (France)

Nota 1: la marouette poussin observée par deux fois sur le même plan d'eau, les 21 et 28 janvier 2013, est probablement une hivernante d'Europe orientale où sa distribution est (un peu) moins morcelée qu'en Europe occidentale. En France par exemple, si le manque d'informations sur leur cousine la marouette de Baillon (porzana pusilla, 100 à 1000 couples ?) ne permet pas de mesurer les tendances de sa population, par contre la marouette ponctuée (porzana porzana) et la marouette poussin (porzana parva) sont toutes deux considérées "En danger critique" sur la liste rouge UICN des oiseaux menacés de disparition en France, tant leurs effectifs reproducteurs et leur répartition y sont extrêmement faibles et localisés.

Voir:
Migraction.net, marouette poussin

Malgré leurs populations clairsemées à l'ouest de l'Autriche, les trois espèces de marouettes européennes sont pourtant bien présentes dans le delta du fleuve Sénégal, en général de fin août à fin février. Les migratrices d'Europe occidentale sont donc accompagnées vers l'Afrique sahélienne par les oiseaux d'Europe orientale et centrale. Ici comme en Europe les trois marouettes sont rarement observées, y compris lors des inventaires annuels de la mi-janvier effectués dans le bas-delta tant du coté mauritanien que du coté sénégalais. Pour ma part, si j'ai eu l'occasion d'observer la marouette ponctuée (porzana porzana) sur les berges du marigot de Djoudj (PNOD) je n'ai jamais décelé de marouette de Baillon (porzana pusilla) dans mes pérégrinations deltaïques ! Et pourtant...

2010 02 27, capture d'une marouette de Baillon au parc national du Djoudj (PNOD, Sénégal)
/ Courtesy photo par François Marmeys pour Ornithondar

Nota 2: entre 2007 et 2010, des recherches essentiellement allemandes tant au parc national du Djoudj (Sénégal) qu'au parc national du Diawling (Mauritanie), de part et d'autre du fleuve Sénégal, ont démontré qu'une population importante et jusqu'alors ignorée de marouettes de Baillon (porzana pusilla, Baillon's crake) niche non seulement dans le delta sénégalais mais aussi en Gambie, et probablement ailleurs sur des sites favorables de la ceinture sahélienne. Cette incroyable découverte prouve s'il en est combien nos marouettes sont les oiseaux les plus cachottiers qui soient, discrets et furtifs. Sur les 278 marouettes capturées sur la zone de Tiguet, en lisière nord-ouest du Djoudj, 169 individus étaient des juvéniles de différents âges, dont 23 étaient dans l'impossibilité de voler sur de longues distances, donc incapables d'être des oiseaux migrateurs venus d'Europe ! Mieux, les différenciations d'âges des juvéniles de l'année prouvent aussi que deux pontes séparées de quelques mois seulement ont lieu sur les sites étudiés ! Ces pontes espacées doivent probablement répondre aux importantes variations pluviométriques qui ont généralement cours sur la zone sahélo-soudanienne, afin de pérenniser au mieux la survie de l'espèce dans des conditions climatiques et environnementales aléatoires, très contrastées et changeantes d'une année sur l'autre. 

28, une semaine après, le jacana nain est toujours là

2013 01 28 matin sur le Ngalam des Trois-Marigots, le jacana nain sort des typhaies pour quelques minutes...
/ Photo par Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots:
Ngalam rive droite, entre Mengueye Boye et Tylla -

En rappel sur OrnithondarEvénement: deuxième mention d'un jacana nain au Sénégal !
Une semaine jour pour jour après notre découverte d'un jacana nain (microparra capensis, cf. photo ci-dessus et ICI) et d'une marouette poussin (porzana parva) sur le même plan d'eau du Ngalam*, Ornithondar est revenu in situ pour de plus amples observations et savoir si le jacana nain, dont nous sommes à l'origine de la seconde mention au Sénégal, est toujours présent sur la zone des Trois-Marigots, essentiellement autour des axes 16°2'27.00"N -16°20'6.10"O/W et  16°2'32.14"N -16°20'6.18"O/W (cf. ci-dessous).

* Également: grèbes castagneux, anhinga d'Afrique, cormorans africains, gallinules poule-d'eau, anserelles naines, talèves sultanes, râles à bec jaune, jacanas à poitrine dorée, chevaliers sylvains, bergeronnettes ibériques; et quelques bécasseaux minutes le 21 janvier.

2013 01 28. Sur le Ngalam envahi par les typhas australis, le site du jacana nain, de la marouette poussin et de deux grèbes castagneux
Légendes: en vert, casiers maraichers (culture d'oignons) plus ou moins récents - en rouge, le site fréquenté par le jacana nain
/ Capture Google Earth par Ornithondar

Nota: la présence du jacana nain (microparra capensis, lesser jacana) à l'ouest du delta intérieur du fleuve Niger (Mali) est jusqu'à présent très rarement signalée: quelques citations non documentées, de Mauritanie ou de Sierra Leone; et une mention du Sénégal, dans le sud-est du pays (région de Kédougou, juillet 2009). Notre première citation du 21 janvier 2013 est donc, a priori, la seconde mention de microparra capensis au Sénégal, la seule aussi à être appuyée par deux observations consécutives (les 21 et 28 janvier 2013), sur le même site, illustrée par quelques photographies et les notes de terrain qui suivent:

- le jacana nain a été observé, par deux fois à une semaine d'intervalle, sur le même site en amont de la rivière Ngalam, au seuil du marigot de N'Guisset, dans la zone cynégétique des Trois-Marigots. Il était toujours seul.
- le 21 janvier 2013, le jacana nain pouvait tranquillement se promener jusqu'au beau milieu du plan d'eau, arpentant et picorant les végétaux aquatiques, sans crainte aucune, alors même que le passage d'un busard des marais poussait les autres oiseaux vers l'abri des typhas (bécasseaux minutes, anserelles, râles à bec jaune et jacanas à poitrine dorée). Ce 28 janvier, changement complet d'ambiance: le jacana nain est impitoyablement pourchassé par plusieurs jacanas à poitrine dorée - mais seulement par eux (cf. photo ci-après) !- et ne peut guère s'aventurer durablement hors des lisières des typhaies expansives (cf. photo en haut de notule).
- Au contraire des râles à bec jaune autochtones et de la marouette poussin hivernante, également notée sur le site depuis le 21 janvier et que le jacana nain côtoie, notre oiseau miniature semble irrésistiblement attiré par l'étendue aquatique recouverte d'un fin tapis herbacé et parsemé de quelques nympheas. Dès que les jacanas à poitrine dorée (présents en très grand nombre tout au long du Ngalam et du marigot de N'Guisset) relâchent leur hostilité, pour quelques minutes, le jacana nain sort des franges de la typhaie sécurisante et repart à l'assaut des végétaux ensoleillés du plan d'eau (cf. photo en haut de notule).

Ci-dessous: 2013 01 28 matin, jacana nain (en vol, cf. cercle rouge à d.) agressé par un jacana à poitrine dorée (à g.)
/ Photo par Frédéric Bacuez

28, Trois-Marigots: oedicnème tachard et outarde de Savile

2013 01 28 aprem', oedicnème tachard à l'ombre des euphorbes / © Photo par  Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots:
Ngalam et marigot de N'Guisset rives droite, du sud vers le nord
Cordons dunaires boisés de la zone pastorale
Marigot de Khant, partie asséchée, du nord vers le sud -

7h/7h25-18h35/19h-
A pied.
Temps: pleine lune, relative fraîcheur aurorale avec faible rosée (17°); ciel bleu 'sans filtre' (déjà 27° à 10h), soleil de plus en plus chaud au fur et à mesure de l'après-midi (32° à 14h30), singulièrement en fin de journée - encore 30° à 18h25 !

OISEAUX / 87 espèces cochées, 2 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 4 espèces cochées

Espèces du jour: Outarde de Savile / Oedicnème tachard / Jacana nain / Marouette poussin / 

2013 01 28. Zone des Trois-Marigots: Ngalam, N'Guisset rives droite et Khant nord
/ Capture Google Earth par Ornithondar
Vu:
  • Grèbe castagneux (tachybaptus ruficollis ssp. capensis, little grebe), 2 ind. - l'un en plumage (encore ?) nuptial l'autre en plumage non reproducteur / 
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus, long-tailed cormorant), vol S>N de 32 ind. tandis que claquent les fusils chasseurs... + 12 ind. au séchoir avec un balbu et un anhinga / 
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga rufa, african darter), dont deux juvéniles/immatures, mâle et femelle, avec parents en vol cerclant ou à proximité sur séchoir /
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron) / 
  • Héron garde-boeufs (bubulcus ibis, cattle egret) / 
  • Aigrette ardoisée (egretta ardesiaca, black heron), 5- ind. / 
  • Aigrette garzette (egretta garzetta, little egret) / 
  • Aigrette intermédiaire (egretta intermedia, intermediate egret), dont ind. au séchoir avec aigrettes ardoisées et cormorans africains /
  • Grande aigrette (egretta alba, great egret)  / 
  • Héron cendré (ardea cinerea, grey heron), 2 à 3 ind. / 
  • Héron pourpré (ardea purpurea, purple heron) / 
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor, fulvous whistling duck), dont un vol de 14 ind. [Ngalam]... tandis que claquent encore les fusils chasseurs... [Ngalam, matin] + 2 ind. en vol S>N [N'Guisset, aprem' 14h15] tandis que claquent toujours les mêmes fusils / 
  • Anserelle naine (nettapus auritus, african pygmy goose), (3 +) 12 ind. au repos ensemble sur les eaux du Ngalam / 
  • Balbuzard pêcheur (pandion haliaetus, osprey), au moins 3 ind. entre Ngalam et sud du N'Guisset / 
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vocifer, african fish eagle), 1 + 1 ind. écartant un balbu dans les airs / 
  • Busard cendré (circus pygargus, Montagu's harrier), dont 3 ind. en chasse sur le marigot de Khant nord asséché / 
  • Busard des roseaux (circus aeruginosus, western marsh harrier), dont ind. en vol matinal en direction du Ngalam / 
  • Francolin à double éperon (francolinus bicalcaratus, double-spurred francolin), dont ind. perché sur arbre en partie mort au bord du N'Guisset /
  • Marouette poussin (porzana parva, little crake), 1 femelle (Voir ICI sur Ornithondar) /
  • Râle à bec jaune (amaurornis flavirostra, black crake), dont immatures / 
  • Gallinule poule-d'eau (gallinula chloropus, common moorhen), dont nombreux immatures
  • Talève sultane (porphyrio porphyrio ssp. madagascariensis, african swamphen), dont un juvénile ressemblant encore à un (très) gros poussin ! / 
  • Grue couronnée (balearica pavonina ssp. pavonina, west africa black crowned crane), 3 ind. - deux adultes et un juvénile en vol auroral à 7h25, à basse altitude par-dessus la digue de Mengueye Boye [du marigot de Khant sud vers la partie nord asséchée] / 
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana), dont plusieurs immatures
  • Jacana nain (microparra capensis, little jacana), 1 ind. toujours présent (9h30) mais agressé en permanence par les jacanas à poitrine dorée, souvent contraint de se réfugier dans les bordures des typhaies (Voir ICI sur Ornithondar) / 
  • Outarde de Savile (de Lyne, lophotis savilei, Savile's bustard), 1 ind. levé de l'ombre d'un arbuste, envol légèrement zigzaguant vers le nord du cordon (Voir ICI sur Ornithondar) /
  • Échasse blanche (himantopus himantopus, black-winged stilt), 1 + 1 ind. / 
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensis, Senegal thick-knee) /
  • Oedicnème tachard (burhinus capensis, spotted thick-knee), petit groupe à l'ombre d'un bosquet d'euphorbes, de 2 à 6 ind. (cf. photo en haut) /
  • Glaréole à collier (glareola pratincola, collared pratincole), 1 ind. / 
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus senegallus, african wattled lapwing), regroupement de ~22 ind. avec quelques vanneaux éperonnés [Ngalam] + 2 ind. [sortie nord du village de Tylla] + 2 ind. [khant nord] /
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosus, spur-winged lapwing), dont un groupe de ~10 ind. + 45+ ind. avec boeufs et quelques garde-boeufs [sud de Tylla] / 
  • Chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper) /
  • Sterne caspienne (sterna caspia, caspian tern), 2 + 1 ind. / 
  • Guifette leucoptère (chlidonias leucopterus, white-winged tern) / 
  • Guifette moustac (chlidonias hybrida, whiskered tern) / 
  • Ganga à ventre brun (pterocles exustus, chestnut-bellied sandgrouse), 4 ind. en vol S>N / 
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyysinicus, black-billed wood dove) / 
  • Tourterelle masquée (oena capensis, namaqua dove) / 
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis, laughing dove) /
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guinea, speckled pigeon), vol de 5 ind. [Ngalam] / 
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens, african mourning dove) / 
  • Tourterelle rieuse (streptopelia roseogrisea, african collared dove), 2 ind. / 
  • Coucal du Sénégal (centropus senegalensis, Senegal coucal) /
  • Martin-chasseur strié (halcyon chelicuti ssp. chelicuti, striped kingfisher), 2 ind. vus et 3 ind. entendus (7h45) +  2 ind. (voir ICI sur Ornithondar) / 
  • Martin-chasseur à tête grise (halcyon leucocephala ssp. leucocephala, grey-headed kingfisher), 1 ind. / 
  • Alcyon pie (ceryle rudis, pied kingfisher) / 
  • Guêpier nain (merops pusillus ssp. pusillus, little bee-eater) /
  • Guêpier de Perse (merops persicus ssp. chrysocercus, blue-cheeked bee-eater), 1+ ind. [Tylla] / 
  • Coliou huppé (à nuque bleue, urocolius macrourus ssp. macrourus, blue-naped mousebird), nombreux dont une troupe de 22+ ind. / 
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicus, abyssinian roller) / 
  • Huppe fasciée (upupa epops, hoopoe), 1 ind. / 
  • Calao à bec rouge (tockus erythrorhynchus kempi, western red-hornbill) / 
  • Cochevis huppé (galerida cristata, crested lark) /
  • Moinelette à oreillons blancs (eremopterix leucotis ssp. melanocephalus, chestnut-backed sparrow lark) / 
  • Hirondelle de rivage (riparia riparia, common sand martin) /
  • Hirondelle rustique (hirundo rustica, barn swallow) /
  • Bergeronnette grise (motacilla alba, white wagtail), 1 ind. /
  • Bergeronnette printanière (motacilla flava, yellow wagtail) / 
  • Bergeronnette ibérique (motacilla iberiae, spanish wagtail) / 
  • Bulbul commun (des jardins, pycnonotus barbatus, common bulbul), 1 + 2 ind. / 
  • Rougequeue à front blanc (phoenicurus phoenicurus, common redstart), 1 femelle près du village de Tylla / 
  • Traquet motteux (oenanthe oenanthe, northern wheatear) /
  • Traquet brun (myrmecocichla aethiops, northern anteater chat), 2 ind. /
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus, sedge warbler), 1 ind. /
  • Hypolaïs obscure (hippolais opaca, western olivaceous warbler), 1 + 1 ind. / 
  • Hypolaïs polyglotte (hippolais polyglotta, melodious warbler), 1 ind. / 
  • Pouillot véloce (phylloscopus collybita, common chifchaff) / 
  • Pouillot de Bonelli (phylloscopus bonelli, western Bonelli's warbler), ~3 ind. /
  • Fauvette à lunettes (sylvia conspiccilata, spectacled warbler), 2 ind. /
  • Fauvette passerinette (sylvia cantillans, subalpine warbler) /
  • Fauvette orphée (sylvia hortensis, western orphean warbler), 1 femelle + 1 mâle [pas les mêmes lieux] / 
  • Crombec sitelle (sylvietta brachyura ssp. brachyura, northern crombec), 2 ind. se poursuivant / 
  • Cisticole des joncs (cisticola juncidis ssp. uropygialis, zitting cisticola) / 
  • Cisticole roussâtre (cisticola galactotes ssp. amphilectus, winding cisticola), 1+ ind. / 
  • Cisticole du désert (cisticola aridulus,  ssp. aridulus, desert cisticola), 1 ind. [à la sortie nord du village de Tylla] / 
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius senator, woodchat shrike) / 
  • Tchagra à tête noire (tchagra senegalus ssp. senegalus, black-crowned tchagra), dont un chanteur bien en vue (voir ICI sur Ornithondar) / 
  • Corbeau pie (corvus albus, pied crow), 2 + 3 (+ 1) ind. / 
  • Choucador à ventre roux -lamprotornis pulcher, chestnut-bellied starling), 2 + 1 ind. /
  • Buphahe piqueboeuf à bec jaune (buphagus africanus ssp. africanus, yellow-billed oxpecker), 1 ind. chanteur [Tylla] / 
  • Moineau doré (passer luteus, Sudan golden sparrow), petites bandes en particulier dans les salvadora persica /
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp. melanocephalus, black-headed weaver) / 
  • Tisserin masqué (ploceus vitellinus, vitelline masked weaver) / 
  • Travailleur à bec rouge (quelea quelea, red-billed quelea) / 
  • Amarante du Sénégal (lagonosticta senegala, red-billed firefinch) / 
  • Capucin bec-d'argent (euodice cantans, african silverbill), bande de 10 ind. revenant de l'abreuvoir / 
Entendu: 
Chevalier gambette (tringa totanus, common redshank) / Huppe fasciée (upupa epops) / Martin-chasseur strié (halcyon chelicuti ssp. chelicuti) / Camaroptère à dos gris (camaroptera brachyura ssp. brevicaudata, grey-backed camaroptera) /
Nids coloniaux d'alectos à bec blanc (bubalornis albirostris)

AUTRES:
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus patas, patas monkey), troupe de 15 à 25+ ind. / 
  • Lièvre des buissons (à oreilles de lapin, de Crawshay, lepus crawshayi, Crawshay's hare), 1 ind. / 
  • Ecureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropus, striped ground squirrel), 1 à 2 ind. /
  • Phacochère commun (phacochoerus africanus, common warthog), démarrage en trombe et fuite invisible dans les herbes jaunes... /
Bauges et laisses récentes de phacochères

dimanche 27 janvier 2013

27, un pélican blanc leucique et un aigle botté

2013 01 27 10h55, plaine de Biffeche au nord du Lampsar d'eau douce:
un aigle botté adulte de phase pale, au-dessus des pélicans blancs
/ Photo par Frédéric Bacuez

* Plaine de Biffeche -

10h55, un aigle botté de la forme claire

Peu avant 11h, depuis le ponton sur les herbiers du Lampsar 'doux', j'observe et fais quelques clichés des grands cormorans à poitrine blanche (phalacrocorax carbo lucidus, white-breasted cormorant) tandis qu'au-dessus des typhaies cerclent les pélicans blancs (pelecanus onocrotalus, great white pelican). Au-delà d'un groupe des grands voiliers, plus haut et plus loin au-dessus de la plaine de Biffeche, je me rends compte par hasard - la photo a failli le manquer !- qu'il y a un rapace contrasté, blanc et sombre, à la tête comme enfoncée dans les épaules, à la queue droite et à angles droits (cf. photo en haut de notule)... Il plane d'est en ouest: oui oui, il s'agit bien d'un aigle botté (aquila pennata/hieraeetus pennatus, booted eagle, cf. photo ci-dessous) au plumage classique clair, un adulte, en patrouille... Le rapace migrateur du Paléarctique plutôt méditerranéen est régulièrement signalé du bas-delta, en petit nombre, assez tard en hiver, singulièrement sur la zone de Bango - et pas toujours par Ornithondar !

Ci-dessous: 2005 12 près de Sévaré, Mali: aigle botté de 'phase claire' typique 
/ Courtesy photo par  Thierry Helsens pour African Bird Club et Ornithondar



11h05, un pélican blanc leucique

Dans les cercles ascendants des pélicans blancs (pelecanus onocrotalus, great white pelican), je remarque un individu dont les ailes sont totalement blanches, voire translucides quand il passe dans le soleil: il s'agit d'un pélican atteint de leucisme (cf. photo ci-après). Ce n'est pas la première fois qu'Ornithondar observe ici un sujet tout blanc; en 2011, un pélican gris (pelecanus rufescens, pink-backed pelican), leucique à 90%, fréquentait assidûment ses cousins blancs (Voir ICI sur Ornithondar). J'ai parfois observé des pélicans blancs eux-mêmes atteints de leucisme plus ou moins prononcé, dans la plaine alluviale du fleuve Sénégal, au milieu de leurs congénères. Il en est des oiseaux leuciques* comme des mélaniques, ainsi que j'ai pu observer et photographier un busard cendré (circus pygargus) atteint de mélanisme, il y a quelques semaines (Voir ICI sur Ornithondar).


Ci-dessous: 2013 01 27 11h05, un sujet leucique parmi les pélicans blancs du Lampsar 
/ Photo par Frédéric Bacuez



* Dans le ciel du Lampsar et dans les herbiers-

MATIN et MIDI-
Temps: ciel bleu intense
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus, long-tailed cormorant) / 
  • Grand cormoran à poitrine blanche (phalacrocorax carbo lucidus, white-hreasted cormorant), dont un vol groupé O>E de 20 ind. / 
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga rufa, african darter), 1 femelle / 
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalus, great white pelican), 70+ dont un ind. leucique (cf. photo ci-dessus) / 
  • Pélican gris (pelecanus rufescens, pink-backed pelican), 1 rejoignant un vol cerclant de pélicans blancs /
  • Grande aigrette (egretta alba ssp. melanorhynchus, great egret), 3 / 
  • Aigrette intermédiaire (egretta intermedia, intermediate egret), 2 dont une poursuivant une grande aigrette / 
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron) / 
  • Héron garde-boeufs (bubulcus ibis, cattle egret) / 
  • Aigrette (dimorphe) des récifs (egretta gularis, western reef egret), 2 dont l'immature habituelle / 
  • Balbuzard pêcheur (pandion haliaetus, osprey), 1 / 
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vocifer, african fish eagle), 1 puis 2 cerclant en altitude / 
  • Aigle botté (hieraeetus pennatus, booted eagle), 1 de forme claire (cf. photo en haut de notule) / 
  • Milan parasite (à bec jaune, milvus migrans parasitus, yellow-billed kite), 13+ / 
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosus, spur-winged lapwing), 5 / 
  • Échasse blanche (himantopus himantopus, black-winged stilt), 6 /  
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana) / 
  • Râle à bec jaune (amaurornis flavirostra, black crake), 1 vu ! / 
  • Chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper), 1 à l'envol / 
  • Sterne caugek (sterna sandvicensis, sandwich tern) / 
  • Sterne caspienne (sterna caspia, caspian tern) /
  • Mouette à tête grise (larus cirrocephalus ssp. poiiocephalus, grey-headed gull) /
  • Guifette noire (chlydonias niger, black tern) / 
  • Alcyon pie (ceryle rudis, pied kingfisher), 1 + 2 / 
  • Martinet des maisons (apus affinis, little swift), ~20+ à l'abreuvoir / 
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis) /
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens, african mourning dove) / 
  • Tourterelle masquée (oena capensis, namaqua dove), 2 en couple passant /
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicus, black-billed wood dove), 1 en vol / 
  • Cisticole roussâtre (cisticola galactotes, winding cisticola), 1 chanteur / 
  • Amarante du Sénégal (lagonosticta senegala, red-billed firefinch), 1 mâle et 1 femelle à l'abreuvoir / 

* Dans le jardin -
  • Touraco gris (piscator crinifer, western grey plantain-eater), 4 / 
  • Gonolek de Barbarie (laniarius barbarus, yellow-crowned gonolek), 1 / 
  • Coucal du Sénégal (centropus senegalensis, Senegal coucal), 1 à 2 / 
  • Guêpier nain (merops pusillus ssp. pusillus, little bee-eater) / 
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis, laughing dove), 2 en parade nuptiale / 
  • Bulbul (commun) des jardins (pycnonotus barbatus, common bulbul), 6+ / 

20-27, la floraison des manguiers électrise les oiseaux

2013 01 24 19h10 sur les berges bangotines du Lampsar d'eau douce,  au crépuscule, les manguiers sont en fleurs
/ Photo par Frédéric Bacuez

* Bango. Rives du Lampsar d'eau douce -

Les manguiers bangotins des rives fluviales sont en fleurs, déjà. Depuis quelques jours, ils attirent des myriades d'insectes et quelques cétoines qui ont survécu à la saison sèche. Dans les frondaisons ou sur l'écorce des vénérables fruitiers, des touracos gris (crinifer piscator), un gonolek de Barbarie (laniarius barbarus) et un camaroptère à dos gris (camaroptera brachyura ssp. brevicaudata), mais surtout les pics goertan (dendropicos goertae) qui fouillent la moindre anfractuosité, la moindre plaie des arbres. Les mâles de tisserins gendarmes (ploceus cucullatus ssp. cucullatus) commencent à y pousser leurs crécelles saisonnières. Les oiseaux insectivores se régalent: c'est le cas de la petite famille de guêpiers nains (merops pusillus ssp. pusillus) qui habite ici; mais aussi de deux hivernantes dans le plus gros des manguiers: une fauvette des jardins (sylvia borin) et, parfois, une hypolaïs obscure (hippolais opaca) ! Elles ne sont pas seules: les souïmangas butineurs, à poitrine rouge (chalcomitra senegalensis) et à longue queue (cinnyris pulchellus), volètent comme des colibris sud-américains devant les pistils sucrés et endossent  leurs habits prénuptiaux... Les mâles des souïmangas à longue queue verdissent de jour en jour et passent énormément de temps à accompagner leur mue par d'intenses et méticuleux nettoyages de leurs nouvelles plumes. Dans le voisinage immédiat, les tourterelles maillées (streptopelia senegalensis) roucoulent à gorge saturée et ne lâchent pas d'une plume la femelle qu'ils tentent de séduire. Infatigables autant que les moutons de la prochaine Tabaski (sic), les bulbuls des jardins (pycnonotus barbatus) sont à la parade bruyante, rivalisant de vocalises énamourées - leurs fameux "quick quick, doctor quick !"...

Ci-après, autour des manguiers et bougainvillées en fleurs du Lampsar bangotin...
De haut en, bas et de g. à d.:
souïmanga à longue queue, mâle en mue nuptiale - bulbul des jardins, mâle chanteur - camaroptère à dos gris
souïmanga à poitrine rouge, femelle - souïmanga à longue queue, mâle en mue nuptiale - souïmanga à longue queue, femelle
tourterelle maillée, mâle nuptial - tourterelles maillées, parade nuptiale - bulbuls des jardins, couple en formation
gonolek de Barbarie - guêpier nain et sa proie - bulbul des jardins, mâle chanteur
bulbul des jardins - tourterelle maillée, mâle chanteur - bulbul des jardins
/ 2013 01 20 et 27, photos par Frédéric Baccuez
 - Cliquer sur les photos pour agrandir -




Aparté...

« Le hêtre était surtout (à cette époque) pétri d’oiseaux et de mouches ; il contenait autant d’oiseaux et de mouches que de feuilles. Il était constamment charrué et bouleversé de corneilles, de corbeaux et d’essaims ; il éclaboussait à chaque instant des vols de rossignols et de mésanges ; il fumait de bergeronnettes et d’abeilles ; il soufflait des faucons et des taons ; il jonglait avec des balles multicolores de pinsons, de roitelets, de rouges-gorges, de pluviers et de guêpes. C’était autour de lui une ronde sans fin d’oiseaux, de papillons et de mouches dans lesquels le soleil avait l’air de se décomposer en arcs-en-ciel comme à travers des jaillissements d’embruns. »
- Jean Giono, Un roi sans divertissement.

A défaut de trouver chez nos chers "intellectuels" sub-sahariens autant d'amour littéraire, poétique ou encyclopédique, pour leurs terroirs - et ce qui y vit (hors le regretté Kourouma) ...


Ci-dessous: 2013 02 2 8h15 du matin; la floraison des manguiers dans l'harmattan 
/ Photo par Frédéric Bacuez 

jeudi 24 janvier 2013

24, la (com)plainte des dendrocygnes veufs, c'est reparti !

2013 01 24, 19h15 au-dessus du Lampsar: la passée des dendrocygnes, d'ouest en est
/ Photo par Frédéric Bacuez

* Lampsar -

SOIR, 18h45-19h25-

Ouf, ils sont arrivés, pour le spectacle magique et sifflant de la passée - si chère aux chasseurs... ! Les dendrocygnes veufs (dendrocygna viduata, white-faced whistling duck) ont repris leurs quartiers sur le Lampsar, comme ils en ont l'habitude à la mi-janvier, jusqu'aux prémices de la saison des pluies. Ils ne viennent pas de loin, ce sont des canards afrotropicaux*1 du coin, formant l'essentiel de la cohorte des palmipèdes du delta: ils sont, en nombre, la troisième espèce de tous les canards, après la sarcelle d'été (anas querquedula, 200 000 ind.) et le canard pilet (anas acuta, 150 000 ind.), espèces paléarctiques*2 uniquement présentes en hiver; ils représentent même jusqu'à 85% des canards autochtones ! Toute l'année, nos dendrocygnes veufs ne sont pas moins de 100 000 individus sur l'ensemble du delta, depuis le lac de Guier jusqu'à l'embouchure du fleuve. Ceux que les Sénégalais appellent les "siffleurs" y sont en augmentation depuis une quinzaine d'années, laissant loin derrière eux les effectifs autrement plus précaires des autres subsahariens: quelques milliers de dendrocygnes fauves (dendrocygna bicolor), de canards casqués (sarkidiornis melanotos) et d'oies-armées de Gambie (plectropterus gambensis), ces trois espèces représentant à peine 10% des effectifs de canards afrotropicaux. Encore derrière, les ouettes d'Egypte (alopochen aegyptiaca) et autres anserelles naines (nettapus auritusVoir ICI sur Ornithondar) ne dépassent pas les quelques centaines d'individus. Quant au dendrocygne à dos blanc (thalassornis leuconotus), il est si rare qu'il est impossible de le dénombrer...

*1 Canards afrotropicaux:
Dendrocygne veuf (dendrocygna viduata) / dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor) / canard casqué (sarkidiornis melanotos ssp. melanotos) / oie-armée de Gambie (plectropterus gambensis) / ouette d'Egypte (alopochen aegyptiaca) / anserelle naine (nettapus auritus) / dendrocygne à dos blanc (thalassornis leuconotus)
*2 Canards du Paléarctique, hivernants réguliers:
Sarcelle d'été (anas querquedula) / canard pilet (anas acuta) / canard souchet (anas clypeata) / fuligule nyroca (aythya nyroca) / sarcelle d'hiver (anas crecca ssp. crecca) / fuligule milouin (aythya ferina) / tadorne de Belon (tadorna tadorna) / marmaronette marbrée (marmaronetta angustirostris) / fuligule morillon (aythya fuligula)
Canards du Paléarctique, hivernants irréguliers et/ou accidentels:
Canard chipeau (anas strepera) / canard siffleur d'Europe (anas penelope) / canard colvert (anas platyrhynchos) / canard  à front blanc  (anas americana

Ci-dessous: 2013 01 24 soir, la passée des dendrocygnes au-dessus du Lampsar 
/ Photo par Frédéric Bacuez



* Lampsar 'doux', plan d'eau et herbiers -

- 2013 01 24, 18h45-19h25:
  • Bihoreau gris (nycticorax nycticorax, black-crowned night heron), de plus en plus nombreux au fur et à mesure qu'avance l'hiver / 
  • Héron poupré (ardea purpurea, purple heron), arrivant de l'ouest en nombre pour la nuit dans les typhaies de la berge nord /
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron) / 
  • Héron garde-boeufs (bubulcus ibis, cattle egret), dizaines remontant au ras de l'eau le Lampsar 'doux' /
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduata, white-faced whistling duck), des centaines à la fois en vol nord au-dessus du fleuve Sénégal et vol est vers l'amont du Lampsar d'eau douce / 
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor, fulvous whistling duck), quelques-uns au milieu des dendrocygnes veufs / 
  • Balbuzard pêcheur (pandion haliaetus, osprey), 1 ind. accompagnant 1 autre vers les 'frontières' de son territoire... / 
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana) /
  • Guifette noire (chlydonias niger ssp. niger, black tern) /

- 2013 01 25, 17h30-18h:
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus, long-tailed cormorant), 21+ au séchage [berge nord], avec des crabiers et des tourterelles à l'abreuvoir / 
  • Héron pourpré (ardea purpurea, purple heron), 1 premier arrivant sur les typhaies-dortoir, en vol à 17h40 / 
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron) / 
  • Aigrette (dimorphe) des récifs (egretta gularis, western reef egret), 1 immature / 
  • Grande aigrette (egretta alba ssp. melanorhynchos, great egret), 1 / 
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduata, white-faced whistling duck) / 
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vocifer, african fish eagle), 1 adulte /
  • Râle à bec jaune (amaurornis flavirostra, black crake), une famille glousse dans les typhas riverains /
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana), toujours 2 à 3 ind. /
  • Combattant varié (philomachus pugnax, ruff), 3 ind. en vol N>S par-dessus le Lampsar 'doux' / Goéland railleur (larus genei, slender-billed gull), nombreux / 
  • Mouette à tête grise (larus cirrocephalus ssp. poiiocephalus, grey-headed gull) /
  • Mouette rieuse (larus ridibundus, black-headed gull), quelques /
  • Goéland brun (larus fuscus, lesser-black backed gull) /
  • Sterne caspienne (sterna caspia, caspian tern) /
  • Sterne caugek (sterna sandvicensis, sandwich tern) / 
  • Alcyon pie (ceryle rudis, pied kingfisher), 1 /
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens, african mourning dove), à l'abreuvoir /
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis, laughing dove), à l'abreuvoir / 
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicus, black-billed wood dove), 1 / 
  • Rousserolle effarvatte (acrocephalus scirpaceus ssp. scirpaceus, european reed warbler), 1 en lisière d'une touffe de typhas australis / 
  • Souïmanga à longue queue (cinnyris pulchellus, beautiful sunbird), dont 2 mâles en mue [eucalyptus riverain], avec femelle / 

- 2013 01 25-26:
NUIT, 1h-1h30-

Ramdam sonore des deux hippopotames amphibies (hippopotamus amphibius, hippopotamus) du Lampsar 'doux', tout près de la maison: on peut entendre non seulement les ahanements répétés, mais aussi les souffles, et même leurs déplacements dans les herbiers riverains (Voir ICI sur Ornithondar) !

mercredi 23 janvier 2013

23, il vole, le jeune pygargue vocifère !

Au-dessus du Djeuss/barrage de Bango, l'un des tout premiers vols d'un jeune pygargue vocifère de l'année...
2013 01 23 midi / © Photo par Frédéric Bacuez

* Bango. Djeuss/Barrage d'eau douce de Bango -

MIDI, jour de Maouloud (alias Gamou au Sénégal)-



Evénement dans le ciel lampsarien (écouter ci-dessus) ! Un des deux rejetons annuels de nos pygargues vocifères bangotins (haliaeetus vocifer, african fish eagle) a pris les airs*. Cela fait sans doute quelques jours que le gros oisillon (cf. photo ci-dessus) a quitté le nid volumineux, au-dessus du pied-à-terre du forgeron Gatien Dardenne... Il vole bien, quoique un peu loin droit devant lui, collé au train par un corbeau pie (corvus albus, pied crow) qui lui cherche noise, profitant de l'inexpérience du rapace - et aussi de la bonhomie de l'aigle pêcheur, de nature peu agressive... La mère - ou le père- du juvénile ébouriffé n'est pas très loin, en altitude, très occupé(e) à scruter l'étendue du plan d'eau: la voici amorçant une descente ailes repliées vers le Djeuss, disparaissant derrière les typhas qui dissimulent la rivière; très vite le pygargue reprend de l'altitude, un silure de belle taille dans les serres, avant  de se poser avec la proie dans les arbustes riverains qui émergent des typhaies d'en face... Un rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicus, abyssinian roller) puis un busard des roseaux (circus aeruginosus, western marsh harrier) viennent brièvement jeter un œil sur le festin. Le pygargue vocifère de satisfaction. Ayant décidé de rejoindre son poteau de ciment habituel, au beau milieu du plan d'eau, pour mieux y dépecer sa proie, le pygargue s'envole mais il est aussitôt pris en chasse par l'une des mouettes à tête grise (larus cirrocephalus ssp. poiiocephalusgrey-headed gull) qui reposent sur la rive bangotine, alignées sur le portique de la Sénégalaise des Eaux (SDE). Le petit laridé braillard oblige l'aigle majestueux à gagner l'intérieur des terres pour échapper à cette piraterie (cf. photos ci-après)...

* Lire et voir sur Ornithondar: Les pygargues de Gatien ont changé de lit !

Peu après, ce sont 5 pygargues qui vocifèrent ensemble dans le ciel de Bango, cerclant très lentement dans les ascendants à l'écart du Djeuss: comme chaque année, les couples qui vivent sur des territoires voisins se présentent leur progéniture: il m'est arrivé de dénombrer ainsi 7 à 9 aigles pêcheurs hurlant de concert dans les limbes, adultes et juvéniles de plusieurs clans ensemble, pour les présentations d'usage. 


2013 01 23 midi. Pygargue vocifère adulte poursuivi par une mouette à tête grise
 cherchant à lui subtiliser sa proie, un silure de belle taille / © Photos par Frédéric Bacuez


Vu:
- Au-dessus du plan d'eau:
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus, long-tailed cormorant), 2 ind. / 
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga rufa, african darter), 1 ind. mâle au milieu des pélicans cerclant / 
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalus, great white pelican), 65+ ind., par groupes de dix à quinze ind., partout, allant d'ouest en est et d'est en ouest, au-desus du Lampsar d'eau douce et des terres voisines, souvent accompagnés par les milans parasites et même un corbeau et une grande aigrette cerclant de concert / 
  • Pélican gris (pelecanus rufescens, pink-backed pelican), 6 ind. cerclant à part des pélicans blancs, avec les milans /  
  • Héron cendré (ardea cinerea, grey heron), 1+ ind. / 
  • Grande aigrette (egretta alba, great egret), 1 à 2 ind. / 
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron) / 
  • Aigrette à gorge blanche (egretta gularis, western reef egret), 1 ind. immature / 
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vocifer, african fish eagle, cf. photos ci-dessus), 5 ind. dont au moins un juvénile de l'année (cf. photo en haut) /
  • Busard des roseaux (circus aeruginosus, western marsh harrier), 3 ind. - 1 mâle, 1 femelle et un juvénile femelle /
  • Milan parasite (à bec jaune, milvus migrans ssp. parasitus, yellow-billed kite), ~8 ind. /
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana), 2 ind. / 
  • Corbeau pie (corvus albus, pied crow), 1 ind. cerclant d'abord avec les pélicans blancs puis poursuivant un jeune pygargue de l'année / 
  • Guifette noire (chlidonias niger, black tern), quelques ind. / 
  • Sterne caugek (sterna sandvicensis, sandwich tern) /
  • Mouette à tête grise (larus cirrocephalus ssp. poiiocephalus, grey-headed gull), dont un ind. en plumage internuptial poursuivant un pygargue adulte pour tenter de lui voler sa proie, un silure dans les serres / Alcyon pie (ceryle rudis, pied kingfisher), 1 ind. / 
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicus, abyssinian roller), 1 ind. / 
- Herbiers et jardins:
  • Guêpier nain (merops pusillus ssp. pusillus, little bee-eater), 3 ind. chassant au-dessus des herbiers / 
  • Barbion à front jaune (pogoniulus chrysoconus ssp. chrysoconus, yellow-fronted tinkerbird), 1 ind. chanteur infatigable et... impossible à voir dans l'eucalyptus riverain du marigot ! / 
  • Bulbul (commun) des jardins (pycnonotus barbarus, common bulbul), 3 ind. en chants, parades et poursuites nuptiales / 
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus, sedge warbler), 1 ind. / 
  • Amarante du Sénégal (lagonosticta senegala, red-billed firefinch), 1 ind. mâle au bord de l'eau /
Entendu:
Pic goertan (dendropicos goertae) / Touraco gris (crinifer piscator) / Barbion à front jaune / Martin-chasseur à tête grise (halcyon melanocephala) / Cisticole roussâtre (cisticola galactotes) /

AUTRES:
  • Varan du Nil (varanus niloticus, Nile monitor), 3 à 4 ind. /
  • Agame variable (des colons), nombreux ind. juvéniles de l'année

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