" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

samedi 29 avril 2017

29, chercher le Turnix, mugissant ou à ailes blanches - chou blanc !

Outarde de Savile - Lophotis savilei, jeune mâle mature sur la dune 'militaire' de Toddé et dans les chaudes lumières du matin
2017 04 29, 8h36 / © Photo par Frédéric Bacuez

* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots.
Marais de Toddé, parties nord et ouest -



5h30-16h40-
A pied.
Temps: 20°-32°. Ensoleillé, avec nuages intermittents. Vent soutenu du nord, 30 km/h, y compris à la nuit...
5h, 20°; 9h, 24°; 13h, 32°; (17h, 28°). Lever de soleil, 6h42 / UV extrême, 13 / 
Jamais plu ces 30 dernières années. Maximum des températures, 38° (2005). Moyenne haute 28° / Minimum des températures, 17° (2007). Moyenne basse, 20° 

Ci-contre: au-dessus du marais de Toddé, premiers nuages sudistes égarés...
2017 04 29, 10h09 / © Photo par Frédéric Bacuez


"J'ai encore fait rire mes collègues de boulot mardi matin quand, au retour du week-end prolongé, ils m'ont demandé ce que j'avais fait. J'ai répondu sur un ton tout à fait naturel "et bien j'ai twitché la pispolette". Et me voilà expliquant qu'un "twitch" est le fait de se déplacer sur un site où un oiseau, rare le plus généralement, a été signalé, le "cocher" et repartir. Drôle de sport m'ont-ils répondu."
- Sophie Mériotte in Balades naturalistes 2017 05 5

Retour au marais de Toddé, en ses parties septentrionale et occidentale. Pour en atteindre la partie ouest, il faut contourner (à pied) toute la cuvette, enchâssée en son extrémité nord dans un écrin dunaire dont un cordon a longtemps été un champ de tir pour l'Armée. La dune, joliment piquetée d'énormes Euphorbia basalmifera domine au plus haut toutes les zones du vaste marais, jusqu'au N'Galam. Le panorama est du plus bel effet. D'autant que ce matin, quelques nuages enfin tourmentés et aux contours ciselés pointent le bout de leur égarement, en provenance du sud, par-dessus les vents contraires du nord (cf. photos ci-dessus et ci-après). En dévalant la pente sablonneuse, on atteint une tanne comme une presqu'île, parsemée de Sporobulus et de petites dépressions herbacées, pile poil au milieu des trois marais - le central, qui fait lien avec le N'Galam, le nordique et l'occidental. C'est exactement ici que nous avions fait trois coches intéressantes, ces dernières années: un immature d'Aigle de Bonelli (Aquila f. fasciata) s'y tient en hiver pour y déplumer quelque Héron cendré [octobre 2011]: une Outarde de Denham (Ardeotis denhami) s'y réfugie et dandine à la saison humide et post-pluvieuse [novembre 2013]; c'est ici et uniquement ici, entre les touffes de Sporoboles, que j'avais levé un inespéré Turnix sp. d'une des deux espèces locales (Ortyxelos meiffrenii et Turnix sylvaticus ssp. lepurana - mais je pense qu'il s'agissait bel et bien d'un Ortyxelos), un gallinacé plus petit qu'un Cochevis - si si, 10-13 cm seulement pour le Meiffren !-, aux ailes comme des faucilles tellement contrastées, blanc, beige et noir, qu'on ne voit qu'elles, le temps que l'oiseau retombe dans une touffe et s'y dissimule, cryptique [2010 ou 2011, pas de notule spécifique]... 

Nota: deux espèces de Turnicidae fréquentent notre région: le Turnix mugissant d'Afrique (Turnix sylvaticus ssp. lepurana, -african- Small Buttonquail) et le Turnix à ailes blanches (de Meiffren, Ortyxelos meiffrenii, Lark Buttonquail). Ces deux-là sont probablement les oiseaux du Sahel les plus difficiles à voir, c'est incontestable; et vérifié par tous les ornithologues, même les plus autorisés. Des observations les plus récentes, notre camarade Paul Robinson (BirdLife international) a noté une paire de Turnix de Meiffren dans la région de Palmarin, sur la Petite Côte ("short grassland habitat", in SenegalWildlife 2014 02 3), sans plus de remarques. Il n'en reste pas moins que ces petits choses sont tellement 'secretive" que la connaissance de leur écologie demeure aujourd'hui fragmentaire. Peu de documentations, ou de captures pour leur étude, ce qui ne veut pas dire que ces plus petites-que-cailles sont des raretés, non non ! Dans le sud-est du Kenya par exemple, trois couples du Turnix de Meiffren avaient pu être dénombrés sur trois kilomètres de transect. Mais enfin, quant à l'alimentation du même Turnix à ailes blanches, c'est "little specific information available"; pour sa distribution en Afrique occidentale, on découvre tout juste de nouveaux territoires littoraux sur le Golfe de Guinée (Ghana, Togo ?), loin de son habitat que l'on pensait exclusivement aride; de ses mouvements, aussi, qui sembleraient parfois et en certains endroits erratiques, on fera avec "poorly understood"; et pour sa reproduction, que Morel & Morel font courir de septembre à janvier voire mars dans le nord du Sénégal, on se contentera d'un décisif "little known" (in Handbook of the birds of the world - Alive)... De l'autre coté du fleuve, en Mauritanie, on est dans le même flou qu'au Sénégal: à peu près deux observations rapportées du Meiffren, de la région de Rosso-Lac Rkiz, et de la pointe la plus méridionale du pays à la frontière malienne. Un peu mieux en revanche pour le Mugissant d'Afrique, noté ici et là dans la bande sahélienne qui traverse d'ouest en est tout le pays [in Atlas des oiseaux de Mauritanie, par Peter Browne 2016 03]. Coté sénégalais, dans le bas-delta qui nous intéresse, la dernière et belle coche d'un Turnix d'Afrique, on la doit, avec photo* qui plus est, au couple Mignot, familier des coins et recoins de la vallée (avec ou sans Ornithondar - désormais plutôt sans, tiens comme aujourd'hui, ha ha ha !), ces deux-là oui hors des sentiers battus, comme se rêve l'autre baudruche onirique et puérile en pseudo baroudeur qui prend l'embarcadère du Djoudj pour un Graal, l'île aux laridés de la Langue pour celle de Robinson, et les champs, tas de briques et bosquets de Prosopis autour du Ranch de Bango pour une illusoire "savane"... 

* Une photo sur OrnithondarRarement vu, un Turnix d'Afrique près du Canal de décharge, 2016 06 27
Ci-dessus: gravure d'époque représentant une Torticelle alias Turnix de Meiffren  

Aujourd'hui, j'ai cherché le petit gallinacé, qu'importe l'espèce, non seulement là où je l'avais levé mais aussi partout où les touffes de Sporoboles, les parterres d'Euphorbes et les pelouses sèches peuvent camoufler un oiseau cryptique. Pour une fois, chaque envol de Cochevis huppé du Sénégal (Galerida cristata ssp. senegallensis) est systématiquement regardé ! Hélas, rien, pas de décollage précipité ni de course zigzagante entre les buissons... On ne se faisait pas trop d'illusions même si, on le constate encore, ce site est particulièrement favorable aux deux espèces de Turnix.
                                                                       
Pas de Turnix mais des Outardes !

Faute de cailles on se fera des outardes ! Belle surprise en effet, sur le pourtour du marais: jusqu'à cinq Outardes de Savile (Lophotis savilei, Savile's Bustard), peut-être, en tout cas assurément trois seront entendues, vues à l'envol et/ou en train de chanter ! Je dérange à l'évidence un duo qui fait la causette... Deux mâles ! L'un, plutôt jeune mais probablement mature (cf. photo en haut de notule et ci-dessous à d.), remonte la pente dunaire tandis que je m'allonge dans le sable pour le photographier: il fait des allers et retours sur la crête, dans un sens puis dans l'autre, en remuant le cou, vers l'avant vers l'arrière comme un serpent, ou un Anhinga en train de nager ! En contrebas de la dune, au milieu du marais coincé entre les deux cordons qui l'enserre, je vois un autre mâle sur un îlot également planté d'Euphorbes: un pur adulte dans son plus beau plumage, qui se tient sous un de ces arbustes, immobile, la tête et le cou souvent rentrés dans les épaules (cf. photo ci-dessous à g.). Il picore négligemment, toujours sans bouger, et chante de temps à autre, pour appeler, se faire remarquer et probablement ne pas se faire voler la place par ce petit gars culotté de la dune d'en face... Il faut bien marquer et préserver son territoire !

Ci-dessous:
le marais de Toddé, parties nord et ouest et panorama depuis la dune-champ de tir de l'Armée
2017 04 29 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

Deux mâles d'Outarde de Savile (Lophotis savilei)
mais pas du même âge - un adulte confirmé et un jeune conquérant, 
se causent (mal) à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre...
Affaire de territoire à tenir, ou à conquérir ?

Ci-dessus:
Outardes de Savile - Lophotis savilei, mâle ad. à g. (8h42) et mâle plus jeune à d. (8h36)
Marais et dune de Toddé-nord 2017 04 29 matin / © Photos par Frédéric Bacuez

Reposoir, dortoir, perchoir, nichoir... 
- Survolés par deux Pygargues dont un bel immature

Sur l'esplanade dénudée, en lieu et place de Turnix, ce sont des Glaréoles à collier de la race africaine Fuelleborni qui atterrissent ou décollent, en plein soleil. Quand elles posent pied, elles gardent les ailes bien ouvertes pendant quelques instants avant que de les replier; d'autres trottinent sur quelques mètres et s'immobilisent, presque invisibles tant leur plumage se marie avec les terres craquelées. Derrière les Glaréoles, il y a une très étroite bordure d'arbres riverains du marais de Toddé en sa partie la plus occidentale. Quelques Gonakiers (Acacia nilotica) et Tamaris (Tamarix senegalensis) et un peu plus bas dans la dépression marécageuse, un bosquet et quelques isolés de Patétuviers blancs (Avicennia germinans). Il y a du mouvement, dans le fatras des branches et feuillages; et des nids, certains assez gros - peut-être une dizaine en tout (cf. photo ci-après). A la cime des arbres ou sur les branches basses périphériques, des Cormorans africains (Microcarbo africanus), tous de jeunes sujets au ventre, poitrail et cou blancs; une quinzaine au moins d'Anhingas d'Afrique (Anhinga rufa), mâles et femelles essentiellement adultes occupent plutôt les cimes; au coeur des palétuviers en feuilles, on entend d'abord les croassements typiques des Bihoreaux gris (Nycticorax nycticorax), impossibles à voir; puis, les disputes aidant, pour la meilleure branche, la meilleure place du repos diurne, un de ces ardéidés finit par sortir de la frondaison: un immature, peut-être un subadulte; et, plus tôt dans la matinée un adulte en vol passant et plumage parfait. Il y a donc ici une petite colonie, une Héronnière accueillant au moins trois espèces - Anhinga, Cormoran, Bihoreau. Deux autres sites, avec probablement nidification, sont occupés par des Anhingas, dans la zone: l'un sur le N'Galam, à quelque trois kilomètres à vol d'oiseau; et l'autre à l'arrière du village de Mengueye, sur la même rivière. Peu après 13h, un jeune (?) adulte de Pygargue vocifère (Haliaeetus vocifer) crie et cercle à la verticale du bosquet immergé puis descend percher dans la canopée.

En revanche, c'est un magnifique immature du même Pygargue qui passe lentement et silencieusement par-dessus moi, remontant vers le haut du marais (cf. photos ci-après). De loin, le jeune Aigle pêcheur pourrait tromper l'observateur inexpérimenté, le confondant avec un Palmiste africain voire un Percnoptère d'Egypte - de loin, de très très loin... Celui-ci est un sujet de moins de cinq ans, l'âge approximatif auquel le rapace arbore ses couleurs définitives d'adulte - pour une espérance de vie moyenne comprise entre 12 et 24 ans, la première année étant souvent une hécatombe pour les oisillons éclos - un à trois. Celui-ci n'est en tout cas pas un juvénile, il a franchi le cap de cette année décisive, également caractérisée par l'aspect dépenaillé de son plumage brunâtre (voir ICI sur Ornithondar). 

Ci-dessous:
en haut, Pygargue vocifère - Haliaeetus vocifer, sujet immature
Au-dessus du marais de Toddé-ouest 2017 04 29, 12h21 / © Photo par Frédéric Bacuez
en bas, nid d'Anhinga roux ou de Bihoreau gris (11h33) - volée de Dendrocygnes veufs et fauves (11h02)
Marais de Toddé-ouest 2017 04 29 matin / © Photos par Frédéric Bacuez [EOS 7D et Samsung]


Au-delà du bosquet et derrière les Typhas, un bon millier et sans doute deux mille Dendrocygnes des deux espèces (Dendrocygna viduata et Dendrocygna bicolor) reposent sur les lagons toujours en eau. Les canards s'envolent d'un seul d'un coup quand un Phacochère (Phacochoerus africanus) passe par là (cf. photo ci-dessus) et finit par tomber sur moi... Quelques instants d'incrédulité face à mon immobilisme et toutes bacchantes au vent, le suidé prend la tangente, prudent, pour rentrer à nouveau dans le marais, un peu plus haut sur la berge...

Parade chez les Agrobates podobé et les Souïmangas à longue queue

- Des Paléarctiques, plus grand monde à la vérité. Des jeunes estivants aquatiques, une trentaine de Spatules blanches (Platalea leucorodia), c'est tout. Dans les airs, deux Balbuzards pêcheurs (Pandion haliaetus) et un Milan noir (Milvus migrans migrans). Encore quelques Hirondelles passantes, et parmi elles peut-être déjà des estivantes, Hirondelles rustiques (Hirundo rustica), en très petit nombre, et Hirondelles de rivage (Riparia riparia), plusieurs dizaines de sujets flegmatiques. Trois Bergeronnettes printanières (Motacilla flava ssp. de type flava). Une Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator), une femelle ! Pas entendu un seul Phragmite, mais observé, à coté de mon coin casse-croûte, un Rossigol philomèle (Luscinia m. megarhynchos) puis une Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus). Avec l'intrusion des quelques nuages sudistes, ça sent la fin des grands passages de la migration prénuptiale... On attend donc les premiers arrivants afrotropicaux !

- Chez les Afrotropicaux résidents, en revanche c'est le printemps, pour certaines espèces... Les Crombecs sitelles (Sylvietta b. brachyura) chantent à tue-tête et remuent en tout sens, hystériques [reproduction Mars-Décembre, in Morel & Morel]. Au tout petit matin, dans un buisson de Salvadora persica juché sur un amas coquillier, un couple d'Agrobates podobé (Cercotrichas p. podobe) est, dirait-on, aux petits soins... Le mâle cherche par tous les moyens à me distraire et m'emmener au loin; la femelle apparaît sur une branche avec un sac fécal dans le bec... La saison de reproduction de ce passereau typique du Sahel buissonnant va de Février à Juillet [in Morel & Morel]; pas de photo, on s'éclipse sagement pour ne pas déranger... En revanche, aux heures les plus accablantes, je me trouve fort heureusement sous les arbres d'un bosquet de la 'forêt' de Ndenent/Toddé... Un autre couple d'Agrobates (cf. photo ci-dessous à g.) m'offre un spectacle enchanteur: sans aucune hostilité, les deux passereaux à la queue étagée tournent autour de moi, font la pose, dans toutes les positions, à quelques mètres à peine, authentiquement intéressés par mon insolite présence, avec mon matériel inhabituel au sol... Inoubliable ! Démonstration similaire un peu plus tôt au bord du marais: un mâle de Souïmanga à longue queue (Cinnyris p. pulchellus) en plumage nuptial parfait (cf. photo ci-dessous à d.) comme tous ses congénères observés aujourd'hui, perche et zinzinule à tout va dans le feuillage de l'arbre sous lequel je cherche l'ombre... Toujours selon les Morel, la reproduction de ce 'Sunbird' est essentiellement centrée sur le mois de juin, on y est presque, laissons seulement le temps à ce jeune homme de s’époumoner pour arriver à séduire sa belle (qui comme le plus souvent chez les oiseaux est du genre terne), pour l'heure totalement indifférente au ramdam du bellâtre... Il faut le voir s'égosiller et soudainement s'élancer vers la steppe pour un long arc-de-cercle tonitruant, le torse bombé, le cou dressé, avec des battements d'ailes saccadés, une toupie émeraude qui revient illico dans la frondaison ou vers un Tamaris du voisinage. Elle, arc-boutée sur sa fleur, le bec et sa langue plongés dans le nectar... Ailleurs... 

Ci-dessous:
à g., Agrobate podobé - Cercotrichas p. podobe, ad. (14h41) - à d., Souïmanga à longue queue - Cinnyris p. pulchellus, mâle ad. nuptial (13h28)
'Forêt' de Toddé et Marais de Toddé-ouest 2017 04 29 aprem' / © Photos par Frédéric Bacuez


OISEAUX / 71 espèces cochées, 3 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 4 espèces vues
AUTRES / 3+ espèces

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), 1 ind. solitaire volant bas et de bon matin (~7h) [marais de Toddé-nord] + 5 ind. arrivent à 10h05 à la verticale du marais [de Toddé] + 32 ind. arrivant du N
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), exclusivement des sujets immatures et deux reposoirs [marais de Toddé-sud et Toddé-ouest]
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga r. rufaafrican darter), 2 ind. - cc- en vol du petit matin + 1 ind. en vol [en direction du marais de Toddé] + ~15 ind. au reposoir [palétuviers du marais de Toddé-ouest] + 1 ind. en vol passant
  • Bihoreau gris (nycticorax n. nycticoraxblack-crowned night-heron), 1 ind. ad. en vol + quelques ind. entendus et 1 immature vu dans les palétuviers -dortoir, et nichoir ? [du marais de Toddé-ouest]
  • Crabier chevelu (ardeola ralloidessquacco heron), 2 + 1 ind. en vol du petit matin [par-dessus les brousses de Toddé] + quelques dizaines d'ind. un peu partout sur le marais et ses herbiers - dont groupe de 10+ ind.;  le Héron actuellement le mieux représenté après Egretta alba
  • Aigrette à gorge blanche (egretta g. gulariswestern reef-egret), 1 ind. en vol passant [marais de Toddé-ouest]
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret), plusieurs ind. en compagnie des Grandes Aigrettes [marais de Toddé]
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret), 2 ind. en vol du petit matin, après le Héron cendré [brousse de Toddé vers Khant-sud] + plusieurs dizaines d'ind. dans les herbiers et lagons [marais de Toddé]
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron), premier échassier en vol du matin, 1 ind. à 6h21 [Toddé vers Khant] + 2 ind. se maintenant de bon matin sur une tanne asséchée [marais de Toddé] + quelques ind. ici et là sur le marais - sujets locaux
  • Héron pourpré (ardea p. purpureapurple heron), au total 12+ ind., très territoriaux, avec de nombreuses poursuites entre eux et levée de 5 ind. simultanément [marais de Toddé]
  • Tantale ibis (mycteria ibisyellow-billed stork), 4 ind. à la verticale du marais [de Toddé], cerclent longuement, en compagnie de Pélicans blancs
  • Ibis sacré (threskiornis aethiopicussacred ibis), 1 ind. en vol arrive sur le marais [de Toddé]
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), 1 ind. en vol + 2 ind. + 7 et 1 ind. (depuis l'est) + 4 ind. arrivant au marais [de Toddé] + 3 ind. et 14 ind. levés dans le marais [de Toddé-ouest]
  • Ouette d'Egypte (alopochen aegyptiacaegyptian goose), 1 ind. en vol avec nombreux AR [marais de Toddé-ouest] + 2 ind. en vol arrivant au marais de Toddé en provenance du Khant-sud
  • Sarcidiorne à bosse (Canard à bosse, Canard sylvicole, sarkidiornis melanotosknob-billed duck, african comb duck), 4 ind. + 3 + 1 ind. en vol [marais de Toddé-nord]
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus g. gambensisnorthern spur-winged goose), 2 ind. en vol [marais de Toddé] + 1 ind. + 2 ind. en vol [marais de Toddé-ouest]
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolorfulvous whistling-duck), dizaines d'ind. parmi les Dendrocynes veufs au reposoir [marais de Toddé-ouest]
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduatawhite-faced whistling duck), passée de l'aube de 6h à 7h surtout mais encore après, entre le gagnage du Khant-sud et le reposoir du marais de Toddé. Les troupes passent parfois très bas, au ras des arbustes ! Un total de 500 ind. à la passée ? [Khant-Toddé] puis 1 000+ ind. au reposoir [marais de Toddé-ouest]
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), 1 ind. + 1 ind. en vol assez haut au-dessus du marais [de Toddé-ouest]
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 1 ind. immature et silencieux, avec un Milan + 1 ind. ad. (jeune) mais vociférant, cercle au-dessus des nids et reposoirs des Anhingas et Bihoreaux et vient percher sur un palétuvier [marais de Toddé-ouest]
  • Milan noir (milvus m. migransblack kite), 1 ind. immature (en mue), vu par deux fois
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), entendu dès l'aube + 2 et 1 ind. remontant d'un replat vers la dune [brousse de Toddé] + 1 ind. vu, autres entendus [marais de Toddé-nord] + 2 ind., un à l'envol l'autre à la course + 1 ind. [cordon dunaire à Euphorbes du marais de Toddé-nord]
  • Turnix de Meiffren (Turnix à ailes blanches, ortyxelos meiffrenii, lark buttonquail)
  • Turnix mugissant (Turnix d'Afrique, turnix sylvaticus ssp. lepurana, -african- small buttonquail)
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen), entendu, et aperçu 2 à 3 ind. furtifs, en tout cas bien présente sur le marais [de Toddé-ouest]
  • Grue couronnée noire (balearica p. pavonina, -west africanblack crowned crane - Vulnerable/VU-Vulnérable,sur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 2 ind. à l'envol - cc local [de marais de Toddé-ouest à sud]
  • Outarde de Savile (lophotis savileiSavile's bustard), 2 à 4 voire 5 ind. - deux à trois ind. vus, deux ind. entendus (7h57 et après) dont mâle chanteur ad. sur un îlot d'Euphorbes au milieu du marais [de Toddé] et jeune mâle conquérant, sur la dune d'en face: querelle territoriale ?
  • Échasse blanche (himantopus himantopusblack-winged stilt), 2 ind. en vol passant... N>S !
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensisSenegal thick-knee), 1 ind. au début de la piste [de Mengueye] + 2 ind. à l'envol à l'aube [brousse de Ndenent/Toddé]
  • Glaréole à collier (glareola pratincola ssp. fuelleborniafrican collared pratincole), au total facilement une dizaine d'ind. dont 5+ ind. souvent au sol sur les tannes proches du marais [de Toddé-ouest]
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallus, -africanwattled lapwing), entendu 1 ind. + 1 ind. vu (~6h25) [Ndenent/Toddé] + 1 ind. hystérique sur un lagon à sec du marais [de Toddé-nord] + 2 ind. - cc local ['forêt' de Toddé]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), plusieurs cc formés ici et là
  • Ganga à ventre brun/châtain (Ganga sénégalais, pterocles e. exustuschestnut-bellied sandgrouse), 1 ind. mâle levé sur la dune 'militaire' à Euphorbia basalmifera [de Toddé] + 2 ind. - cc- levés ['forêt' de Toddé]
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove)
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove), nombreux ind. dans la dépression du marais asséché [de Toddé-nord]
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guineaspeckled pigeon), 2 ind. en vol passant [Khant-sud] + 4 ind. en vol passant [Ndiawdoune]
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove)
  • Tourterelle vineuse (streptopelia vinacea, vinaceous dove)
  • Tourterelle rieuse (streptopelia r. rosegrisea, african collared-dove), 1 ind. en vol passant [Ndenent/Toddé]
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 1 ind. + 1 ind. dans les herbiers du marais [de Toddé-nord] + 1 + 1 ind. dans les herbiers du marais [de Toddé-ouest]
  • Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacuruslong-tailed nightjar), 1 ind. levé à 6h27 [brousse de Toddé]
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), 5+ ind. venant chasser au-dessus du marais [de Toddé]
  • Martinet des palmes (cypsiurus p. parvusafrican palm swift), 3 ind. en train de chasser au-dessus des lagons à sec du marais [de Toddé-nord], avec quelques Hirondelles de rivage et au minimum une Hirondelle rustique 
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), au total 3 ind. [marais de Toddé nord et ouest]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), 1+ ind. + 1 + 1 ind. au-dessus d'un gros terrier [dune 'militaire'] + 1 ind. [Khant-sud] - tous chanteurs
  • Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), entendu dès l'aube, vu quelques groupes dont un de ~10 ind. [Ndenent/Toddé] + 5 ind. [Khant-nord]
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 ind. ad. sur arbuste dans le lit asséché du marigot [de Khant-nord]
  • Calao occidental (à bec rouge, tockus kempiwestern red-billed hornbill), 1 ind. vu et 1 ind. entendu + 2 ind. - cc [brousse de Toddé] + 1 ind. en vol S>N par-dessus le marais [de Toddé-nord] + 1 ind. au sol avec les Moineaux dorés + 2 ind. - cc [dune 'militaire' de Toddé] + 2 ind. - cc [Khant-nord]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark)
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), progressivement dans la matinée (à partir de 7h50) pour culminer au zénith, avec nettement moins d'ind., désormais - en migration
  • Hirondelle rustique (hirundo r. rusticabarn swallow), quelques ind. en migration active, le plus souvent solitaires
  • Bergeronnette printanière (motacilla flava ssp., yellow wagtail ssp.), guère plus de ~3 ind., migrateurs stationnés
  • Bulbul des jardins (pycnonotus barbatus ssp. inornatusgarden bulbul), 2 ind. ['forêt' de Toddé]
  • Rossignol philomèle (luscinia m. megarhynchos, common nightingale), 1 ind., migrateur prénuptial stationné [marais de Toddé-ouest]
  • Agrobate mineur (cercotrichas m. minorafrican scrub-robin), 1 ind. - toujours sur le même site habituel... [Khant-sud]
  • Agrobate podobé (cercotrichas p. podobeblack scrub-robin), 1 ind. (~6h25) [Ndenent/Toddé] + 2 ind. - cc local, le mâle tente de me distraire tandis que la femelle sort du buisson avec ce qui me parait être un sac fécal [brousse de Toddé] + 1 ind. [cordon dunaire de Toddé-nord] + 2 ind. - cc local particulièrement familier et curieux, tournant avec bonheur autour de moi, un régal ! ['forêt' de Toddé]
  • Traquet brun (Traquet-fourmilier brun, myrmecocichla a. aethiopsnorthern anteater-chat), 2+ ind. au loin, sur la rive orientale du marigot de [Khant-nord]
  • Rousserolle effarvatte (acrocephalus scirpaceus, eurasian reed-warbler), 1 ind., migrateur prénuptial stationné [marais de Toddé-ouest]
  • Crombec sitelle (sylvietta b. brachyuranorthern crombec), quelques ind. entendus - chanteurs actifs ! + 1 ind. vu + 1 ind. [pourtour du marais de Toddé-nord]
  • Cisticole (roussâtre) du Nil (cisticola -galactotes- marginatus ssp. amphilectuswinding cisticola), 2 ind. entendus dont un sujet vu [marais de Toddé-ouest]
  • Cisticole des joncs (du Nigeria, cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), toujours omniprésente !
  • Prinia modeste (prinia s. subflavatawny-flanked prinia), surtout entendu mais observé au moins 1 ind. dans une Euphorbia basalmifera
  • Prinia aquatique (à ventre blanc, prinia fluviatilisriver prinia), également présent sur le marais, surtout entendu - bien observé un cc local très actif et peu farouche [marais de Toddé-ouest]
  • Pririt/Batis du Sénégal (Gobemouche soyeux du Sénégal, batis senegalensis, Senegal batis), cc local [cordon dunaire à Euphorbes du marais de Toddé-nord]
  • Souïmanga à longue queue (cinnyris p. pulchellusbeautiful sunbird), tous les mâles rencontrés sont en parfait plumage nuptial, territoriaux et, pour l'un, longuement et avec plaisir observé, en pleine parade nuptiale...  1 + 1 + 1 + 1 + 1 ind., tous mâles en plumage parfait + 1 ind. mâle nuptial en pleine parade autour d'1 femelle jouant l'indifférente...
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), 1 ind. de type femelle chasse au milieu du marais asséché [Toddé-nord]
  • Choucador à oreillons bleus (lamprotornis c. chalybaeusgreater blue-eared glossy-starling), 1 ind. au bout du [marais de Toddé-nord]
  • Choucador à ventre roux (lamprotornis pulcherchestnut-bellied starling), vol de 12 ind. + 7 ind. + 15 ind. + 8 ind. [marais de Toddé-nord]
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow), en particulier aux alentours du champ de tir (abandonné) de l'Armée
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp., black-headed weaver), de plus en plus de mâles à capuchon - plumage nuptial 
  • Travailleur à bec rouge (quelea queleared-billed quelea), en particulier aux alentours du champ de tir (abandonné) de l'Armée
  • Euplecte vorabé (euplectes a. afer, yellow-crowned bishop), quelques ind. pas encore (ici) en plumage même prénuptial, reconnaissables à leur croupion beigeâtre clair... [marais de Toddé-ouest]
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), 1 ind. seul en vol gagnant le marais + ~12 ind. + 20+ ind. + 5 à 6 ind., tous en vol arrivant à l'abreuvoir (au zénith) [marais de Toddé-ouest] + ~12 ind. au gagnage au pied d'une Euphorbe (15h+) [brousse de Ndenent/Toddé]

Entendu:
Marouette à bec jaune (Râle à bec jaune, zapornia flavirostrablack crake), quelques ind. entendus dans le marais [de Toddé-ouest] / Outarde de Savile (lophotis savilei) / Chevalier aboyeur (tringa nebulariacommon greenshank), 1 ind. [Khant-sud] / Pic goertan (mesopicos goertaegrey woodpecker), 1 ind. [Ndenent/Toddé] /

Ci-dessous, de g. à d. et de haut en bas:
Balbuzard pêcheur - Pygargue vocifère immature
Héron pourpré - Sarcidiorne à bosse
Glaréole à collier fuelleorni - Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest
Dendrocygnes veufs
Pélicans blancs et Tantales ibis
Spatules blanches - Grues couronnées noires
Cisticole des joncs, chanteur - Prinia sp.
Cisticole des joncs - Coucal du Sénégal
Marais de Toddé 2017 04 29 / © Photos par Frédéric Bacuez

AUTRES:

  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 1 ind. détale + 3 ind. levés de leur bauge [marais de Toddé-nord] + 1 ind. lève les Dendrocynes au reposoir dans le marais, un peu plus tard tombant groin à nez sur moi, tous les deux immobiles quelques instants avant que le suidé ne prenne ses distances... [marais de Toddé-ouest]
  • Lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae, african savanna hare), 1 ind. de bon matin [replat, brousses de Toddé] + 1 ind. [cordon coté marais de Toddé-nord]
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 1 ind. [Ndenent/Toddé]
  • Micro-mammifère sp. indéterminée, 1 ind. à l'orée d'un terrier, hop disparu !
  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), 1 ind., un seul...
  • Brachythémis à ailes barrées (brachythemis leucostictabanded groundling)
  • Odonates sp.
Ci-dessous:
marais de Toddé, nord et ouest
2017 04 29 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

 * Sinthiane- Ndiawdoune -
  1. Calao à bec noir (tockus n. nasutusafrican grey hornbill), 1 ind. en vol [Cité SAED]

jeudi 20 avril 2017

20, ce Blongios-ci est de là-bas (Paléarctique), ces Glaréoles-là sont d'ici (Afrotropical)...

Ci-dessus:
- en haut, Blongios nain - Ixobrychus minutus  ssp. minutus, mâle dérangé par un pêcheur relevant ses lignes de filets dans le marais
N'Galam à la digue de Tylla 2017 04 20, 10h20 / © Photo par Frédéric Bacuez
- en bas, Glaréole à collier - Glareola pratincola ssp. fuelleborni, au bord d'une gravière en eau
Carrière de sables coquilliers du Khant-nord 2017 04 20, 15h47 / © Photo par Frédéric Bacuez


* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots.
Brousses de Gaye à Tylla; digue de Tylla sur le N'Galam; anciennes carrières du marigot de Khant-nord -

5h15-16h30-
A pied.
Temps: 19°-30°, ciel bleu (presque) sans particules en suspension, donc UV extrême: 13, soleil vif et piquant - gare aux peaux sensibles ! Lever, 6h48 / Petite humidité, 69% jusqu'à ~8h, point de rosée (faible) à 19°
5h, 19°; 9h, 22°; 13h, 29°; 15h, 30°+; (17h, 26°)
Vent du nord, 29 km/h ininterrompu dès le matin bonne heure
Température maximale, 40° (1987) / Température maximale moyenne, 29°
Température minimale maximale, 17° (2013) / Température minimale moyenne, 20°

Ci-contre: petit matin sur les 'terriers' du Renard pâle...
Dunes de Gaye à Tylla 2017 04 20, 7h41 / © Photo par Frédéric Bacuez


Aparté:
Le gendarme, dans la nuit:
- Vous allez au Djoudj ? [après avoir posé la même question au chauffeur, en wolof - malin, pas un bleu-bite, le pandore...]
- Non, dans les Trois-Marigots, du coté de Tylla... 
Perplexe...:
- Un instant. Je vais relever votre passeport...
Américain ?
- Non, Français [désolé, c'est moins prestigieux, je sais, et ça va pas s'arranger...]
[toujours pas vu sa tête, qui dépasse le toit de la caisse]
- Vous allez faire quoi ?
- De l'ornithologie.
[en général, cette réponse hors norme met vite fin au dialogue. Ramasser des champignons, ça le ferait aussi ?]
La maréchaussée me rend le sésame et 'torche' les autres véhicules stoppés - ils ouvrent les coffres, pour la forme... Les leurs, pas le nôtre.
C'est ça, que de prendre les sentiers battus... 
PS: l'an passé, c'est un équipage au complet de grands chasseurs Blancs, du 'Ranch de Bango', qui s'était fait intercepter et remiser l'armurerie au placard. Il y avait de grandes manoeuvres militaires africano-européennes, dans la région, avec même des gros porteurs... polonais ! Polonais, ici, à Ndar - comme le quai du même nom, à l'Hydrobase ! Les Tartarins, on les connaît, ils auraient été foutus d'en descendre un, d'avion !
A quelle sauce allais-je être mangé ? Mon gars a éclairé ma longue-vue, sur la banquette arrière, et n'a pipé mot. 'A peut-être imaginé que c'était un truc pour regarder les étoiles... Ornithologue, mais ouais, c'est donc ça ! 
Il y a une justice, parfois, dans ce bas-monde...

Plis et replis, de Gaye à Tylla entre marigot de Khant et N'Galam 
- avec les Bergeronnettes flavéoles

Cela faisait quelques années que je n'étais plus revenu dans ce cordon, parcourir à pied ses plis et replis, entre la digue de Mengueye et celle de Tylla, en tout cas sur le versant oriental des alignements sablonneux, coté N'Galam. La période n'est pas à l'avantage des lieux, dépouillés de leur tapis herbacé, intégralement piétiné et bouffé par le bétail. De bon matin dans les lumières mordorées, là où il reste de la paille et des bouses non émiettées, les Bergeronnettes flavéoles (Motacilla flava ssp. flavissima, cf. photos ci-dessous) stationnent en petits groupes (cinq à six sujets) pour se ravitailler avant que de se lancer à l'assaut du Sahara. Étrangement, il n'y a quasiment que des mâles, en livrée toute neuve, pour les noces à venir - mais où sont les filles ? Des quatre sous-espèces de Bergeronnettes printanières qui peuvent fréquenter en hiver le Sénégal (FlavaIberiae, FlavissimaThunbergi - par ordre numérique, sur la base de nos propres observations dans le bas-delta sénégalais), Flavissima est la plus remarquable lors de la migration prénuptiale alors qu'à la descente postnuptiale les Flava nominales sont les plus visibles. Au printemps nos ibériques partent sans jamais former de groupes notables, précédant de peu les Flavéoles. Comme les Bergeronnettes grises (Motacilla alba), les premières à décamper (mi-septembre-début avril ici, mi-avril pour les passantes méridionales), les Bergeronnettes printanières nominales nous quittent essentiellement courant mars en formant parfois de belles troupes lâches. En rappel, les Flavéoles sont de la 'race' insulaire de Grande-Bretagne; les Iberiae de l'Espagne, du Portugal et du sud de la France; Thunbergi, nettement la moins fréquente, nous vient en très faible nombre de Fennoscandie. Flava, la plus répandue lors de l'hivernage arrive de l'Europe continentale. Cette dernière est ubiquiste, tandis que Flavissima se rencontre de préférence dans le sillage des troupeaux, Iberiae ayant un faible pour les zones dépressionnaires humides ou herbacées. Toutes se retrouvent néanmoins dans les typhaies pour passer la nuit... Dans le bas-delta, certaines roselières sont réputées pour héberger des dizaines de milliers d'individus chaque nuit, Bergeronnettes printanières comme Bergeronnettes grises...

En complément: Des sous-espèces de Bergeronnettes printanières, par Sophie Mériotte in Balades naturalistes 2017 05 3

Bien heureux, comme au début des années 2010, de réentendre dès le point du jour, ici plus qu'en tout autre endroit des Trois-Marigots les Martins-chasseurs striés (Halcyon c. chelicuti) lancer leur trille comme un sifflet à roulettes (écouter un enregistrement sonore ci-après; étonné de prendre en défaut Bram Piot, sur le coup: pas une seule prise, ici ou d'ailleurs sur le continent ! Mais qu'est-ce que tu fous ?)... Déjà le 15 janvier dernier, à l'occident de ces alignements dunaires, au-dessus du Khant-nord... De ce coté-ci, vers le N'Galam, j'en surprendrai au moins deux, en train de chasser, descendus de leur affût perché, au sol le temps de récupérer leur insecte, ceux-là ne m'avaient pas vu venir... C'est d'ailleurs un début de matinée fastidieux, aujourd'hui, pour approcher et voir les oiseaux: trop loin, fugaces, furtifs, ou dans les pieds, quand on ne s'y attend pas, et qu'on fait autre chose, ou plusieurs choses en même temps (admirer les lumières, photographier le paysage, s'arrêter pour seulement écouter le silence, entendre le réveil des fermettes et campements au loin), bref pas assez attentif, l'Ornithondar du jour... Un superbe et bien portant mâle d'Outarde de Savile (Lophotis savilei) se jouera de ma faible concentration à trois reprises ! A chaque fois que je tente de le retrouver là où il s'est reposé, et que sur le point d'abandonner je me relâche, le marcheur de la brousse sahélienne est à coté de moi, immobile, je ne l'ai pas vu, et... il s'envole sans que je puisse réagir à temps (pour la photo)... Jamais deux sans trois, je décroche et le laisse en paix... De retour dans les cordons au zénith, c'est impressionnant: des dizaines et des dizaines de Tourterelles... Pas farouches pour deux plombs, les Tourterelles masquées (Oena c. capensis), mâles, femelles et immatures trottinent, tout occupées à picorer les sables; à mon passage elles s'envolent de quelques mètres pour continuer l'égrenage. Le moindre bosquet de Salvadoras persicas est gavé de Tourterelles pleureuses (streptopelia decipiens ssp. shelleyi) et, en moindre nombre, de Tourterelles maillées (spilopelia/streptopelia s. senegalensis); réveillées de leur sieste ombragée, elles quittent la frondaison précipitamment, dans un grand fracas d'ailes. Au matin, tout ce beau monde était à l'abreuvoir, dans le lit du N'Galam... Sous le soleil piquant comme des épines, changement de mélopées: après les Martins-chasseurs striés des frimas matinaux, ce sont les monotones du cagnard (Barbion, Batis, Brubru) qui prennent la relève de midi: deux Brubrus africains (Nilaus afer) se répondent mutuellement, mais il faut un cri de contact pour que je puisse en repérer un quand il a changé d'Acacia. Et, encore deux Outardes de Savile, pas encore au point, loin s'en faut, de leurs jolis chants du mois de mai, bientôt... Juste de petits signaux vocaux très espacés, histoire peut-être de jouer, entre elles, à la géolocalisation - on se prévient, on territorialise avec les moyens du bord... Il me faut même dresser l'oreille, parfois, et me concentrer (encore !), pour les entendre, en cette période prénuptiale...




Ci-dessus:
dans les dunes et inter-dunaires versant N'Galam, entre Gaye et Tylla...
Bergeronnettes flavéoles - Motacilla flava ssp. flavissima, mâles nuptiaux et terriers de Renard pâle & Co
2017 04 20 matin (deux premières rangées) et midi (deux dernières) / © Photos par Frédéric Bacuez
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Des dunes truffées de leurs tunnels - mais où sont les Renards pâles* ?

Le 15 janvier dernier, à l'occident des alignements dunaires (coté marigot de Khant) que je parcours aujourd'hui sur leurs versants orientaux (coté N'Galam), j'avais découvert deux réseaux de souterrains à Renard pâle (Vulpes pallida ssp. pallida) et Chat ganté (Felis silvestris ssp. lybica). Quelle n'est pas ma surprise aujourd'hui, d'en trouver encore d'autres, et pas qu'un peu ! Des tunnels reconfigurés et dès lors arrondis en une ou deux entrées, ça c'est le Chat ganté qui s'est approprié la place ! Et pas moins de trois séries de ces fameuses entrées/sorties du petit et si secret chien des sables sahéliens, le Renard pâle*: des rampes très étroites et creusées au cordeau, avec des parois parfaitement verticales, si lissées que l'on y décèle les coups de griffes qui les retravaillent régulièrement; les ouvertures s'enfoncent en pente assez raide dans l'obscurité, vers des chambres réputées profondes et nombreuses. Si l'un de ces HLM est abandonné, les tunnels en partie écroulés, les deux autres sont bel et bien fonctionnels; il resterait à savoir si leurs chambres sont occupées... J'ai fini par comprendre que nos invisibles canidés sont du genre (très) vagabond; s'installant un temps ici, un temps là, puis plus loin encore avant de revenir, un matin, vers d'oubliés tunnels... Ce sont les autres noctambules qui en profitent bien ! Sur les esplanades de sables rejetés qui s'accumulent sur le pas de porte (le Renard, nous l'avons constaté de nos propres yeux, notamment avec les Mignot, éjecte le sable entre ses pattes, la tête enfoncée dans le tunnel), il y a de nombreuses traces et empreintes: lézards, serpents, rongeurs, petits mammifères de la maraude nocturne... Dans ces paysages dépouillés, les trous sombres sont parfaitement visibles de tous: les bergers, les bûcherons, les charbonniers, les inévitables passants qui vont au travers les dunes d'un hameau à l'autre, de la brousse à la grand'route... Et des innombrables bovins qui ont la fâcheuse habitude de traverser l'espace comme un champ de mines; je soupçonne les indolentes de piétiner et régulièrement faire effondrer les tunnels, à leur passage... A l'évidence, les Renards pâles ont plus à craindre du Grand-Duc de Verreaux (Bubo l. lacteus) que des bipèdes, qui leur foutent (a priori) une paix royale, aux petits chiens - voilà une impression qui mériterait approfondissement car, nous sommes en Afrique et tout ce qui n'a pas droit à la protection mystique est bon pour la marmite, ou à la traque sans pitié... Les "braves" populations "à la base" seraient-elles ici magnanimes, partageant avec les Dogons du Mali et d'autres cultures du Sahel, quelque croyance respectueuse envers les petites bêtes au demeurant aussi mystérieuses qu'attachantes bien qu'à l'air sévère - ces dernières considérations, c'est bien une perception propre à la sensiblerie occidentale, à géométrie variable, ha ha ha...

* Voir sur Ornithondar:
Du Renard pâle - le moins connu de tous les canidés !, 2016 01 31
Et: Libellé 'Renard pâle', les notules...

Ci-dessous:
" Taper le sable..."
tunnels du Renard pâle, empreintes et traces diverses et variées aux entrées...
Dunes de Gaye à Tylla 2017 04 20, 7h40-7h51 / © Photos par Frédéric Bacuez
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A la digue de Tylla, "c'est pas la saison" mais quand même !

8h-11h ! Trois heures de temps à déambuler tranquillement d'un bout à l'autre de la digue de terre qui enjambe et coupe le N'Galam au bas du village de Tylla. Comme d'habitude, cet endroit est un enchantement, et pas que pour les ornithologues. Pour le photographe épris de reportage pittoresque, il y a aussi les gens, leurs costumes, leurs activités, leurs allers et venues d'une rive à l'autre du marigot. Pour ce qui est des piafs, donc, ce n'est plus la saison, comme dirait l'ami Jérémy: pour les oiseaux du Paléarctique, c'est hors-jeu, pour déceler une Marouette (de Baillon, ponctuée, poussin) et observer la passée des anatidés nordiques (Sarcelles d'été, Souchets et Pilets). Pour tous les ardéidés et les paludicoles qui ont hiverné ici, c'est aussi la quasi extinction saisonnière. Un Héron cendré et quelques Hérons pourprés, possiblement des résidents qui retrouvent leurs effectifs normaux... Chez les Fauvettes du marais, les Phragmites des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) comme toujours font de la résistance, elles tiennent résolument le parterre, toujours peu pressées de nous quitter, même si à moins les entendre il me semble que les effectifs déclinent, désormais. Deux Rousserolles effarvattes (Acrocephalus scirpaceus), aussi, qui ont un différend, ce matin... Disons que l'une chasse l'autre de son bout de territoire alimentaire, un parterre de Tamaris immergés - sans doute une hivernante qui renvoie une migratrice stationnée, on dira ça... Ah si, outre un Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus)une Fauvette des jardins (Sylvia b. borin): celle-ci est à coup sur une passante qui profite des lieux et de son garde-manger pour se restaurer avant de poursuivre la route migratoire... Si cette Sylvidae est particulièrement visible à l'automne dans le bas-delta et la vallée du fleuve Sénégal, de mi-septembre à fin novembre, elle n'y laisse aucun hivernant, préférant les domaines soudaniens et pré-guinéens pour sa saison africaine. Le pic de la migration prénuptiale courant de mi-avril à fin mai, celle-ci est parfaitement dans le timing pour arriver à l'heure en Europe !

Un pêcheur entre dans le marais pour relever ses filets. Ils sont innombrables, partout tendus dans la végétation palustre, au ras de l'eau ou des herbiers, traîtres pour les oiseaux. Les habitués ont appris à les enjamber, à sauter d'un coup d'ailes par-dessus, mais les autres ? L'homme fait envoler un Chevalier aboyeur (Tringa nebularia), une ribambelle de Jacanas à poitrine dorée (Actophilornis africanus) et des Gallinules poules-d'eau (Gallinula c. chloropus), s'éclipser les Talèves d'Afrique (Porphyrio madagascariensis) et les Marouettes à bec jaune (Zapornia flavirostra), ces impayables petits clowns des tropiques (cf. photos ci-après)... Deux paires d'Anserelles naines (Nettapus auritus), le plus joli de nos anatidés africains (cf. photo ci-dessous), décollent aussi pour gagner les eaux libres au nord de la digue - on ne peut jamais être longtemps tranquille... Tout à l'heure, furtivement, j'apercevrai dans le fouillis végétal et sur les rares places d'eau libre, un Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis ssp. capensis, lire ci-après), une Talève d'Allen (Porphyrio alleni) dont la plaque frontale bleue nous indique que l'oiseau est au moins un adulte (pour en savoir plus des subtilités sexuées de l'animal, Lire ICI sur Ornithondar !), et une Rhynchée peinte (Rostratula benghalensis), un pâle mâle d'un petit groupe de peut-être quatre de ces singulières bécassines africaines, chez qui, exception à la règle chez les oiseaux c'est la femelle qui porte fièrement les couleurs, et la culotte dévergondée (lire ICI et LA sur Ornithondar)

A cet endroit même, le Blongios nain est représenté par les deux races: Minutus et Payesii

Dernier levé par le pêcheur: un Blongios nain (Ixobrychus minutus ssp. minutus), qui vole d'un bosquet de Typhas à la petite touffe des roseaux limitrophes de la digue traversière (cf. photo en haut de notule). C'est un mâle, splendide comme toujours, dans sa livrée noire, contrastée, avec sa plage alaire éclatante, blanche avec un soupçon de beige. Reposé en lisière des massettes, le voici qu'il émet son chant caractéristique, un sourd "Ouôrr", répété à intervalles réguliers, monotone. Le petit Héron est chaud bouillant, il est maintenant grand temps de regagner l'Europe - pour ses affaires... 20 Avril, allez, il ne faut plus (trop) traîner, mon petit gars - même si le Blongios n'est pas un excité de la migration taf taf ! Le retour en France, par exemple, se situe dans une fourchette large de fin Avril à Juin, avec un pic en Mai. La reproduction y a lieu, toujours très étalée dans le temps, de Mai à Août voire Septembre. Le départ postnuptial vers l'Afrique débute fin Juillet, jusqu'en Octobre, certains ne quittant le pays qu'en Octobre, Novembre voire Décembre (in Migraction.net). Double attention, tout de même: premièrement, le Borrow-Demey note que "Nominate dominates in North Senegal"... Peut-être aux passages d'automne et de printemps, oui; mais l'Africain est bel et bien présent dans notre Septentrion, et pas incidemment, je dirais même souvent dans des proportions numériques égales; au bord du réservoir bangotin du Djeuss, nous avions l'habitude de voir un couple 'indigène' entre Novembre et Février (2012-2013); des Payesii ont été bagués au Djoudj autant que des Minutus, au début des années '90 (en mars, précisément). Deuxièmement, que les bonnes oreilles se méfient (encore) du Borrow-Demey, qui affirme que le Blongios nain d'Eurasie est "en général silencieux" sur les quartiers d'hiver africains; mouais, peut-être alors au bout d'un certain temps... Pour nous, mais on peut entendre des voix, il continue de chanter aux passages d'automne; je l'ai constaté à plusieurs reprises sur des sites de fréquentation temporaire, à la descente; et en fin de séjour, comme aujourd'hui dans ces Trois-Marigots. Troisièmement, que les bonnes oreilles ne se laissent abuser: le chant du Blongios paléarctique (Minutus) est peu ou prou à l'identique - enfin, je crois... Peut-être un chouia plus sourd chez l'européen, non ?- que celui de son homologue africain (Payesii), également présent sur le N'Galam à la digue de Tylla. Nous sommes quelques aficionados du coin à y avoir rencontré, enregistré (Bram Piotin Xeno-canto) et photographié des sujets en saison humide, théoriquement au-delà des limites possibles d'un séjour prolongé de Minutus sous nos latitudes (Daniel Mignot; Frédéric Bacuez, cf. photos ci-dessous). L'extraordinaire, dans l'histoire, c'est que le Payesii a été vu ici, à quelques mètres près, exactement au même endroit que le Minutus ! Quasi systématiquement en Juin et Juillet (cf. photos ci-dessous) ! Le flair, sans doute... Le leur, entre eux, ha ha ha ! Et le nôtre, évidemment !

Ci-dessous, de g. à d.:
Blongios nains a priori de la race afrotropicale Payesii
Un mâle Payesii ? Ou Minutus ? Pfff... 2016 07 02 19h15 / Courtesy © photo par Daniel mignot
Un mâle Payesii, c'est net ! 2016 06 4 10h04 / © Photo par Frédéric Bacuez
Un jeune mâle Payesii ? 2016 07 9, 7h51 / © Photo par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

Ci-dessous:
Anserelles naines - Nettapus auritus, monsieur et madame, inséparables 
l'une des deux espèces-phares du N'Galam de Tylla (avec la Talève d'Allen)... 2017 04 20, 8h20 / © Photo par Frédéric Bacuez
Ci-dessus:
Talève d'Afrique - Porphyrio madagascariensis, adulte traversant la digue de Tylla sur le N'Galam...
Trois-Marigots 2017 04 20, 9h50 / © Photo par Frédéric Bacuez


Dans les gravières à sables coquilliers du Khant-nord...

Dans les anciennes carrières de sables coquilliers, les mares sont toutes asséchées. Celles-ci accueillent en saison humide des Grèbes et des Foulques macroules, une rareté sous nos cieux - et les deux nichent parfois, ici même ! Un de ces discrets Grèbes castagneux (tachybaptus ruficollis ssp. capensis) nageait au milieu de la végétation lacustre du N'Galam, ce matin - pas loin à aller à tire d'ailes, à partir de ces gravières, il faut juste franchir deux à trois cordons sablonneux, c'est à cinq minutes, pour eux !... Après midi, c'est le moment que choisissent les Hirondelles en migration active (Hirundo r. rustica et Riparia r. riparia), pour chasser tout en poursuivant leur long voyage: aujourd'hui, à peu près une Hirondelle rustique, encore des adultes ou subadultes, pour cinq Hirondelles de rivage. Pas de troupes d'importance, juste des passages par intermittence, par tout petits groupes très dispersés. Quelques trous d'eau, avec son lot de limicoles en stationnement: deux Chevaliers guignettes (actitis hypoleucos), une quinzaine de Bécasseaux minutes (calidris minuta) en plumage quasi nuptial. Ce petit monde est rejoint par un groupe de Gravelots pâtres (charadrius pecuarius) dont j'observe un sujet lui aussi en mue prénuptiale. Comme quoi, même chez les Afrotropicaux, le printemps titille...

Tiens, deux couples d'Astrilds-cailles à face noire (ortigospiza a. atricollis) atterrissent tout près de moi, non loin du trou d'eau. Difficiles à approcher, les estrildidés se lèvent illico, font quelques mètres instables pour se reposer et disparaître sur le sol camouflant. J'entends des Glaréoles à collier (glareola pratincola ssp. fuelleborni) mais ne les vois pas. Elles aussi reposent au sol, dans cette grande étendue de tout jeunes plants de Tamarix senegalensis entrecoupés de clairières de sables coquilliers jadis retournés ou compactés par les camions, aujourd'hui en train d'être reconquis par la nature... Enfin les voilà ! Ce sont bien des afrotropicales au vu de leurs évolutions aériennes: par paires, elles reposent côte à côte ou se poursuivent dans le ciel avec force cris stridents... L'air mécontent, toujours, la Glaréole... Là-bas, dans le lit aux herbes jaunes du Khant-nord, une grande troupe de Patas (erythrocebus patas) batifole, adultes et jeunes - c'est un régal de spectacle, dans la longue-vue.

Ci-dessous:
Glaréole à collier - Glareola pratincola ssp. fuelleborni
Gravière à sables coquilliers du Khant-nord 2017 04 20, 15h47 / © Photos par Frédéric Bacuez
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OISEAUX / 79+ espèces et ssp. cochées, 4 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 4 espèces cochées
ODONATES & LEPIDOPTERES / 2+ espèces
AUTRES / 3 espèces

Vu:
  • Grèbe castagneux (tachybaptus ruficollis ssp. capensis, indian little grebe), 1 ind. en plumage internuptial, discret et furtif comme toujours au Sénégal [digue de Tylla]
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), 5 ind. immatures venant pomper à la verticale de la digue de Tylla, bientôt rejoints par deux Pygargues [N'Galam de Tylla]
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), plusieurs ind. mais pas en nombre [N'Galam et digue de Tylla]
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga r. rufaafrican darter), au loin au petit matin, vu à la longue-vue depuis les hauteurs du cordon dunaire: alors que certains oiseaux se sont déjà envolés et ont remonté le N'Galam vers les marigots de Ndiassew et N'Guisset, 35+ ind. au dortoir au milieu du N'Galam [zone de Mengueye] (- dont 1 ind. + ~10 ind. au total passant par-dessus la digue de Tylla)
  • Blongios nain d'Eurasie (ixobrychus minutus ssp. minutus, eurasian little bittern), 1 ind. mâle levé par un pêcheur entré dans le marais pour relever ses lignes de filets, repose rapidement dans un bosquet de Typhas et rouspète longuement... au même endroit où nous l'avions déjà repéré, avec les Mignot [digue de Tylla] 
  • Crabier chevelu (ardeola ralloidessquacco heron), quelques ind. bien présents dans les herbiers du N'Galam [à la digue de Tylla]
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), 1 ind., pour une fois immaculé ! [dans les herbiers, digue de Tylla] + 1 ind. avec Vanneau éperonné sur mare croupie [Ndiawdoune]
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret), 1 + 1 ind. en vol + 1 ind. en vol + 1 ind. en position de chasse, derrière une ligne tendue de filets [digue de Tylla] + 3 ind. sur tout petit point d'eau bientôt disparu, avec un Guignette [carrières de sables coquilliers du Khant-nord]
  • Héron cendré (ardea cinerea, grey heron), 1 ind. [N'Galam]
  • Héron pourpré (ardea p. purpureapurple heron), 1 + 1 + 1 ind. en vol [digue de Tylla]
  • Ibis sacré (threskiornis aethiopicussacred ibis), 1 ind. en vol
  • Spatule d'Afrique (platalea albaafrican spoonbill), 1 ind. parmi les Spatules eurasiennes en vol passant S>N [par-dessus le N'Galam, Voir aussi ICI sur Ornithondar]
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), troupe de 24 ind. en formation, avec une Spatule d'Afrique en intruse ! [vol S>N par-desssus le N'Galam sans doute vers le marais de Toddé, Voir aussi ICI sur Ornithondar] + 1 ind. levé sur un des ultimes trous d'eau du Khant-nord [des anciennes carrières]
  • Sarcidiorne à bosse (Canard à bosse, Canard sylvicole, sarkidiornis melanotosknob-billed duck, african comb duck), à la passée descendante du N'Galam, aube et matin - dont 9 ind. [N'Galam] + 22 + 10 + 28 ind. en vol passant, dans les deux sens [digue de Tylla]
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus g. gambensisnorthern spur-winged goose), passée de 11 ind. + 4 + 1 ind. [digue de Tylla] 
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolorfulvous whistling-duck), entendu à la nuit entre deux vols de Dendrocygnes veufs; et vu sur le N'Galam toute la matinée, le plus souvent en duos + 4 ind. et trois paires constatées, très mouvantes à la digue [de Tylla]
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduatawhite-faced whistling duck), plusieurs troupes à la passée à la nuit - vers le N'Galam, Toddé et au-delà-, et le matin - redescendant le N'Galam depuis les Marigots de Ndiassew et de N'Guisset
  • Anserelle naine (nettapus auritus, african pygmy goose), 4 à 5 ind. - en tout cas deux couples formés, c'est certain [digue de Tylla]
  • Canard sp., 2 sp. indéterminée dont groupe à la passée basse, près de moi dans la pénombre [dans les cordons dunaires], ~30 ind. au vol lourd et, il se pourrait, un Canard/Erismature à dos blanc (thalassornis l. leuconotus, white-backed duck), levé par un pêcheur et reposant presque de suite dans un massif de Typhas
  • Rapace sp. indéterminée, belle taille et peut-être un Balbu, au loin vers Tylla remontant la zone entre dune et marigot
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), 1 ind. de type femelle immature cerclant à la verticale [de la digue de Tylla], intrigué, si si, par mes contorsions pour l'avoir dans mes jumelles...
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 1 ind. entendu [au nord de Tylla] puis 2 ind. ad. - cc local- pompent et cerclent en compagnie de cinq Pélicans, à la verticale de la digue [de Tylla] puis levés au milieu du jour, reposant sur un arbre au bout d'une cuvette [inter-dunaire]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitus, yellow-billed kite), 1 ind. en vol [Khant-nord] 
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), 2 ind. picorant la piste du Ndam Ndam au milieu des Tisserins [bout de digue de Tylla]
  • Marouette à bec jaune (Râle à bec jaune, zapornia flavirostrablack crake), 1 ind. [N'Galam] + deux dizaines d'ind., dont immatures et subadultes [digue de Tylla]
  • Gallinule poule-d'eau (gallinula c. chloropus, common moorhen), une dizaine d'ind. dont jeune oiseau avec sa mère [digue de Tylla]
  • Talève d'Allen (porphyrio alleniAllen's gallinule), 1 ind. in fine, s'envolant d'un Tamarix immergé - plaque frontale bleue... [digue de Tylla]
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen), une vingtaine d'ind. à coup sur, à la digue [de Tylla], adultes et immatures,et plus jeunes sujets encore, suivant leur mère...
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanusafrican jacana), au moins deux dizaines d'ind. - dont envol précipité d'une dizaine de sujets vers les Tamarix senegalensis [digue de Tylla]
  • Outarde de Savile (lophotis savileiSavile's bustard), levé 1 ind. ad. mâle, un beau spécimen... Jeu de cache cache: à la troisième levée, je laisse tranquille la pauvre bête... + entendu 1 ind. appelant (11h20) + 1 ind. proche de mon arbre à casse-croûte (cris de contact épisodiques) (~13h55) - fait trop chaud pour aller à sa rencontre, dèh !
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensisSenegal thick-knee), 2 ind. en bord de piste, à la nuit [Ndiawdoune-Toddé]
  • Glaréole à collier (glareola pratincola ssp. fuelleborniafrican collared pratincole), longtemps entendues sans être repérées, puis 1 + 2 ind. peut-être en début de parade nuptiale + 2 en cc côte à côte + 1 ind. au bord de l'eau [carrières de sables coquilliers du Khant-nord]
  • Gravelot pâtre (charadrius pecuarius, Kittlitz's plover), 6+ ind. arrivent sur trou d'eau, faisant fuir des Bécasseaux minutes stationnés + 1 ind. [carrières de sables coquilliers du Khant-nord] 
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallus, -africanwattled lapwing), 1 ind. entendu + vu 1 ind.
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), plusieurs couples
  • Bécasseau minute (calidris minutalittle stint), ~10 ind. migrateurs prénuptiaux stationnés, sur deux trous d'eau, levés par l'arrivée de Gravelots pâtres afrotropicaux + 6 ind. et 1 ind. en plumage prénuptial sur un bassin d'eau [des carrières du Khant-nord]
  • Chevalier aboyeur (tringa nebulariacommon greenshank), 1 ind. en vol [digue de Tylla]
  • Chevalier guignette (actitis hypoleucoscommon sandpiper), 1 + 1 ind. sur deux trous d'eau, migrateurs prénuptiaux stationnés [carrières de sables coquilliers du Khant-nord]
  • Rhynchée peinte (rostratula benghalensiscommon greater painted-snipe), 1 ind. à l'envol d'un coté de la digue et vite reposé de l'autre, avec 3 (?) autres sujets possibles vite à l'abri d'une 'forêt' de Tamarix senegalensis inondée [digue de Tylla]
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove), n° 1 du jour - particulièrement nombreuses, ad. mâles et femelles et sujets immatures glanant au sol sur le cordon dunaire le plus proche du N'Galam
  • Tourterelle maillée (spilopelia streptopelia s. senegalensislaughing dove), n° 3 du jour
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guineaspeckled pigeon), 1 ind. solitaire, en vol passant
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove), n° 2 du jour - singulièrement par grappes dans la frondaison des Salvadoras persicas, les seuls arbres en feuilles actuellement, avec parfois une trentaine d'oiseaux au repos et s'envolant pour partie à mon arrivée ou passage...
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 2 ind. [N'Galam] + 2 ind. entendus glousser [digue de N'Galam coté Ndam Ndam]
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), quelques ind. dans le sillage d'une pompe associant Pygargues et Pélicans [digue de Tylla]
  • Martinet des palmes (cypsiurus p. parvusafrican palm swift), 4 ind. chasseurs remontant le cordon dunaire du N'Galam en direction de Tylla
  • Martin-chasseur strié (halcyon c. chelicutistriped kingfisher), à de nombreuses reprises et bien entendu dans ce secteur, comme toujours; entendu aussi 1 ind. sur un replat inter-dunaire, et vu 1 + 1 ind. 
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1+ 2 ind. [digue de Tylla] + 1 ind. perché sur son promontoire habituel, près de son terrier [carrières du Khant-nord]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), 1 + 1 ind. [digue de Tylla] + 1 ind. [bas-fond herbacé inter-dunaire] + 1 ind. [carrières du Khant-nord]
  • Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), dont 9 ind. en vol [Ndam Ndam] + 4 + 9 ind. [digue de Tylla] + 3 ind. [cordon dunaire du N'Galam] + 2 + 1 + 4 + 3 ind. - pas mal de jeunes oiseaux ! [boisements à Acacias du Khant-nord]
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 ind. [replat inter-dunaire] + 2 ind. ad. au loin, en bordure de la cuvette herbacée du marigot [de Khant-nord]
  • Huppe fasciée d'Afrique de l'ouest (Huppe du Sénégal, upupa -epopssenegalensis ssp. senegalensiswestern african hoopoe), 1 ind. à l'envol
  • Calao occidental (à bec rouge, tockus kempiwestern red-billed hornbill), 1 ind. entendu puis 1 ind. vu + 1 ind. entendu et vu [boisements à Acacias du Khant-nord]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark)
  • Moinelette à oreillons blancs du Sénégal (eremopterix leucotis ssp. melanocephalus-Senegal- chestnut-backed sparrow-lark), seulement 2 ind., deux mâles, avec deux Cochevis [replat interdunaire]
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), plusieurs ind., ici et là en migration prénuptiale active
  • Hirondelle rustique (hirundo r. rusticabarn swallow), migration active mais peu fournie: un sujet pour cinq Hirondelles de rivage, elle-même peu notable...
  • Bergeronnette printanière ssp. indéterminée (Motacilla flava ssp. ? Flava ? Ou femelles Flavissima ?), 2 ind., trop rapidement [carrières abandonnées du Khant-nord]
  • Bergeronnette flavéole (motacilla flava ssp. flavissimayellowish-crowned wagtail), la 'race' de Bergeronnette printanière la plus visible, ce matin (et désormais ?)... Dont groupe de 6+ ind. aux alentours d'une galerie de Renard(s) pâle(s)... + 2 ind. [cordon dunaire du N'Galam] + 1 ind. avec des Cochevis [anciennes carrières du Khant-nord]
  • Bulbul des jardins (pycnonotus barbatus ssp. inornatusgarden bulbul), 3 ind. [digue de Tylla] + 1 ind. [alentours de Tylla]
  • Traquet brun (Traquet-fourmilier brun, myrmecocichla a. aethiopsnorthern anteater-chat), 1 ind. chanteur [rive orientale du Khant-nord] + 1 ind. [piste de Toddé, comme d'hab']
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenussedge warbler), entendu, et vu 3+ ind. [à la digue de Tylla]
  • Rousserolle effarvatte (acrocephalus scirpaceus, eurasian reed-warbler), 2 ind. se chamaillent le territoire (un hivernant versus un migrateur prénuptial stationné ?) [digue de Tylla]
  • Pouillot fitis (phylloscopus t. trochilus ou t. acredulanorthern/willow warbler), 1 ind. migrateur prénuptial stationné [digue de Tylla]
  • Fauvette des jardins (sylvia b. borin, garden warbler), 1 ind., 'remonte' de Tamaris en Tamaris... [digue de Tylla]
  • Cisticole (roussâtre) du Nil (cisticola -galactotes- marginatus ssp. amphilectuswinding cisticola), 2 ind. l'un chassant dans les herbes et l'autre qui commence à chanter, entendu et enfin vu - sujets en phase de mue prénuptiale [digue de Tylla]
  • Cisticole des joncs (du Nigeria, cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), ~2 à 3 ind. au total - dont 1 ind. levé [anciennes carrières du Khant-nord]
  • Prinia aquatique (à ventre blanc, prinia fluviatilisriver prinia), surtout entendu, aperçu 1 ind. fugacement [digue de Tylla]
  • Prinia modeste (prinia s. subflavatawny-flanked prinia), au moins deux sujets entendus et 1 ind. vu, dans les toutes jeunes étendues de Tamarix senegalensis [anciennes carrières du Khant-nord]
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), 1 ind. mâle perché sur 'jeune' Baobab [inter-dunaire] + 1 ind. mâle chassant [près du marigot de Khant-nord, rive orientale] + 1 ind. [digue de Mengueye]
  • Brubru africain (nilaus a. aferbrubru), 1 ind. entendu + 2 ind. se répondant l'un l'autre (chants) puis sujet vu après son cri de contact
  • Choucador à oreillons bleus (lamprotornis c. chalybaeusgreater blue-eared glossy-starling), 1 + 2 ind. [cordon du N'Galam] + 6 ind. sur arbre riverain [du Khant-nord]
  • Choucador à ventre roux (lamprotornis pulcherchestnut-bellied starling), 3 ind. + 4 ind [cordon dunaire du N'Galam]
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow)
  • Alecto à bec blanc (bubalornis albirostris, white-billed buffalo-weaver), 2 + 12 ind. [cordon dunaire et abords du N'Galam]
  • Tisserin vitellin (masqué, ploceus v. vitellinusvitelline masked-weaver), nombreux ind. remontant sur le cordon après l'abreuvoir ou le dortoir sur et au bord du N'Galam, mais aussi picorant sur la digue traversière de Tylla, avec les Tisserins à tête noire
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp., black-headed weaver)
  • Travailleur à bec rouge (quelea queleared-billed quelea), dont gros vols matinaux sur la berge orientale du N'Galam
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), volée matinale de 6+ ind. - et c'est tout 
  • Astrild-caille à face noire (ortigospiza a. atricollisblack-faced quailfinch), 4 ind. - deux couples ?- sur tapis plus ou moins herbacé, à proximité d'un trou d'eau [anciennes carrières du Khant-nord]
  • Capucin bec-d'argent (euodice c. cantans, african silverbillmauritanian silverbill), troupe de ~25 ind. [hameau de Toddé]

Entendu:
Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensis), entendu aux alentours de Tylla et aux abords de la digue sur le N'Galam / Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacuruslong-tailed nightjar), quelques ind. ronronnant jusqu'à 6h30+ / Rousserolle des cannes (acrocephalus rufescens ssp. senegalensis, -Senegalgreater swamp-warbler), 1 ind. + 1 ind. en deux endroits différents du site [digue de Tylla sur le N'Galam] / Pririt/Batis du Sénégal (Gobemouche soyeux du Sénégal, batis senegalensis, Senegal batis), 1 à 2 ind. / Tchagra à tête noire (tchagra s. senegalusblack-crowned tchagra), 1 ind. au matin, pas très décidé... /


La digue de Tylla en travers le N'Galam:
un excellent spot pour observer au plus près les classiques oiseaux du marais, d'ici et de là-bas 
- mais aussi une variété de raretés et de spécialités inégalée dans notre bas-delta

Ci-dessous, de g. à d. et de haut en bas:
Anhinga roux d'Afrique, femelle (8h24)
Sarcidiorne à bosse, (jeune) mâle internuptial (8h37) - Martin-pêcheur pie, femelle (9h31) - couple de Dendrocygnes fauves (10h04)
Talèves sultanes, adultes et immature (8h40, 8h11, 9h21)
Marouettes à bec jaune, subadulte et adultes (8h28, 8h37, 8h22)
Gardeboeuf d'Afrique, en plumage internuptial (10h42) - Gallinule poule-d'eau (8h43) - Crabier chevelu, en mue prénuptiale (8h13)
Tisserin à tête noire et Cisticoles roussâtres du Nil, en mue prénuptiale (8h24, 8h36, 9h22)
Sur le N'Galam à la digue de Tylla 2017 04 20 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
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 AUTRES:

  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 3 ind. - un gros et deux immatures - sortant visiblement du bain (de boue) [cordon dunaire du N'Galam]
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), troupe de ~40 ind. dans le lit herbeux et jauni du marigot à sec; jouent et se poursuivent allègrement ! [Khant-nord]
  • Lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae, african savanna hare), 1 ind. à proximité d'un périmètre que j'ai connu bien boisé et aujourd'hui rasé, occupé par un grand champ improductif - avec ses deux chiens de garde !
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 1 ind. [replat inter-dunaire]

Découverte de nouveaux 'réseaux' de terriers (outre les trous d’Écureuils), occupés ou abandonnés:

- Trois de Renard pâle (renard blond des sables, vulpes pallida ssp. pallidapale fox, african sand foxpallid fox), dont une galerie avec une vingtaine d'entrées et sorties !
- Un de Chat ganté (chat sauvage d'Afrique, felis silvestris ssp. lybica, african wild cat)
- Un énorme terrier comme une tanière pour Loups d'Afrique et progéniture...

Un crottoir, pas utilisé ces jours derniers... + crottes dans la dépression à sec [replat inter-dunaire]


  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), 1 ind., cela faisait un petit moment... [cordon dunaire du N'Galam]
  • Demoiselle sp. (Zygoptère), 1 ind. bien observé (cf. photo ci-dessous) [digue de Tylla]

Ci-dessous,:
une Demoiselle sur le N'Galam (9h41), au pied de la digue de Tylla
en haut, Typhas, Tamaris, Acacia et Nympheas sp.
Trois-Marigots 2017 04 20 matin / © Photos par Frédéric Bacuez [EOS 7D]
en bas, excréments, crottoir (a priori de Genette) et terrier de Chat ganté
Trois-Marigots 2017 04 20 / © Photos par Frédéric Bacuez [Tél. Samsung]
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* De Bango à Ndiaowdoune -
  1. Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitus), 2 ind. en poursuite [Ndiawdoune] + nid avec 1 ind. ad.  [vers UGB Sanar]
  2. Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensis), 1 ind. [Sintiane, 5h] + 1 ind. imm. [Ngallèle]
  3. Corbeau pie (corvus albuspied crow), 1 ind. en vol

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