" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

jeudi 30 avril 2015

Rat roussard, le favori des carnassiers à poils et à plumes

2015 04 30, rat roussard du Nil / © Photo par Frédéric Bacuez

* Bango. Impasse Gustave Pelloux -

APREM'-
Un rat roussard du Nil (arvicanthis niloticus, african grass rat) passe devant la porte d'entrée, à plusieurs reprises; je crois qu'il est attiré par les pelures des premières mangues de Pout (à ne pas confondre avec les langues de p... !), déposées avec un fond de riz, dans le sable de la cour, près de l'abreuvoir... Le petit rongeur ne veut pas traverser l'espace à découvert qui le sépare de la mangeoire et tente de longer les murs pour gagner l'aubaine alimentaire. Je pense surtout qu'il s'agit d'une jeune femelle, au seuil de la saison de reproduction, en quête d'un nouveau territoire colonial. Chez le rat roussard (comme chez les hippopotames, bah oui !), c'est une femelle qui quitte le clan devenu trop grand pour aller fonder, plus loin, un nouveau noyau familial. C'est la première fois que j'observe le rat roussard chez les Hommes, bien plus colonisés, à l'extérieur, par le cricétome des savanes (ex rat géant de Gambie, cricetomys gambianis) - lequel finit souvent en succulent civet, plus au sud chez ces sauvages de Niaks; et à l'intérieur, surtout dans la cuisine, par le petit et prolifique rat à mamelles multiples (mastomys erythroleucusqui occupe tant la patience des chats...

Nota: Arvicanthis niloticus... C'est le petit rongeur le plus abondant des brousses aux terrains meubles, dans la bande sahélo-soudanienne - du littoral sénégalo-mauritanien à l'Afrique orientale et dans toute la vallée du Nil jusqu'au delta égyptien. Affectionnant les parties basses et humides de la région, il a aussi besoin d'un minimum de couvert végétal: un buisson de tamarix senegalensis ou de salvadora persica servira d'abri indispensable à sa survie; une touffe d'herbes bien plantée, même au beau milieu d'une plaine sans arbre, fera très bien l'affaire pour que le petit rongeur puisse creuser son terrier, entre les racines. Il suffit de marcher près du fleuve Sénégal pour comprendre l'importance de la plaine de crue dans la prospérité du rongeur... Ce n'est pas un hasard si les busards (circus aeruginosus, surtout), les crécerelles (falco tinnunculus) et les élanions (elanus caeruleus) y font de très nombreux survols, en quête de ces proies, nombreuses et dodues, diurnes et crépusculaires... Ils ne sont pas les seuls: si le rat roussard fait le bonheur de l'effraie (tyto alba), qui en raffole, on sait que les échassiers comme le héron cendré (ardea cinerea) en font aussi des en-cas appréciés. Les mammifères carnivores ne sont pas en reste: mangouste ichneumon (herpestes ichneumon), chacal doré (canis aureus), renard pâle (vulpes pallida) et chat ganté (felis silvestris libyca) rivalisent de stratégies pour attraper le petit rat qui file à la moindre alerte. On imagine ce qu'il adviendrait de ces rapaces et mammifères très liés à la qualité des populations du rat roussard si celles-ci venaient à chuter. Évidemment, l'explosion actuelle de la riziculture devrait en favoriser... la croissance démographique; en attendant que les Hommes scandalisés par l'invasion ne protègent leurs nouvelles conquêtes par l'emploi immodéré du raticide !

samedi 25 avril 2015

25, Trois-Marigots à l'aube - un braconnier et deux 'farmers'...

2015 04 25 6h40, outarde de Savile mâle dans les Trois-Marigots, à l'aube / © Photo par Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots.
Digue de Tylla et zone du 'H' / Interdune entre marigots de Khant et de N'Guisset / Marigot de Khant du nord au sud par sa berge orientale jusqu'au Ngalam  -

MATIN, 5h30-8h50-
En véhicule 4x4. Avec Lénaïg, Lucille, Jean Sébastien & Daniel Mignot
Temps: presque frais au point du jour (6h15) quand la nuit s'en va... 

Pas grand-chose à se mettre dans les yeux, et dans les phares, en cette dernière heure de la nuit qui précède l'aube... Juste deux gerbilles (gerbillus sp.) qui trottinent en tout sens sur la piste, comme ces jouets qu'on remonte avec une clé, à l'orient du marigot de Khant. Quelques joggeurs très matinaux, aussi: un gravelot pâtre (charadrius pecuarius), deux courvites de Temminck (cursor temminckii) et les pointillistes œdicnèmes tachards (burhinus capensis) - tous des habitués de la vie noctambule. Dans le ciel auroral, des dendrocygnes (dendrocygna viduata et bicolor) et les bihoreaux (nycticorax nycticorax) regagnant leurs sites de repos diurne, dans les arbres ou sur la berge. Pas plus de phacochère sur les pelouses du 'H' mais une flopée d'ânes que, sous le turban, un "panou panou" (sic, Daniel dixit) tente dans le clair-obscur de rassembler sur le green

Braconnier, chez lui

Au petit matin frais, c'est encore un adepte du chèche qui croise notre véhicule - à moins que cela ne soit l'inverse: l'homme salue de la main droite tandis que la main gauche, l'impure, a collé verticalement le fusil contre la hanche; il croit sans doute que nous ne l'avons pas vu. Un peu plus tard, on entendra le coup de feu, un tir un seul - le petit déjeuner sera peut-être carné... Ah oui, nous sommes au coeur d'une zone d'intérêt cynégétique (ZIC, re-sic), une réserve de chasse amodiée, donc encadrée, surveillée, contrôlée... A proximité d'un champ d'oignons et à quelques kilomètres du village de Tylla, l'homme est donc un braconnier. Du cru. Plus sûrement un paysan armé qui défend son pré-carré ceint d'épineux morts; carrés d'oignons qui colonisent les berges riveraines, jusques et y compris ladite réserve 'naturelle' - malgré la surproduction sénégalaise du bulbe, et les prix qui s'effondrent. Le chasseur du petit matin nous expliquerait qu'il est chez lui - et il aurait raison !-, que d'autres chasseurs, les toubabs de l'hiver, viennent bien faire des cartons ici-même, où ses ancêtres ont toujours vécu, et... chassé. Que répondre ? S'il y a encore une petite faune, dans les parages, c'est que la zone est gérée !? La preuve: il y a des outardes (de Savile, lophotis savilei), et juré craché, depuis que toutes les espèces d'outardes sont en danger de disparition, 'on' ne les tire plus ! Mais quel sens donner au mot "gérée" ? Gérée pour un tout petit nombre d'individus bien placés qui s'arrogent le droit et l'usage de milliers d'hectares pour leur seul plaisir de tuer (pas de manger ni de vendre la proie), et faire passer d'un portefeuille à l'autre des billets de banque sur le dos du seul gibier à poil ou à plumes !? Si les Trois-Marigots ressemblent encore à quelque chose de naturel, avec ses zones humides et ses brousses, c'est que des allogènes (hôteliers-chasseurs, Européens administratifs ou patrimoniaux) s'y sont investi pour les sauvegarder, non ? Mais à quoi bon si les indigènes ont d'autres préoccupations, et d'autres soucis: nourrir la famille, achever l'érection d'une édifiante mosquée villageoise (à Tylla), défricher puis cultiver un lopin de sable, barrer le marigot de filets dormants, collecter du bois pour la cuisine - dans la réserve intra muros, puisqu'on y vit ! Et tirer de ces misères-là, s'ils le peuvent, les xalis nécessaires à l’achat d'une houe, à la réparation d'une roue de charrette, pour faire aiguiser la hache, pour acheter des recharges téléphoniques et... des cartouches !

Complicité de toubabs

Et puis, on l'oublie souvent, même les broussards sont désormais mondialisés, de gré ou de force: le téléphone portable fait fureur, partout, y compris dans les Trois-Marigots où on capte le réseau mieux que dans certains recoins de la Lozère française - vive l'orange tropicalisée ! Les bûcherons-charbonniers pillent allègrement le bois aussi pour l'argent, en raison d'une demande démographique explosive, à cause de l'absence désespérante d'alternative volontariste à la cuisine au bois de chauffe, et dans le but de satisfaire la passion sahélienne pour le thé, donc pour le charbon ! Quant au souhait de quelques Blancs has been de préserver quelques lambeaux naturels du joli Sahel "pour les générations futures" - ha ha ha ! je rigole moi-même de ces inepties...-, n'est-il pas immédiatement abscons quand on voit, depuis quelque temps, l'acharnement d'autres Blancs à réquisitionner les terres du joyau pour des finalités radicales et dans le vent: l'agriculture irriguée intensive, en détournant les eaux sous couvert de refonte du système hydraulique deltaïque. Le nouveau gourou du coin, Mikaël Laurent fait partie de ces développeurs: sa Société de Cultures Légumières (SCL) occupe et déboise ces terres sénégalaises pour alimenter les étals des hypermarchés britanniques Tesco*, et ces affamés d'Européens... Qu'est-ce qu'on ne ferait pas, hein, pour aider les braves Sénégalais en souffrance ? Les extirper de leurs brousses et les mettre au travail, dans les plantations, par exemple... Comme au bon vieux temps. C'est le cas sur une partie du Ndiaël, un autre sanctuaire naturel, c'est le cas dans la forêt classée de Diama, une autre zone amodiée de chasse. Allez, c'est cousu de fil blanc, les Toubabs loin de chez eux finissent par s'entendre; ceux des Trois-Marigots et voisinage, en bons voisins civilisés ont déjà fait leur pacte, qui tiendra le temps que l'un et l'autre prospèrent, cote à cote: notre généreux Laurent a fait construire deux digues traversières sur le marigot de Khant nord puis sur le Ngalam/N'Guisset à hauteur de Tylla; ça aide le concessionnaire de chasse qui, comme Ornithondar et ses amis, du coup accède aisément à son enclave à phacos... Surtout ça l'arrange, lui, le gentleman-farmer, qui peut, sans détour par le chaos saint-louisien, passer d'une traite de ses exploitations de Diama, au nord, à travers cette brousse enfin pratique, à ses nouveaux périmètres en devenir, au sud et à l'est du Ngalam, vers Ndiallakhar... de l'autre coté des trois marigots.
Ce matin, nous doublant aller-retour à vive allure sur leur nouvelle piste à l'est du marigot de Khant, deux Blancs très pressés soulevaient la poussière de leurs conquêtes. La question qui taraudait l'ami Daniel valait bien d'être posée, in fine: étaient-ils tatoués, ces gaillards aventuriers du capitalisme triomphant, pardon... du "développement durable" ?

* n°1 de la 'distribution' au Royaume-Uni, n°3 dans le monde... Il paraîtrait qu'ils sont en crise, ceux-là aussi ! Une idée, pour redresser la major en péril: peut-être mettre en cultures la totalité des Trois-Marigots ?


2015 04 25 6h50, lever de soleil sur le Ngalam/marigot de N'Guisset, depuis la digue de Tylla, Trois-Marigots
/  © Photo par Frédéric Bacuez



Ci-dessus, en haut: du marigot de N'Guisset (à g.) au marigot de Khant nord via les cordons dunaires
Ci-dessus, en bas: au sud-est du marigot de Khant, près du Ngalam, il neige du pollen de typha...
2015 04 25 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
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Rare, un nichoir d'anhingas bien (trop) visible

A l’extrémité méridionale des Trois-Marigots, sur le Ngalam, une petite colonie d'anhingas roux d'Afrique (anhinga rufa) est installée sur des arbres morts, inondés par les débordements de la rivière. Cette espèce de cormoran est devenue rare, dans la vallée du fleuve Sénégal après les sécheresses des années '70 et '80 du siècle passé. Depuis une décennie il est de bon ton d'affirmer que les anhingas voient leurs effectifs se redresser. Supputations qui mériteraient d'être confrontées à la réalité, autrement moins réjouissante: le déboisement des berges fluviales reprend de plus belle et, paradoxalement, le grand nettoyage des marigots en cours ne va pas arranger les choses... Les anhingas qui avaient profité de l'invasion des zones humides par le typha pour refonder quelques micro-colonies discrètes seront vite accessibles aux pilleurs de nids... Ce matin, c'est fortuitement qu'Ornithondar découvre ces quelque sept ou plus d'anhingas peut-être reproducteurs; au bout de la piste ouverte par les développeurs pour un énième chantier, un ouvrage est en construction en travers du marigot dans lequel nidifient les rares cormorans. Vrombissement des camions et des pelleteuses, fracas des masses et des fers, cris des ouvriers casqués - c'est à quelques dizaines de mètres seulement de la toute petite colonie que le dérangement travaille pour le 'progrès'; je ne donne pas cher de l'avenir des 'oiseaux serpents'*, sur ce site. Eux-aussi ! Ils auraient pu choisir un autre endroit, quand même ! Que c'est con, un volatile, même rare et menacé ! Heureusement qu'on n'est pas emmerdé par ces gugusses d'écolos, ici au Sénégal: on peut développer tranquille(s)...

* surnom donné aux anhingas roux d'Afrique en raison de leur façon de se déplacer dans l'eau, le corps totalement immergé, le cou émergé tel un périscope et un gouvernail se trémoussant en 's' comme le ferait un cobra

2015 04 25 8h du matin, nichoir d'anhingas d'Afrique sur le Ngalam
/ © Photo par Frédéric Bacuez

OISEAUX / 58 espèces cochées, 2 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 4 espèces cochées
AUTRES / 1 sp. entendue

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), 1 ind. immature à l'envol dans le sillage des canards [Ngalam au sud du marigot de Khant]
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus ssp. africanuslong-tailed cormorant), envol matinal S>N des dortoirs sur le Ngalam/N'Guisset [au sud de la digue de Tylla]: des dizaines et des dizaines d'ind. (cf. photo ci-dessus)
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga rufaafrican darter), 1 à 2 ind. en vol ['H' et nord de Tylla] + 7 ind. mâles et femelles visibles autour des nids (cf. photo ci-dessus) [nichoir arboricole sur la rive droite du Ngalam au sud du marigot de Khant, coté Mengueye]
  • Bihoreau gris (nycticorax nycticorax, black-crowned night heron), individus en vols solo au point du jour + un groupe de ~20 ind. regagnant leurs dortoirs diurnes
  • Blongios nain (ixobrychus minutus ssp., little bittern ssp.), 1 ind. de race non identifiée - trop furtif [digue de Tylla]
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron)
  • Héron garde-bœuf (bubulcus i. ibis ssp. ibiscattle egret), 1 ind. sur cadavre de boeuf mort dans l'eau [mare entre marigot de Khant sud et Ngalam]
  • Aigrette des récifs (egretta gularis, western reef egret), 1 ind. en vol [digue de Tylla]
  • Aigrette garzette (egretta garzettalittle egret)
  • Grande aigrette (egretta alba ssp. melanorhynchosgreat egret), 1 puis ~25 ind. en vol au point du jour + 1 ind. perché [digue de Tylla]
  • Héron cendré (ardea cinereagrey heron)
  • Héron pourpré (ardea purpurea, purple heron), 1 ind. perché sur tamarix immergé [digue de Tylla]
  • Tantale ibis (mycteria ibis, yellow-billed stork), 1 ind. en vol SO>NE à la verticale de la grande cuvette asséchée du Khant nord (cf. photo ci-dessous)
  • Canard (casqué) à bosse (sarkidiornis m. melanotos, knob-billed duck), troupe de 85+ ind. (cf. photos ci-dessous) [derrière les typhaies du Ngalam proche]
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus gambensis, spur-winged goose), 3 à 6 ind. [du marigot de N'Guisset au Ngalam] (cf. photo ci-dessous)
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor, fulvous whistling duck), au moins 5 ind. au milieu des veufs ! [derrière les typhaies du Ngalam] (cf. photo ci-dessous)
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduata, white-faced whistling duck), passée du matin (vers l'aire de repos) de ~40 ind. [>marigot de N'Guisset] + 2 ind. en vol passant [digue de Tylla] + minimum de 200 ind avec les canards à bosse [Ngalam] (cf. photo ci-dessous)
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosus, western marsh harrier), 1 ind. femelle survole le marigot de Khant sud puis les typhaies du Ngalam proche, levant les canards au repos (cf. photo ci-dessous)
  • Francolin à double éperon (francolinus b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), quelques ind. ici et là 
  • Râle à bec jaune (amaurornis flavirostra, black crake), assez nombreux sur le Ngalam/N'Guisset [digue de Tylla]
  • Gallinule poule-d'eau (gallinula chloropus, common moorhen), assez nombreuses sur le Ngalam/N'Guisset [digue de Tylla]
  • Talève sultane (porphyrio porphyrio ssp. madagascariensisafrican swamphen), plusieurs ind. [digue de Tylla, cf. photo ci-dessus] + 1 ind. [lien Khant sud/Ngalam]
  • Grue couronnée d'Afrique de l'ouest (balearica pavonina ssp. pavoninawest african black crowned crane), 5 ind. au même endroit que le 2015 04 20 au soir [marigot de Khant au nord de la digue traversière de Mengueye] (cf. photo ci-dessous)
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanus, african jacana), plusieurs ind. [dont digue de Tylla]
  • Outarde de Savile (lophotis savileiSavile's bustard), 1 + 1 + 1 ind. - un mâle (6h40), deux femelles (7h et 7h05) (cf. photo ci-dessous et en haut de notule)
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus enegalensisSenegal thick-knee)
  • Oedicnème tachard (burhinus capensis ssp. maculosus, spotted thick-knee), quelques ind. (cf. photo ci-dessous) - dont un sujet nuitamment
  • Courvite de Temminck (cursorius temminckii, Temminck's cursor), envol de 2 ind. nuitamment [ZIC après la digue de Tylla]
  • Glaréole à collier (glareola pratincola ssp. fuelleborniafrican collared pratincole), 2 ind. en vol [extrême sud du marigot de Khant sud]
  • Gravelot pâtre (charadrius p. pecuarius, Kittlitz's plover), 1 ind. nuitamment [ZIC après la digue de Tylla]
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallusafrican wattled lapwing), 2 ind. [à l'est du marigot de Khant sud] (cf. photo ci-dessous)
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosus, spur-winged lapwing)
  • Chevalier culblanc (tringa ochropus, green sandpiper), 1 ind. à l'envol [mares entre marigot de Khant sud et Ngalam]
  • Tourterelle masquée (oena capensis sspcapensisNamaqua dove)
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis ssp. senegalensis, laughing dove)
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia senegalensis ssp. senegalensis, laughing dove)
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensis, Senegal coucal)
  • Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacurus, long-tailed nightjar), quelques ind. nuitamment [notamment autour du hameau de Tylla]
  • Alcyon pie (ceryle r. rudispied kingfisher)
  • Guêpier nain (merops pusillus, little bee-eater)
  • Coliou huppé (à nuque bleue, urocolius m. macrourusblue-naped mousebird)
  • Calao à bec rouge (tockus kempiwestern red-billed hornbill), 5+ ind.
  • Cochevis huppé (galerida cristata ssp. senegallensiscrested lark)
  • Hirondelle de rivage (riparia ripariacommon sand martin), quelques ind.
  • Bergeronnette printanière (motacilla flava, yellow wagtail), au moins 1 ind.
  • Traquet motteux ssp. (oenanthe oenanthe ssp., northern wheatear ssp.), ~3 ind.
  • Agrobate podobé (cercotrichas p. podobeblack scrub robin), 2 ind. - cc ? [près de la digue de Mengueye, Khant]
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus, sedge warbler), 1+ ind. [mares entre marigot de Khant sud et Ngalam]
  • Fauvette grisette (sylvia c. communis, common whitethroat), 1 ind. [dune arborée à l'aplomb du marigot de Khant, extrême nord]
  • Cisticole roussâtre (cisticola galactotes ssp. amphilectus, winding cisticola), 1+ ind. [digue de Tylla]
  • Prinia modeste (prinia subflava, tawny-flanked prinia), 1 ind. [mares entre marigot de Khant et Ngalam]
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius senatorwoodchat shrike), -5 ind.
  • Brubru africain (nilaus a. afer, brubru), 1 ind. entrevu [cordon dunaire à l'est du marigot de Khant nord]
  • Choucador à oreillons bleus (lamprotornis c. chalybaeus, greater blue-eared starling), dizaines d'ind. au sol, en train de manger [marigot de Khant sud, de part et d'autre de la nouvelle piste du 'front hydroagricole']
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow)
  • Tisserin vitellin (masqué) (ploceus v. vitellinusvitelline masked weaver)
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp. capitalisblack-headed weaver)
  • Travailleur à bec rouge (quelea q. queleared-billed quelea)
Et toujours les quelque 5 milans parasites (milvus parasitusyellow-billed kite) de l'UGB [Sanar] ainsi qu'1 hirondelle rustique (hirundo rusticabarn swallow) [Ngallele]

Entendu:
Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish eagle) / Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacurus), écouté au point du jour / Brubru africain (nilaus a. afer), 1 ind. / Tchagra à tête noire (tchagra s. senegalus, black-crowned tchagra), 1 ind. /

Trois-Marigots, entre 6h40 et 8h40...

Ci-dessous: 2015 04 25, de haut en bas et de g. à d.:
Outardes de Savile, un mâle (à g.) et deux femelles (à d.),, en trois lieux différents
Oedicnème tachard - Tantale ibis - Vanneau caronculé du Sénégal
Oies-armées de Gambie, mâles immatures - Envol de dendrocygnes veufs, dendrocygnes fauves et canards à bosse
Busard des roseaux, femelle - Grues couronnées noires
/ © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -






AUTRES:
  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 2 ind. [endroit habituel du marigot de Khant nord, coté ouest]
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), troupe de 10+ ind. [nouvelle piste coté est du marigot de Khant sud]
  • Lièvre des buissons (à oreilles de lapin, de Crawshay, lepus saxatilisscrub hare), un minimum de 4 ind.
  • Gerbille sp. (gerbillus sp.), 2 ind. - cc ?- nuitamment sur la piste [à l'est du marigot de Khant nord peu après la digue de Mengueye] [voir aussi: ICI sur Ornithondar, 2011 01 28]
Et un nombre exceptionnellement élevé d'ânes en goguette ! Dans la nuit, ça surprend...
Entendu: 
Grenouille sp. /

jeudi 23 avril 2015

Des 4 cigognes noires 'satellisées' là-bas, 3 sont mortes par ici !

2015 04 20 16h20, cigogne noire à la verticale du marigot de Ndiassew, Trois-Marigots / © Photo par Frédéric Bacuez

* Du Sahel à l'Europe... peut-être ! -

Migration 2014-2015, suivi satellitaire de trois cigognes noires (ciconia nigra),
Avec l'Office national des forêts (ONF, France) et la Ligue de protection des oiseaux de la Nièvre (LPO 58, ex SOBA Nature Nièvre, France) 

Le 20 avril dans les Trois-Marigots, Ornithondar observait probablement son ultime cigogne noire de la saison hivernale subsaharienne (cf. photo en haut de notule). Au même moment paraissait en France le premier compte rendu du suivi satellitaire 2014-2015 de trois oiseaux - Thibaut, Europa, Lingonne- de cette espèce rare et discrète: un bilan implacablement affligeant, avec la mort de deux des trois cigognes en zone sahélienne lors de leur remontée prénuptiale, l'une au Mali, l'autre au Sénégal. Déjà en octobre 2013, une quatrième cigogne noire suivie depuis 2010, Blanche, avait péri en Mauritanie. Seul le mâle Thibaut a pu sans encombre retrouver son site de nidification de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne, après un troisième séjour automnal dans l'est du Burkina Faso puis hivernal dans le sud de l'état de Zamfara, au Nigeria. Étrange destinée de ces épopées migratoires à haut risque: le Nigeria passe pour être, après l'Egypte et le Liban, l'un des pires pays pour nos amis à plumes. Il est vrai que le Mali n'est pas en reste, où Bambaras et Soninkés sont plus téméraires pour combattre les ailes de passage que les bipèdes hirsutes venus du Sahara... Moins dangereux ! Et en plus ça se bouffe, ces choses-là !


Ci-dessus: 
à g., 2013 04 11 au Pavillon du Milieu-de-Loire, Pouilly-sur-Loire (Nièvre, France) / © Frédéric Bacuez, avec Eddy Graëff
à d.,  2012,  lcigogne noire Thibaut et sa balise / © Nièvre.lpo.fr/ (ex SOBA Nature Nièvre)

  • Thibaut (cf. photo ci-dessus à d.) est arrivé en Allemagne le 30 mars, après avoir quitté le Nigeria le 20 février où il a séjourné cet hiver pour la troisième année consécutive. Le trajet - 39 jours de migration, ce printemps- ne se fait pas d'une traite, ni à l'aller ni au retour: en remontée prénuptiale, quelques arrêts plus ou moins durables permettent à la cigogne de se reposer et de s'alimenter. Singulièrement, quasiment au bout du voyage retour, Thibaut a des habitudes printanières en France (à partir du 13 mars), dans la Haute-Vienne (17-23 mars) et dans la Nièvre... Il faut dire que c'est dans ce dernier département que l'échassier, né en Belgique, avait été capturé, bagué et armé d'un émetteur satellitaire en 2012 (cf. photo ci-dessus) par l'association SOBA Nature Nièvre membre de la Ligue de protection des oiseaux (LPO 58). A la descente postnuptiale, Thibaut avait survolé la France, l'Espagne, le Maroc via le détroit de Gibraltar, l'Algérie et la Mauritanie, le Mali, pour vagabonder en novembre dans le nord-est du Burkina Faso. Là aussi, la cigogne noire a désormais l'habitude de prendre ses aises, avec une affection toute particulière pour le pays Gourmantché, à l'est de Gayéri dans une zone très enclavée de la Komondjari. Avant de gagner, comme les années précédentes, des bas-fonds humides hors des limites de la réserve naturelle de Kwiambana, dans le nord-ouest du Nigeria.


Ci-dessus: la migration et le séjour burkinabè de Thibaut
/ Courtesy Cigogne-noire.fr/

  • Europa a été tuée à l'ouest du Mali, en pays Sarakolé, autour du 19 février lors de sa remontée printanière vers l'Europe. Capturée en mai 2014 pour être baguée et 'satellisée' par les agents de l'Office national des forêts (ONF), en Côte d'Or (France), c'était sa première migration transsaharienne. La cigogne noire a été abattue pour être mangée, comme deux cigognes blanches (ciconia ciconia) suivies par balises ARGOS et tuées à la même période dans cette redoutable région de Kayes. La bague d'une autre cigogne blanche, née en France mais cependant sans équipement satellitaire, avait été retrouvée sur un marché de la même région malienne, en décembre 2011 (Lire ICI). Wetlands international a pu récupérer les émetteurs des dernières victimes - mais pas celui de la cigogne noire Europa. Lors de sa première descente d'automne, Europa avait d'abord choisi de stationner dans le Gorgol (fin octobre et début novembre 2014) - sur l'oued Garfa, près de Maghama (Mauritanie), puis le long du fleuve Sénégal à l'amont de Matam (Sénégal), avant de poursuivre son errance de part et d'autre des frontières sénégalo-malienne puis malo-guinéenne. C'est au sud de la capitale malienne, Bamako, qu'Europa avait passé le reste de son hiver tropicalisé.


Ci-dessus: des parcours de Lingonne (à g. et au centre) et d'Europa (à d.)
/ Courtesy Cigogne-noire.fr/

  • Lingonne a été retrouvée "moribonde" au Sénégal, à quelques encablures du fleuve, autour du 17 décembre 2014. Comme pour Thibaut, c'était son troisième séjour africain; et comme lui, Lingonne avait déjà pris quelques habitudes subsahariennes: à la descente automnale, après avoir quitté la Haute-Marne française le 20 septembre 2014, la cigogne avait (re)fait une halte de quelques jours dans le Gorgol mauritanien (fin octobre); son séjour sénégalais (à partir du 4 novembre) avait (re)commencé au sud de Kidira, près de la Falémé (début novembre); puis, comme les années précédentes, à partir du 12 novembre Lingonne avait décidé de visiter les parcs nationaux du pays: d'abord le Niokolo Koba (PNNK) au sud, puis, une fois encore, le parc national (des oiseaux) du Djoudj (PNOD), au nord-ouest. Avant de retourner vers le haut-Sénégal et y trouver une fin tragique. Le matériel satellitaire de l'oiseau a été récupéré.
  • Blanche avait disparu dans le sud de la Mauritanie dès l'automne 2013, lors de sa migration postnuptiale - vraisemblablement le 30 octobre; sans laisser de traces ni de balise. La cigogne était suivie par satellite depuis 2010.

' "Certaines cigognes restent là [dans le Gorgol mauritanien, ndlr.] tout l'hiver. D'autres l'utilisent comme zone de reposoir et d'engraissement avant de poursuivre leur migration", explique Abdallahi Diarra, professeur des universités à Nouakchott. Chargé de mettre en oeuvre le suivi [des cigognes, ndlr.] à venir, il insiste sur la nécessité de "sensibiliser les communautés locales à l'intérêt que représente cet oiseau". Un impératif d'autant plus urgent que la cigogne noire, dans le nord du Gorgol, est assimilée à l'outarde, "très prisée des chasseurs" '
-  La cigogne noire revient en France, une énigme pour les scientifiques, par Catherine Vincent, in Le Monde, 2012 09 22

Sur la cigogne noire: Lire ICI sur LPO
Consulter le site français dédié aux cigognes noires: ICI

mercredi 22 avril 2015

Emergence de tortues vertes sur la Langue de Barbarie: "pas top", l'aide humaine...



Ci-dessus: retour à la mer d'une adulte (très fatiguée) et de bébés de chelonia mydas, Langue de Barbarie (Sénégal) 
/ Courtesy © vidéo par PNLB pour Ndarinfo

* Parc national de la Langue de Barbarie (PNLB) -

A l'occasion d'une exposition sur les tortues marines (21-23 avril 2015) 
à la Direction des parcs nationaux et réserves du nord (Saint-Louis-du-Sénégal, Lire ICI sur Ndarinfo)
Et tandis que sur l'autre rive de l'Atlantique, la saison de pontes a commencé sur les sites des trois Guyanes (française, Surinam, Guyana)...

Au Sénégal sur la Langue de Barbarie, dans les limites du parc national du même nom (PNLB), quelques tortues marines parviennent à pondre au pied du cordon dunaire planté de filaos, on ne sait par quel miracle. Alors qu'on les pensait définitivement disparues de cette côte soumise à tant de dégradations (surpêche, braconnage, pollutions, érosion), quelques nids étaient (re)découverts à la fin des années 2000 (Voir ICI). Depuis cet heureux hasard, chaque année pendant et après la mousson, deux à trois nids sont régulièrement surveillés par les agents du parc national et le groupement d'écogardes villageois. Un nid avec émergence*1 de Tortues olivâtres (lepidochelys olivacea, cf. photo en bas de notule à d.) avait même été constaté en 2011. En octobre et novembre derniers (2014), trois nids de Tortues vertes (chelonia mydas, cf. vidéo ci-dessus et photos en bas de notule) ont ainsi vu l'émergence de 135, 117 et 82 bébés*2. A l'occasion, un petit film a été réalisé par des agents du parc national... Court-métrage qui laisse un peu perplexe - nous l'avons présenté à des habitués de la sauvegarde desdites tortues en Guyane, voir plus bas- et en dit long sur les progrès qui restent à faire de ce coté-ci de l'Atlantique pour donner toutes leurs chances, s'il y en a, aux tortues marines du cru (cf. vidéo en haut de notule)...

*1 Émergence - terme qui prend sous nos latitudes très progressistes d'autres significations, souvent à tort et à travers, pour tout et n'importe quoi-, c'est ainsi qu'on doit qualifier la sortie des bébés tortues hors du sable: l'éclosion des œufs et donc la "naissance" (au fond d'un nid situé à 35-55 cm sous le sable) a lieu plusieurs heures et souvent même un à deux jours auparavant, après environ 60 jours d'incubation...
*2 La moyenne d'une ponte est de 120 à 140 œufs, ce qui permet de penser que ces nids ont connu peu de pertes - à l'exception du plus tardif, émergent de novembre.

Pas encore très pro, ici, l'accompagnement humain vers l'océan !

Si la joie, les cris et l'anarchie qui règnent autour de l'heureux événement donnent presque l'envie de partager l'allégresse des petits comme des grands, à la fête - et derrière leurs smart phones, pardi !-, on relève néanmoins quelques actes pour le moins inappropriés, dans ce souvenir filmé, des erreurs à la vérité fort dommageables pour la survie 'marine' des bébés que l'on prétend ici sauver et aider:

  • Le sceau qui transporte les bébés tortues vers le bas de la plage, d'abord ! On a mal pour les tortues écrasées au fond du réceptacle... On ne manque pourtant pas de larges sacs plastiques, ici au Sénégal, qui auraient bien pu faire l'affaire sans condamner la moitié au moins des tortues à être compressées, voire déjà 'abîmées'. Et pourquoi pas des cabas végétaux fabriqués par un GIE féminin des villages participatifs du parc national , hein ?
  • B.a.-ba de la protection des tortues marines, c'est le point de départ de toute assurance-vie des bébés tortues: on ne transporte jamais, mais jamais, des bébés émergents vers le bas de la plage, en plus par paquets entiers ! On les laisse se démerder dans leur cheminement, même en journée sous le soleil. Si d'aucunes partaient dans l'autre sens, soit, l'homme pourrait intervenir. C'est (en partie) ce qu'on fait en Guyane, l'un des principaux lieux de ponte des tortues marines au monde; ici sur la Langue de Barbarie, on ne peut pas dire que les sources lumineuses soient perturbatrices... Pourquoi ne rien faire ? Pour la seule et simple raison que les dix à cent mètres parcourus par les tortues à peine émergées sont vitaux pour leurs très petites chances de survie... en mer - on estime à 2% seulement le taux de survie des jeunes tortues marines ! Cette distance, qui à nous humains nous semble courte est pour ces tortues l'équivalent d'un marathon sans fin mais crucial: il permet avant tout aux petites bêtes de se muscler, de muscler surtout les nageoires (palmes), et donc de leur permettre, dès les premiers mètres de l'océan, les plus mortels, de se propulser correctement - et donc d'échapper aux innombrables mâchoires des poissons qui n'en font qu'une bouchée ! Le B.A.-BA !!!!!
  • Idem pour les innombrables reflux vers l'estran par les déferlantes: plus les petites feront d'efforts, plus elles auront quelques chances de s'en sortir. On voit même, sur le film, un gamin se saisir d'un bébé et le balancer à l'eau !
  • On ne se met pas devant une tortue: a fortiori quand c'est une pondeuse épuisée par deux heures de 'travail' ! On empêche ainsi les petites bêtes de trouver leur chemin, et l'adulte de rejoindre au plus vite l'océan  - qui est le seul endroit qui la réparera de ses efforts 'surhumains' sur terre. Il faut savoir que malgré ses apparences impavides et débonnaires, la tortue marine est très sensible au stress
  • La jeune adulte de chelonia mydas (tortue verte) que l'on voit sur le document semble anormalement épuisée, on ne comprend pas trop pourquoi. Celle-ci a-t-elle été été filmée le même jour que l'émergence ? On aimerait d'ailleurs être certain qu'il s'agit bien des suites immédiates d'une émergence (pas d'images ?!) et bien d'une adulte reprenant le chemin océanique dans la foulée d'une ponte ?! On voit tellement de choses, de nos jours...
  • La seule chose utile que peut faire un Homme, après avoir identifié et surveillé un nid afin que des braconniers ou des animaux domestiques ne le pillent, c'est de se faire discret, et de... veiller: afin que les chiens errants, nombreux, et les crabes-fantômes (ocypode sp.) qui au Sénégal pullulent ne consomment ces délicieux en-cas. C'est tout, et c'est déjà beaucoup. Pour le reste, Dame-Nature fera son boulot.

On ajoutera, afin que l'édification des masses par les journalistes locaux-qui-se-documentent se fasse avec le plus de précision dans l'info, qu'il serait préférable de nommer ou, à défaut, de se faire identifier l'espèce par ceux qui savent afin de ne pas écrire au hasard: en l'occurrence ici une jeune adulte et des bébés de Tortue verte (chelonia mydas), l'une des 5 espèces de "tortues marines" susceptibles d’atterrir (c'est comme ça qu'on dit aussi, quand elles viennent sur l'estran pour aller pondre) au Sénégal, inch'Allah... Reconnaissable à sa carapace et à sa couleur verdâtre (mouchetée de tâches marron), mais surtout à sa marche asymétrique caractéristique de l'espèce - on le voit bien sur la vidéo.

" (...) ça fait mal au coeur [de voir] 
comment elles sont manipulées... ça change de Kwata* !
(...) Ramasser les bébés qui sont à 1 mètre de l'eau 
et les jeter comme pour faire des ricochets (garçon habillé en orange), 
c'est pas top du tout... "

- Erica L., deux ans de volontariat chez Kwata*...

Lire sur Ornithondar (parmi d'autres notules sur le sujet, cf. libellés):
PNLB, deux nids de tortues marines ont donné vie à 177 bébés, 2011 09 9
47 carcasses de tortues marines sur le sable !, 2014 08 1
* Kwata (Guyane française) et Tortue verte, par TerresdeGuyane.fr 

Sur l'autre rive, sur les plages de Guyane...

Ci-dessous en haut:
 A g., émergence de tortues vertes - Au centre et à d., émergence de Tortues luths et verte, plage de Montjoly (MO2) 2013 07 4 & 11
Ci-dessous en bas:
 A g., bébés de Tortue luth et de Tortue verte, MO2 2013 07 11 - Au centre, Tortue verte immature/subadulte, Montravel 2014 03 19 - A d., Tortue olivâtre en train de pondre, MO1 2013 07 13
© Photos par Frédéric Bacuez, tous droits réservés
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lundi 20 avril 2015

20, chacal, outarde, courvite, glaréole, écureuil: ton sur ton dans les Trois-Marigots !

2015 04 20 15h50, écureuil terrestre (mâle) et outarde de Savile (femelle)  / © Photo par Frédéric Bacuez
2015 04 20 15h, chacal svelte du Sénégal (chacal doré, mâle) / © Photo par Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots: Khant, N'Guisset, Ndiassew et au-delà...

APREM', 14h30-19h-
Avec Alix & Daniel Mignot.
En véhicule 4x4. 53 kilomètres de pistes et de... hors-piste...
Temps: clément, guère plus de 25°; léger voile en début d'après-midi puis ciel quasiment bleu (clair)

Cap sur le cordon dunaire qui suit le replat que nous appelons familièrement le Quatrième marigot - en fait une succession de bas-fonds vite à sec après les pluies, on devinera donc ce qu'il en est cette année... Cette destination orientale n'est qu'un but, avec l'idée, aussi farfelue que notre présence dans ces immensités - dont nous sommes les seuls visiteurs-, de retrouver un couple de chats gantés (felis silvestris lybica) et leur tanière repérés il y a plusieurs mois par mes compagnons de vadrouille. Recherche vaine - notre trio s'en remettra vite...

140 000 hectares pour nous seuls, en toute saison 
- et pour quelques chasseurs, en saison...

Qu'importe ! Tout cela n'est que prétexte pour poursuivre notre inventaire des Trois-Marigots, ce reliquat miraculeux d'un patrimoine naturel sahélien bientôt disparu. Pas moins de 140 000 hectares - si on réunit l'intégralité du domaine, soit le Ndiaël et deux zones cynégétiques limitrophes (Aguima et Petit-peuhl), les forêts classées de Tilène et de Ndiaye, le marais de Toddé et l'ensemble des Trois-Marigots- de dunes boisées, marigots, steppes, bas-fonds et tannes... L'essentiel de ces brousses dédiées à l'élevage extensif est sous le régime des ZIC - des zones d'intérêt cynégétique amodiées, allouées à des concessionnaires de chasse du cru: pour les seuls Marigots, deux réserves de chasse (appartenant en réalité à la même famille) occupent à elles-seules près de 21 000 hectares (Trois-Marigots sud, 10 000 ha au nom de l'ACTS; et Trois-Marigots nord, 10 944 ha au nom de René Bancal, propriétaire du Ranch de Bango). Entre les cordons dunaires, trois marigots en effet s'étirent sur quinze kilomètres pour le plus petit, sur vingt kilomètres pour les deux plus grands, tous faisant en moyenne de 600 à 800 mètres de large. Ces zones humides permettent de maintenir une flore et une faune devenues rares partout dans la région, en tout cas hors des sanctuaires officiellement protégés comme le Djoudj. Ici, point de guichet, de règlements et de touristes - ça ne risque pas... Pas de protection particulière hormis quelques patrouilles très épisodiques des gardes-chasse. Des fonctionnaires des Eaux & Forêts ? Mais vous n'y pensez-pas ! Pas que ça à faire... Profitons-en égoïstement avant que la coupe de tous les arbres, qui reprend de plus belle aussi, à l'abri des regards indiscrets, n'en finisse avec le 'patrimoine communautaire'... Dix ans, estime Daniel... Ha ha ! Tout de suite les dates butoir ! Tout cela se fera imperceptiblement, qu'il se rassure... Ni vu ni connu. La méconnaissance aidant, on se pâmera alors, comme nous le faisons devant nos phacochères, devant un mange-mil ou un prosopis exogène. Allons, ça va aller: un séminaire ou deux et tout reverdira, par l'opération des saints (d')esprit... Il y a quelques années, la Fondation Nicolas Hulot avait accordé le nom de l'illustre et son obole à un projet 'Trois-Marigots': l'aire communautaire et patrimoniale (kézaco ?), mais oui, voilà la solution pour protéger et les Hommes et leur environnement ! L'Union européenne a même fait planter ici et là, au milieu de nulle part, de jolis panneaux évidemment indispensables à la pérennisation d'un joyau si cher aux Sénégalais: ici le nom pular ou wolof d'un lieu-dit, d'un baobab sacré, là d'un abreuvoir ou d'un point d'eau obligatoires pour le bétail - ça sera ici et pas là-bas ! Ben voyons... Vive l'Europe et son amour des gaspillages éperdus ! Quant aux 'coopérés'-qui-comptent, imperturbables, repus de leur réussites personnelles et des glorioles de l'instant (le micro, une caméra, une estrade, la cravate), ils séminarisent et colloquisent... Aux frais de leurs coopératifs - qui se rattraperont ailleurs, on n'en doute point. A chacun ses objectifs...

Ci-dessous: 2015 04 20, au sommet des cordons dunaires séparant les différents marigots et replats 
Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots / © Photos par Frédéric Bacuez




Voici venus le temps et la musique des indigènes...

Fin avril, les espèces autochtones dominent largement la faune ailée. Les passereaux paléarctiques ont quasiment tous déserté leurs stationnements d'hiver: une fauvette passerinette (sylvia cantillans) et deux pies-grièches (lanius senator et meridionalis), c'est tout. En revanche, indifférents à l'inexistence du tapis herbacé, les résidents sont  la fête: les agrobates podobés (cercotrichas podobe), les tchagras à tête noire (tchagra s. senegalus) et les traquets bruns (myrmecocichla aethiops) font la chasse aux fourmis, termites et autres araignées qui prolifèrent dans les innombrables bois morts et les branchages secs qui jonchent les sols. C'est entre les alignements dunaires, et plus particulièrement sur les replats boisés, que la faune discrète est la plus recherchée: une outarde de Savile (lophotis savilei), que l'on aperçoit de plus en plus régulièrement (depuis que sa chasse est prohibée et... peut-être respectée par les usagers de la zone cynégétique); un chacal insolent - qui arrose son salvadora territorial en nous dévisageant avec flegme... Dans les vastes prairies vertes qui jouxtent le Ngalam, là où la rivière relie les marigots de Nguisset et de Ndiassew, toujours des dizaines de phacochères au pâturage; ici, désormais, les courvites de Temminck (cursorius temminckii), les gravelots pâtres (charadrius pecuarius) et les glaréoles à collier africaines (glareola pratincola ssp. fuelleborni) sont en plumage nuptial, prêts pour une nouvelle saison de nidification. A la fin d'un bien bel après-midi: les jappements d'une meute de chacals en maraude crépusculaire; l'appel discret de l'outarde de Savile, encore une, au loin; et le sifflet intempestif d'un martin-chasseur strié (halcyon chelicuti) à moins de cinq mètres, à son tour faisant ses petits besoins sans faire cas de nous, méprisables hominidés...

OISEAUX / 56 espèces cochées, 1 sp. entendue
MAMMIFÈRES / 5 espèces cochées

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalus, great white pelican), 18 ind. en vol [marigot de Khant]
  • Cormoran africain (phalacrocorax africanus ssp. africanuslong-tailed cormorant), exclusivement sur le marigot n°3 [de Ndiassew et zone dite du 'H'] + vol passant N>S de ~70 ind. essentiellement immatures [digue de Tylla]
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga rufa, african darter), 2 ind. adultes ['H']
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron)
  • Héron garde-bœuf (bubulcus i. ibis ssp. ibiscattle egret)
  • Aigrette garzette (egretta garzettalittle egret)
  • Grande aigrette (egretta alba ssp. melanorhynchosgreat egret)
  • Héron cendré (ardea cinereagrey heron), envol de 13+ ind. regroupés (avec quelques aigrettes)
  • Cigogne noire (ciconia nigra, black stork), 1 ind. cerclant à la verticale du marigot n°3 [de Ndiassew]: migrateur retardataire - possible non reproducteur (16h) [Voir ICI sur Ornithondar]
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish eagle), 1 ind. en vol lointain et à contre-jour [marigot de Ndiassew] + 1 ind. perché [zone du 'H']
  • Elanion blanc (elanus c. caeruleus, black-shouldered kite), 1 ind. chassant au loin, pattes pendantes, tentant de faire du surplace face au vent 
  • Milan parasite (milvus parasitusyellow-billed kite)
  • Autour (chanteur) sombre (melierax m. metabates, dark chanting goshawk), 1 ind. immature/subadulte [marigot de Khant nord] (18h20, cf. photo ci-après)
  • Francolin à double éperon (francolinus b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), 1 ind. à proximité d'un chacal (peut-être en train de le chasser) + 1 et 2 + 3 + 1 ind. - une majorité de sujets de 1ère AC
  • Talève sultane (porphyrio porphyrio ssp. madagascariensisafrican swamphen) [digue de Tylla]
  • Grue couronnée noire d'Afrique de l'ouest (balearica pavonina ssp. pavonina, west african black crowned crane), 5 ind. groupés en train de glaner [marigot de Khant, nord de la digue de Mengueye, cf. photo ci-après]
  • Outarde de Savile (lophotis savileiSavile's bustard), 1 ind. femelle avec un écureuil terrestre ! (cf. photos en haut de notule et ci-après)
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus enegalensisSenegal thick-knee), 6 ind. avec vanneaux caronculés [marigot de Ndiassew] (cf. photo ci-après)
  • Courvite de Temminck (cursorius temminckii, Temminck's cursor), 4 ind. sur les pelouses près d'un maquis de tamarix senegalensis [marigot n°2 de N'Guisset, cf. photo ci-après]
  • Glaréole à collier (glareola pratincola ssp. fuelleborniafrican collared pratincole), 8+ ind. de la race subsaharienne en plumage nuptial, au sol (cf. photo ci-après) + quelques ind. en vol [pelouses du 'H']
  • Gravelot pâtre (charadrius p. pecuarius, Kittlitz's plover), cc en plumage nuptial ['H']
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallusafrican wattled lapwing), 2 + 2 + 2 + 2 + 2 + 3 et 1 ind. (cf. photo ci-après)
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosus, spur-winged lapwing), nombreux dans la zone du 'H' et sur les pelouses du Ndiassew + vol de 15+ ind. (18h40) [marigot de Khant]
  • Chevalier aboyeur (tringa nebularia, common greenshank), au moins 1 ind. [pelouses du 'H']
  • Sterne hansel (gelochelidon n. niloticagull-billed tern), 1 ind.
  • Guifette moustac (chlidonias h. hybridawhiskered tern), 1 ind. [digue de Tylla]
  • Ganga à ventre brun (pterocles e. exustus, chestnut-bellied sandgrouse), 2 ind. adultes - cc. mâle et femelle (cf. photo ci-après) [marigot n°3 de Ndiassew]
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicusblack-billed wood dove),  au moins 1 ind.
  • Tourterelle masquée (oena capensis sspcapensisNamaqua dove), n° 1 des colombidés
  • Tourterelle maillée (streptopelia senegalensis ssp. senegalensis, laughing dove), n°2 des colombidés
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia senegalensis ssp. senegalensis, laughing dove), dont vol de 5 ind. [zone du "4e marigot"]
  • Martin-chasseur strié (halcyon c. chelicuti, striped kingfisher), 1 ind. chanteur et chassant depuis son perchoir (cf. photos ci-après) [digue de Tylla]
  • Alcyon pie (ceryle r. rudispied kingfisher), cc perché [digue de Tylla]
  • Coliou huppé (à nuque bleue, urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), dont groupe de 6 ind.
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 + 1 ind. 
  • Calao à bec rouge (tockus kempiwestern red-billed hornbill), quelques ind. - dont groupe de 6+ [zone du marigot n°3 de Ndiassew]
  • Cochevis huppé (galerida cristata ssp. senegallensiscrested lark)
  • Hirondelle de rivage (riparia ripariacommon sand martin), apparition progressive à partir de 16h, toutes en vols S>N - beaucoup moins que précédemment
  • Hirondelle rustique (hirundo rusticabarn swallow), très peu d'ind. (après 16h), en vol S>N
  • Bergeronnette printanière (motacilla flava ssp., yellow wagtail), 1 + 1 ind.
  • Agrobate podobé (cercotrichas p. podobe, black scrub robin), 2 + 1 + 2 + 1 + 1 ind. (cf. photo ci-après)
  • Traquet brun (myrmecocichla a. aethiops, northern anteater chat), 2 ind. en couple - dont l'un est positionné sur une termitière ou une fourmilière: rien d'étonnant pour cette espèce particulièrement gourmande de termites... (cf. photo ci-après)
  • Erémomèle à croupion jaune (eremomela icteropygialis ssp. alexanderi, yellow-bellied eremomela), 1 ind. passant d'un arbre à l'autre [zone du marigot n°3 de Ndiassew]
  • Fauvette passerinette (sylvia cantillans, subalpine warbler), 1 seul ind. [marigot n°3 de Ndiassew]
  • Souïmanga à longue queue (cinnyris pulchellus, beautiful sunbird), 1 ind. mâle nuptial [marigot de Khant nord]
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius senatorwoodchat shrike), 1 ind. mâle
  • Pie-grièche méridionale (lanius meridionalis, southern grey shrike), 1 ind.
  • Tchagra à tête noire (tchagra s. senegalus, black-crowned tchagra), 2 + 1 ind.
  • Choucador à ventre roux (lamprotornis pulcher, chestnut-bellied starling)
  • Piqueboeuf (buphage) à bec jaune (buphagus a. africanusyellow-billed oxpecker), 3 ind. sur des vaches blanches (cf. photo ci-après)
  • Moineau doré (passer luteus, Sudan golden sparrow)
  • Alecto à bec blanc (bubalornis albirostris, white-billed buffalo weaver), seulement 2 ind.
  • Tisserin vitellin (masqué) (ploceus v. vitellinus, vitelline masked weaver)
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp. capitalisblack-headed weaver)
  • Travailleur à bec rouge (quelea q. queleared-billed quelea)
  • Amarante du Sénégal (lagonosticta senegala, red-billed firefinch), 4 ind. près d'un puits [marigot n°2 de N'Guisset]
Entendu:
Outarde de Savile (lophotis savilei), 1 ind. / Brubru africain (nilaus afer, brubru), 1 ind. /


Ci-dessous, de haut en bas et de g. à d.:
Autour (chanteur) sombre, immature - Outarde de Savile, femelle - Agrobate podobé
Courvite de Temminck - Ganga à ventre brun, femelle - Glaréole à collier ssp. fuelleborni, en plumage nuptial
Oedicnème du Sénégal - Traquet brun - Vanneau (caronculé) du Sénégal
Grues couronnées noires - Martin-chasseur strié, chanteur
Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots / © Photos par Frédéric Bacuez
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2015 04 20 18h, l'amitié des piqueboeufs à bec jaune... / © Photo par Frédéric Bacuez

AUTRES:
  • Chacal doré (chacal svelte du Sénégal, canis aureus, golden jackal), 1 ind. adulte mâle peu farouche - se permet même d'uriner, ostensiblement, contre un salvadora persica ! (cf. photos ci-dessous)- + meute de 3 ind. au moins, jappant fortement et peut-être en train de chasser (18h30) [marigot de Khant nord]
  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog),  24 ind. en tout - 3 + 3+ ind. [grandes pelouses à l'est du virage oriental du 'H'] + 1 ind. solitaire musculeux (cf. photo ci-dessous au centre) + 2 ind. + 15 ind. ['H']. La dépouille du suidé trouvé mort le 3 avril dernier (cf. photo ICI) a été déplacée et évidée (par des chacals, sans doute)
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), 3+ ind. en train de glaner [marigot n°2 de N'Guisset] + 1+ ind. [vers campement de chasse, marigot n°3 de Ndiassew] + 2 ind. [marigot de N'Guisset/Ngalam oriental]
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 6 ind. en tout (cf. photo ci-dessous à d.) - dont un ind. en compagnie d'une outarde de Savile (cf. photo en haut de notule)
  • Lièvre des buissons (à oreilles de lapin, de Crawshay, lepus saxatilisscrub hare), 1 ind. (cf. photo ci-dessous à g.)

Ci-dessous, de haut en bas et de g. à d.:
Lièvre des buissons (de Crawshay) - Phacochère commun - Écureuil terrestre du Sénégal
Chacal doré, mâle (chacal svelte du Sénégal) marquant son territoire...
Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots / © Photos par Frédéric Bacuez
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