" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde "
- Albert Camus

vendredi 16 février 2018

16, scruter la fauvette à lunettes dans les sansouires: ça sera sans photo et puis c'est tout !

Steppe à halophytes et lagons saumâtres du Gandiolais
Vers Gueumbeul 2018 02 16, 9h14 / © Photo smartphone Frédéric Bacuez

* Lagons saint-louisiens: 
du marigot de Khor et Leybar aux lagons du Gandiolais et Ndiébène -

Vendredi 16 février 2018.
MATIN, 7h30-11h15-
En voiture et à pied.
Avec Daniel Nussbaumer, Part. 8 (et fin)

Début de journée autour de quelques lagons du Gandiolais, histoire de jeter un œil aux limicoles du moment. Quatorze (14) espèces; une troupe de cent soixante dix-huit (178) avocettes élégantes (recurvirostra avosetta), hivernantes emblématiques du bas-delta; cependant très peu de spatules blanches (platalea leucorodia) sur les plans d'eau saumâtre, avec un sujet bagué; mais une centaine (~100) en groupe compact et au gagnage vers le Leybar, à marée haute, avec au minimum sept individus bagués. A quoi bon tenter de déchiffrer lesdites bagues d'oiseaux marqués à la chaîne et comme à l'abattoir (spatules, balbuzards) vu qu'il faut attendre leur historique, quand il vient, surtout de France et d'Espagne, de longs mois après l'observation et/ou la photo, une fois qu'il est trop tard pour en faire un billet - à Ndar laissons au meilleur d'entre nous ce genre de "travail", sans jumelles ni longue-vue; le 'challenge' doit être grisant, et, je n'en doute pas, glorieux...
Près d'une cinquantaine (~50) d'échasses blanches (himantopus himantopus), moins de vingt (20-) barges à queue noire (limosa limosa), et vingt (20) pluviers argentés (pluvialis squtarola) - ça sent déjà le départ vers des régions septentrionales, de l'autre rive saharienne, maintenant plus nourricière... C'est le bécasseau variable (calidris alpina) qui domine outageusement, et les deux sous-espèces me paraissent cohabiter ici: la schinzii, à bec assez court, et l'arctica, à bec plutôt long (cf. photos ci-dessous et ICI sur Ornithondar). En revanche, ce matin, pas un seul cocorli (calidris ferruginea). A noter: une présence plus fournie qu'en d'autres hivers de gravelots à collier interrompu (charadrius alexandrinus). On espère toujours découvrir au milieu des échassiers habituels un ou deux visiteurs du Néarctique, comme le chevalier à pattes jaunes (tringa flavipes), le pluvier bronzé (pluvia dominica), le bécassin à bec court (limnodromus griseus), le bécasseau rousset (calidris subruficollis) et le bécasseau tacheté (calidris melanotos) - ce ne sera pas le cas, aujourd'hui. Ces yankees sont depuis quelques années documentés presque chaque hiver de la région dakaroise par nos camarades de Senegal Wildlife ou, dans le bas-delta, moins fréquemment par Ornithondar et quelques fins observateurs de passage (voir ICI et LA). Passons donc à autre chose... Décidément, ce Gandiolais lagunaire ne sera jamais le nec plus ultra en matière d'oiseaux côtiers, il faut bien l'admettre.

Sur la Grande Côte sénégalaise, les steppes à halophytes (cf. photos ci-dessous et en haut de notule) qui s'étalent entre les alignements dunaires littoraux et autour du bas-delta sont réputées accueillir quelques passereaux paléarctiques hivernants inféodés à ce type de biotope. On y sera donc attentif aux pipits (anthus sp.) et aux fauvettes (curruca/sylvia sp.), quelquefois qu'une rareté se glisserait parmi les classiques campestris, les communis et autres inornata. Ce matin nous prospecterons donc les sansouires à zygophyllum et salsola, à la recherche d'une spécialité du cru: la fauvette à lunettes (curruca conspicillataspectacled weaver). Et nous ne marcherons pas longtemps pour en débusquer quatre, peut-être cinq, de leur fourré respectif ! Sauf qu'elles nous feront vite tourner bourrique(s), lesdites sylviidés... Dès que nous en approchons une, pour la photo, qui ne se fera jamais, elle s'élance dans le ciel contre le vent du nord pour être au plus vite refoulée en arrière des bipèdes importuns; et le petit jeu se répète à l'envi. Il y a aussi quelques passerinettes, à l'évidence tout juste tolérées par les fauvettes à lunettes qui se sont appropriées ce type particulier d'habitat hivernal. 

Un hivernage sénégalais seulement constaté...
 en/depuis décembre 1983
- et ici même, dans ce Gandiolais-là !

Nota: c'est seulement en décembre 1983 que cet important mais très localisé hivernage sénégalais de sylvia/curruca conspicillata a été documenté pour la première fois, ici même dans le Gandiolais par Francis Roux (in Oiseaux de Sénégambie, par Morel & Morel, 1990). Cette espèce typiquement méditerranéenne (Maghreb, péninsule ibérique, Provence française, îles occidentales de Méditerranée, botte italienne) est un visiteur hivernal de novembre à avril (in Borrow & Demey), quasi exclusivement de la vallée basse du fleuve (Sénégal-Mauritanie) à l'ouest de Dagana, avec une présence remarquable sur le littoral atlantique, singulièrement dans le Gandiolais et le début des Niayes qui suivent. Ornithondar avait déjà noté la fauvette à lunettes de la plaine alluviale, entre Bango et Diama, comme par hasard à proximité d'une dorsale sablonneuse recouverte de plantes succulentes, et sur le même site à deux hivers différents. Mais nous l'avons aussi rencontrée, bien qu'incidemment car sans doute y est-elle en quantité nettement moindre que dans les sansouires littorales, dans les cordons plantés d'euphorbia basalmifera, comme le précisait déjà Roux et Morel de ses prédilections 'succulentes': un 5 mars vers le Troisième Marigot (avec Jérémy Calvo). Nous avons trouvé dans des milieux similaires bien qu'avec quelques tamarix senegalensis et des buissons de prosopis dans les environs, un autre sylviidé méditerranéen, la fauvette mélanocéphale (sylvia/curruca melanocephala), un 30 novembre (Ranch de Bango), un 15 janvier (plaine de crue vers Taba Tache, le même jour qu'une fauvette à lunettes), un 18 février (digue bangotine) et même un 29 janvier dans ce même Gandiolais, vers le pont Albar, deux sujets (avec le Rutland Osprey Project) !

Ci-dessous:
avant la dissipation des entrées maritimes
sur les lagons et dans la steppe à halophytes du Gandiolais
2018 02 16 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

OISEAUX / 40 espèces cochées
MAMMIFÈRES / 1 espèce vue

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), 7 + 11 ind. [lagons]
  • Pélican gris (pelecanus rufescenspink-backed pelican), 9 ind. [lagon]
  • Grand cormoran à poitrine blanche (phalacrocorax l. luciduswhite-breasted cormorant), ~60 ind. en vol [amont-aval sur le fleuve estuarien]
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), NC [immondices de la corniche]
  • Aigrette à gorge blanche (egretta g. gulariswestern reef-egret), 1 ind. [lagon] + 1 ind. [bolong Gueumbeul] + 15 ind. en compagnie d'une centaine de spatules blanches [Leybar]
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret), 5+ ind. avec des spatules blanches [Leybar]
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron), 1 ind. ad. + 1 ind. imm. [lagons]
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), 1 ind. solitaire [lagon] + 7 ind. dont un sujet bagué [lagon] + ~100 ind. au gagnage dont au moins sept sujets bagués [Leybar devant la mangrove]
  • Flamant rose (phoenicopterus roseusgreat flamingo), 1 ind. solitaire [lagon]
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), 1 ind. [Leybar] + 1 ind. bagué d'un Darvic bleu [lagon de Ndiebène] + 1 ind. perché sur arbre émergent [mangrove Gueumbeul]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitusyellow-billed kite), 1 ind. [Gueumbeul] + plusieurs ind. sur les immondices [corniche]
  • Échasse blanche (himantopus himantopusblack-winged stilt), 40+ ind. au loin + 2 ind. + 11+ ind. [lagons]
  • Avocette élégante (recurvirostra avosettapied avocet Least concern/LC-Préoccupation mineuresur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), troupe de 178 ind. [lagon]
  • Grand gravelot (charadrius h. hiaticulacommon ringed plover), NC [lagons]
  • Gravelot à collier interrompu (charadrius a. alexandrinus, Kentish plover), petites dizaines d'ind., ici et là sur les vasières [lagons]
  • Gravelot pâtre (charadrius pecuarius, Kittlitz's plover), 3 + 1 + 1 ind. [steppe à halophytes]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), 1 ind. sur les immondices [corniche]
  • Pluvier argenté (pluvialis squatarolagrey plover), 7 ind. + 1 + 1 ind. + 1 ind. + 3 + 7 ind. [lagons]
  • Barge à queue noire (limosa limosablack-tailed godwit Near threatened/NR-Quasi menacésur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 13 + 6 à 8 ind. [lagons]
  • Courlis corlieu (numenius phaeopuswhimbrel), quelques ind. [lagon]
  • Courlis cendré (numenius arquata ssp. orientaliseurasian curlew Near threatened/NR-Quasi menacésur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 1 ind. en vol S-N [par-dessus les lagons]
  • Bécasseau minute (calidris minutalittle stint), NC [lagons]
  • Bécasseau variable (calidris alpina ssp. schinzii et arcticadunlin), plusieurs centaines d'ind.[lagons]
  • Bécasseau sanderling (calidris alba, sanderling), 1 ind. ! [lagon]
  • Chevalier gambette (tringa t. totanuscommon redshank), 1 ind. + 4 ind. [lagons]
  • Chevalier aboyeur (tringa nebulariacommon greenshank), 1 ind. + 2 + 1 ind. [lagons]
  • Goéland brun (larus fuscus, lesser black-backed gull), 2 ind. en vol [Gandiolais]
  • Goéland railleur (chroicocephalus geneislender-billed gull), 2 ind. en vol [Gandiolais] + 2 ind. nageant près des spatules blanches [Leybar]
  • Mouette à tête grise (chroicocephalus cirrocephalus ssp. poicephalusgrey-headed gull), 2 ind. [lagon] + nombreux ind. [corniche]
  • Mouette rieuse (chroicocephalus ridibundus, black-headed gull), plusieurs ind. sur les immondices [corniche]
  • Sterne caspienne (hydroprogne caspiacaspian tern), NC
  • Sterne hansel (gelochelidon n. niloticagull-billed tern), 1 ind. 
  • Sterne caugek (thalasseus sandvicensis, Sandwich tern), NC
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1 ind. devant la mangrove [Leybar)
  • Calao occidental (tockus kempiwestern red-billed hornbill), 1 ind. [Gueumbeul]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark), NC
  • Fauvette (passerinette) de Tschusi (curruca inornata ssp. inornata ou/et iberiaewestern subalpine warbler), 1 + 1 ind. attire la curiosité ou l'hostilité d'une fauvette à lunettes [steppe à halophytes]
  • Fauvette à lunettes (curruca conspicillata, spectacled weaver), 4 ind. [steppe à halophytes]
  • Cisticole des joncs du Nigeria (cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), 1 ind. [végétation riveraine de lagon]
  • Corbeau pie (corvus albuspied crow), ~8 ind. [autour du chateau d'eau de Leybar] + quelques ind. sur les immondices [corniche]

Ci-dessous:
sur les lagons de Saint-Louis-du-Sénégal... 
Pélicans blancs, courlis cendré, avocettes élégantes, gravelot pâtre, bécasseaux variables (Gandiolais) 
spatules blanches, aigrettes à gorge blanche (Leybar)
Gandiolais et Leybar 2018 02 16 / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

AUTRES:
  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 1 ind. couché avec 1 ind. juvénile à proximité, à genoux pour retourner les sables [RS Gueumbeul]
Ci-dessous:
phacochère, peinard derrière les barbelés de Gueumbeul...
Gandiolais 2018 02 16, 10h42 / © Photo par Frédéric Bacuez

mercredi 31 janvier 2018

16 & 17, deux espèces hors-saison au Ranch de Bango: bravo, les Canadiennes !

Ci-dessus:
à g. souïmanga pygmée, 2018 01 16 (8h50) - à d. jeune guêpier à gorge blanche, 2018 01 17 (10h40)
Ranch de Bango / Courtesy © photos par Marie O'Neill pour eBird et Ornithondar

* Ranch de Bango-

Coches bangotines surprenantes en ce mois de janvier 2018, par Marie O'NeillDiane ThériaultHélène Gauthier et Lorraine Plante, toute une équipe (féminine) canadienne en vadrouille au pays de la Teranga ornithologique*

* Voir la liste eBird de leurs observations autour du Ranch de Bango: ICI, avec des photos de Diane Thériault et Marie 0'Neill

Après demande de précisions et de documents photographiques, les observations suivantes ont été validées par l'un des réviseurs régionaux des listes eBird. Tiens, comme par hasard il s'agit de... Bram Piot (Senegal Wildlife) qui m'avait aussitôt tenu au courant de ces intéressantes données totalement hors-saison ! Marie O'Neill a gentiment accepté que ses photos ci-dessus illustrent la présente notule.

Il s'agit en l'espèce de:
  • Deux (2guêpiers à gorge blanche (merops albicollisWhite-throated Bee-eater) sur le site du Ranch de Bango le 17 janvier à 10h40 
  • Un (1) souïmanga pygmée (hedydipna platura, Pygmy Sunbird ) sur le site du Ranch de Bango le 16 janvier 2018 à 8h50

Nota:
- Guêpier à gorge blanche. Au coeur de la saison sèche sahélienne, ça ce n'est pas ordinaire ! Deux sujets de 1er hiver, peut-être plus: sur deux des photos, si l'un des oiseaux n'a aucun brin aux rectrices, l'autre en possède de tout naissants. Avec le coucou didric (chrysococccyx caprius) et le calao à bec noir (tockus nasutus), le guêpier à gorge blanche (merops albicollis) est l'une des trois espèces emblématiques de la migration inter-tropicale d'Afrique occidentale. Leur remontée annuelle vers le Sahel à la faveur des flux de la mousson ouest-africaine (qu'on appelle communément hivernage) est un spectacle régional de la nature - bien connu et précautionneusement scruté par tous les agriculteurs, en zone de contact soudano-sahélien. Pensez-donc, ces oiseaux annoncent la saison humide et longtemps invitaient les paysans à préparer leurs champs, à la montée, ou à se lancer dans les récoltes et autres fenaisons, à la descente, suivant le repli du fameux Front de convergence inter-tropical (FIT) avec ses pluies...
A Saint-Louis-du-Sénégal, en bout de bout de course de cette mousson comme de la migration saisonnière des oiseaux afrotropicaux, les guêpiers à gorge blanche sont les premiers des trois à nous rejoindre. L'arrivée massive de la troupe a lieu par ici généralement début mai - elle s'y tient en gros du 20 avril/15 mai au 1er novembre (mai-octobre pour Morel & Morel, 1990); celle des calaos reste dans le bas-delta peu évidente, celle des coucous nous parvient à la mi-juin. Cependant, des éclaireurs font leur apparition parfois dès le mois de mars. Singulièrement sur les mêmes sites année après année, les plus favorables sans doute pour tenir, alimentairement s'entend, jusqu'à l'installation de l'humidité et l'émergence consécutive des insectes ailés, prioritairement les odonates, proies préférées de Merops. Les parages du Ranch de Bango sont de ces endroits privilégiés. C'est toujours ici que l'Ornithondar a repéré ses premiers (et jeunes) chasseurs d'agrions. Mon record était d'un 16 mars mais à plusieurs reprises, plus tôt en saison, j'avais cru en deviner au loin, trop fugacement. Cette mention documentée par nos visiteurs d'outre-Atlantique le confirmerait: il n'y a pas de raison que des calaos à bec noir juvéniles et immatures vagabondent en saison sèche sur nos confins sénégalo-mauritaniens, que certains coucous didric en feraient peut-être de même dans la moyenne vallée du fleuve, et que les troisièmes larrons n'en fassent pas autant ! Ce sont des sujets juvéniles, eux aussi. A cette date, un 17 janvier, il est évident que ce ne sont en aucun cas des précurseurs d'une saison humide encore très lointaine mais bel et bien des sujets nés par ici en juillet-août 2017... Les guêpiers à gorge blanche sont réputés se reproduire et nicher "communément au moins à partir du 16°10N" durant la saison humide, "sur sols plats et sableux" (Morel & Morel in Les oiseaux de Sénégambie - cartes et notices de distribution, 1990).
L'oasis - avec ses grands arbres, et sa piscine !- que représente le Ranch de Bango est pour beaucoup dans le maintien des jeunes Merops albicollis, ici et hors-saison. Les berges du Djeuss ont d'ailleurs cette particularité de retenir des espèces en théorie absentes du Sahel en saison sèche: au village, nous avons bien eu durant quelques années une famille de barbicans à poitrine rouge (lybius dubius), avant qu'elle ne disparaisse, suite, peut-être, à un incendie de la cocoteraie; la présence saugrenue d'immatures de grands indicateurs (indicator indicator), l'apiculture locale les ayant peut-être retenus... Et des martins-chasseurs à tête grise (halcyon l. leucocephala), désormais du paysage riparien de Bango à l'année, entre Djeuss et N'Galam. Un oasis, je vous dis ! Mais pour combien de temps encore ?...

" (...) les alentours du Ranch de Bango 
où bizarrement quelques sujets sont souvent cantonnés très précocement en saison: 
les 16 mars 2016 et 27 mars 2015, par exemple ! "
- F.B. in Ornithondar 2017 05 10
En rappel sur Ornithondar:
Aux marais et alentours, ça remue, ça glousse, c'est furtif..., 2016 04 11

Ci-dessous:
guêpier à gorge blanche - merops albicollis
Ranch de Bango 2018 01 17, 10h40 / Courtesy © photo par Marie O'Neill pour eBird et Ornithondar 
- Cliquer sur les photos pour agrandir -


- Souïmanga pygmée. Un souïmanga difficile à repérer malgré l'éclat de son ventre jaune citron. Dépendant de la floraison des arbres et spécifiquement des santalales (loranthus sp.), plantes parasites des acacias et prosopis. Réputé "nicheur sédentaire en Mauritanie sahélienne" (Isenmann et al., 2010) - ce qui me laisse très perplexe, ce souïmanga étant plutôt un migrateur intra-africain nicheur de saison sèche (bien) au sud du 15°N, et dispersif vers le nord en saison humide; "répandu mais peu commun" (G. Morel, 1972) du coté sénégalais du fleuve - sans plus de précisions. L'oiseau est autrement moins observé dans notre Sahel que les souïmangas à longue queue (cinnyris pulchellus) et à poitrine rouge (chalcomitra s. senegalensis), ces derniers ayant accru leur distribution avec l'augmentation des jardins et des arbres à fleurs ornementaux. Alors qu'il est relativement commun et même saisonnièrement grégaire dans les zones soudaniennes (des souvenirs mémorables aux fenêtres de la cuisine en la paroisse Sainte Maria Goreti de Toécé, Burkina Faso !), nous avons toujours un mal fou à l'observer au nord du 15°N, au Sénégal: une seule fois dans mon jardin bordant le marigot de Djeuss, à Bango-village, c'était en août 2009, au coeur de l'hivernage (mousson ouest-africaine); et une autre fin octobre 2011, dans la brousse de Rao - les pluies finissaient à peine. Le plus souvent, il y a surtout confusion, ou incapacité à l'identifier tant l'instable remue et s'échappe; tenez, avec Bram Piot, par exemple: au Djoudj près de l'hôtel, en novembre 2016; et récemment sur la berge du fleuve Sénégal du coté de Gaya, début janvier 2018 - hélas... Le pygmée se fait discret y compris en saison humide, alors qu'il est connu pour remonter à la faveur des pluies dans le Sahel à travers le Ferlo jusqu'en Mauritanie pré-saharienne, parfois dans le Tagant et même jusqu'a l'Adrar (Insenmann et al.). C'est dire la chance de nos voisin(e)s d'outre-Atlantique... Le talent !

dimanche 28 janvier 2018

28, Nyeti Yone: 18 hérons mélanocéphales (Barakh, nord), 19 cigognes noires (Boppu Taré, sud)

Au nord et au sud du Nyeti Yone à nouveau alimenté...
en haut, aux heures vaporeuses: hérons mélanocéphales et spatules blanches sur la mare Barakh (nord-ouest)
en bas, dans un début de chasse-poussière: spatules blanches et cigognes noires sur Boppu Taré, la 'petite mare' du Ndiaël (sud)
2018 01 28, 12h54 et 17h04 / © Photos par Frédéric Bacuez

* Réserve spéciale d'avifaune du Ndiaël (RSAN) -

Dimanche 28 janvier 2018. 11h30-18h40-
En véhicule 4x4 et à pied
Avec Alix & Daniel Mignot

Temps: 13-33° - 17° à 9h45 ! Ensoleillé, UV 9 très élevé.
Visibilité, 10 kilomètres. Un vent du N (jusqu'à 24 km/h) n'arrivant sur le Ndiaël qu'en fin d'aprem', redonne à la réserve ses aspects plus habituels: poussiéreux !
11h, 25° / 15h, 33° / (19h, 23°)
Maximales record ces 30 dernières années: 34° (2002) / Moyenne maximale: 29°
Minimales record ces 30 dernières années: 12° (2010) / Moyenne minimale: 19°

Ci-contre: le chenal entre le Nyeti Yone et Boppu Taré
Réserve spéciale d'avifaune du Ndiaël (RSAN) 2018 01 28, 17h28 / © Photo smartphone Frédéric Bacuez 

Terres de blanchiment agricole...

Une incursion dans les extrémités septentrionales du Ndiaël, là où le Nyeti Yone venant du lac de Guiers s'égare dans un labyrinthe de marais que l'on appelle Barakh. C'est vers le pont Alain et le marigot de Yowre que la rivière en cours de revitalisation par l'Olac (Office des lacs et cours d'eau) retrouvera son chemin, pour le bonheur des anatidés, et du nôtre. Nous longeons le vaste marécage à l'occident, là où la réserve spéciale d'avifaune a été déclassée par le président de la république Abdoulaye Wade puis reclassée par son successeur Macky Sall avant d'être à nouveau déclassée par le même chef d'état; pour rien. Des dizaines d'hectares dévastés, rasés, arasés, cela fait quelques années maintenant, pour aucun résultat productif hormis le creusement d'un canal et la mise au carré de parcelles aujourd'hui à l'abandon. Tout ce ramdam pour une sulfureuse et bien peu performante association agricole italo-sénégalaise, Senhuile, qui a fait couler beaucoup d'encre, déclencher maintes rumeurs, et même occasionner mort d'hommes ailleurs dans la région, du coté de Fanaye, lors d'échauffourées (2011) avec des populations riveraines peu enclines à se faire déposséder par des investissements pour le moins opaques; d'aucuns affirment qu'il s'agit purement et simplement de blanchiment d'argent mafieux et/ou d'un retour en grace d'une nouvelle forme de colonisation: l'accaparement des terres d'autrui. Mais comme c'est "pour l'emploi" et "l'émergence", que voulez-vous y redire... Comme l'avait proclamé alors un 'expert en développement' qui doit être aussi un spécialiste de l'environnement et de sa biodiversité: "de toute façon il n'y a plus rien, dans le Ndiaël !" Pour sur, aujourd'hui il n'y a plus rien là où sont passées les machines éradicatrices, pour le grand bond en avant à la sauce capitalistique.

Lire:
Agro-business for biofuels in the Ndiaël Reserve, by Senhuile-Senethanol S.A., Senegal, 2017 11 9
Accaparement de terres au Sénégal : où en est le projet Sénéthanol-Senhuile ?, 2017 10 17

Pour comprendre les enjeux agraires dans la vallée, il suffit de regarder des images satellitaires, et tout devient vite clair, même si ces mises en valeur (sic) ne sont qu'un rituel classique, partout - mais ça ne se dit pas, il faut faire croire que cette agriculture est propre, pour les gens et contre la faim, et qu'au soleil du Sahel elle n'a pas besoin d'eau: donc, s'établir à la fois le plus près possible d'une amenée du précieux liquide (un lac, un cours d'eau, des canaux) et à proximité d'un réceptacle des eaux sales après usage agricole (un marais, un bas-fond, une cuvette). Dans le cas des projets Senhuile, il s'agi(ssai)t d'utiliser le cours du Nyeti Yone directement 'branché' sur l'intarissable lac de Guiers, et de cerner les mares Barakh pour s'en faire un déversoir bien pratique. Répétez à l'envi la même observation satellitaire, comme par exemple avec les Trois-Marigots: le Lampsar d'un coté, de l'autre le marigot de Khant, nord; ou le N'Galam et le même Khant, sud; avec le Djoudj: le Gorom et les cuvettes de Ndigué et Ross-Bethio. Un jeu d'enfants, il suffit d'avoir un peu de moyens, d'être totalement imprégné de cette non-idéologie qu'est le capitalisme et de la religion du profit; avec la bénédiction d'une société civile quasi inexistante, d'une presse aux ordres des petits xalis, et d'une classe dirigeante elle-même impliquée jusqu'au cou dans la mainmise sur toutes ces terres miraculeuses; politiquement, idéologiquement, religieusement, financièrement et parfois même familialement - les uns dans la politique, les autres dans les affaires, c'est tout bénéfice !

Des mares Barakh à Boppu Taré par le Nyeti Yone: 
de la tourterelle des bois à l'astrild cendré, du héron mélanocéphale à la cigogne noire et à la spatule blanche...  

1/ Mares Barakh et pont Alain

Dans la partie occidentale des Barakh, pas facile d'avoir une vue dégagée sur le marais, fort encombré d'une végétation lacustre prédominante. Le trop-plein d'eau permet d'avoir quelques terrains marginaux inondés et pas encore réquisitionnés par les herbiers ou les massettes. Là, un dortoir de deux cent et quelques (205+) spatules blanches (platalea leucorodia). Et, surprise, merci à celui qui fait le guet (cf. photo en haut de notule) à la cime d'un tamarix senegalensis les pieds dans l'eau: pas moins de dix-huit (18) hérons mélanocéphales (ardea melanocephala), une espèce afrotropicale exclusivement erratique dans la basse vallée du fleuve Sénégal - j'ai laborieusement deviné et compté sur photos, tant ils sont dissimulés par les roseaux...

18 hérons mélanocéphales sur Barakh-ouest
(ardea melanocephala, black-headed heron)
"(...) des observations régulières en petit nombre (...)" 
[Paul Isenmann et al., in Oiseaux de Mauritanie, 2010]
"(...) de plus en plus régulières dans la région des Niayes (...)"
 [Bram Piot in Senegal Wildlife]

Ci-dessus:
hérons mélanocéphales et spatules blanches
marais Barakh ouest, RSA Ndiaël 2018 01 28, 12h54 / © Photo par Frédéric Bacuez

Nota: à l'instar de la cigogne d'Abdim (ciconia abdimii), le héron mélanocéphale (ardea melanocephala, black-headed heron) est  un échassier anthropophile qui a pour tradition de nicher collectivement sur de grands arbres, très souvent au coeur des villes et des villages. Je me souviens qu'il y en avait une petite colonie intouchable sur un immense fromager de la chefferie de mon village de jeunesse, Nobéré, dans le sud du Burkina Faso. Dans le nord du Sénégal, il niche à Podor, Matam, Bakel, de mai à septembre. Dupuy (1976) et Morel & Morel (1990) rapportent qu'il existait en avril 1970 deux cent nids de mélanocéphales, à Bakel. Avec des poussins au nid en septembre et encore en janvier, à Matam (Schifter 1986, Morel & Morel 1990, rapportés par Paul Isenmann, in Oiseaux de Mauritanie, 2010). Il semble que c'est en hiver que des bandes erratiques se déplacent vers l'ouest, sur les deux rives du fleuve Sénégal, avec des "observations régulières en petit nombre", coté mauritanien, des bandes de 47 à 55 individus tout spécialement en janvier (in Isenmann et al., ibidem). Coté sénégalais, une observation de 52 sujets en vol au sud du parc national du Djoudj (PNOD) le 24 janvier 2017 (Obs. John Rose, in African Bird Club). Plus surprenant encore: un beau sujet photographié par notre ami John Wright dans le parc national de la Langue de Barbarie (PNLB), en décembre 2016 ! Cependant, Sauvage & Rodwell (1998) ne faisant état que de quatre mentions du héron mélanocéphale dans la région de Saint-Louis/Louga, entre 1984 et 1994, avec un cumul de dix oiseaux, on ne peut vraiment pas parler de grande régularité dans le nord-ouest du Sénégal... Plus au sud, mon camarade Bram Piot enrichit la cartographie d'Ardea melanocephala par des observations de l'échassier "de plus en plus courantes dans la région des Niayes bien que généralement sous forme d'individus isolés," de la pointe des Almadies (quinze un 20 mars !) au lac Retba en passant par une première donnée du Technopôle le 11 février 2016, souvent des immatures (octobre, décembre, janvier, février). Aux marges méridionales de notre région ornithondarienne sur la Grande Côte, Bram a noté des hérons mélanocéphales à Mboro en novembre mais aussi en avril. Questions en suspens: une lente expansion vers l'ouest ? Un erratisme saisonnier aujourd'hui mieux repéré ? Conséquemment, une meilleure pression d'observation ?

Dans la péninsule terrestre qui s'enfonce à l'orient dans les marais Barakh, une petite troupe (~14) de tourterelles des bois (streptopelia turtur) est à l'abreuvoir puis au sol, à l'ombre des tamaris. Assez confiantes (cf. photos ci-dessous). Dire que cette espèce était encore répandue jusque dans les années 70' du siècle passé et qu'elle se trouve aujourd'hui inscrite à la sinistre liste rouge des espèces menacées d'extinction dressée par l'UICN (dans la catégorie Vulnérable, depuis 2015); après avoir été abondamment nourrie aux inactifs phytosanitaires et impitoyablement "prélevée" par nos amis-qui-partagent-la-nature, j'ai nommé les chasseurs, de France, d'Espagne, du Maroc et d'ailleurs... L'ornithologue se trouve aujourd'hui tout heureux d'en admirer quelques unes ici et là, dans ses territoires de reproduction (un trio, eurêka, en juillet 2017 du coté de Desingy en Haute-Savoie, avec mon ami Jérémy Calvo) comme dans ses quartiers d'hiver: de beaux effectifs migrants ont été dénombrés dans le Boundou à l'automne 2017 (Sénégal oriental); et, bizarrerie, c'est ici, précisément sur le marigot de Yowré que nous en avions observé quelque dix-huit (18), en janvier 2014; en sus de belles troupes dans la moyenne vallée, vers la mare de Ndiayène, en décembre 2015.

Dans un bas-fond au sec, une famille de quatre (4) astrilds cendrés (estrildida troglodytes, cf. photo ci-dessous à d.). L'une des neuf espèces d'estrildidés résidentes de la vallée du fleuve Sénégal*. L'astrild cendré reste cependant localisé et peu fréquent, à l'ouest du lac de Guiers (vu de belles volées à l'est du même lac, en revanche), essentiellement sur parterres herbacés ("dry grassy savanna") du Ndiaël et du Djoudj. Nous en avions repéré deux à trois sujets au milieu d'autres estrildidés dominés par le bengali zébré (sporaeginthus subflavus) à l'autre bout du Nyeti Yone (RSAN), dans un de ces rares espaces densément herbeux et toujours riche de petits oiseaux granivores... Le 25 décembre 2016 aussi, Ornithondar a pu en observer une bande dans un cordon dunaire de Toddé, ce qui pourrait indiquer une extension de sa répartition vers l'ouest, à quelques encablures du littoral atlantique; un carré de plus, en tout cas, à rajouter aux cartes de Borrow & Demey...

* Uraeginthus bengalus / Estrilda melpoda / Estrilda troglodytes / Pytilia melba / Lagonosticta senegala / Ortygospiza atricollis / Sporaeginthus subflavus / Euodice cantans / Amadina fasciata /

Ci-dessous: 
tourterelles des bois sous tamarix senegalensis
pie-grièche (méridionale) du désert - tourterelle des bois à l'envol - astrilds cendrés
mares Barakh, RSA Ndiaël 2018 01 28 / © Photos par Frédéric Bacuez
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2/ Yowré et Nyeti Yone

A l'aval du mirador sur le Yowré, presque à sec, c'est soudainement un pur enchantement. Le Nyeti Yone est à ras bord, large comme un marigot méridional, tapissé de nympheas; et en son milieu coule l'eau comme d'une vraie rivière (cf. vidéo ci-dessous à g.). Cette eau qui a tant fait défaut pendant des décennies, au Nyeti certes, mais surtout à son débouché dans la cuvette du Ndiaël. Car, il n'y a pas que l'Okavango, dans le monde: il y aussi le Nyeti Yone, et c'est au Sénégal ! Ce cours d'eau sort d'un lac et va se perdre dans un désert, comme au Botswana, inondant saisonnièrement jusqu'au début des années 50' du siècle passé une vaste dépression de 10 000 hectares (en année sèche) à 30 000 hectares (en année humide)*. La stupide reconfiguration aux forceps de l'original système hydraulique de la vallée, répétée à plusieurs reprises et de façon obtuse, mue par les seuls intérêts de la canne à sucre coloniale et du riz pseudo-patriotique en ont finalement décidé autrement. Il faut aujourd'hui, très laborieusement, à condition que cela serve les nouveaux exploitants agricoles qui cernent ou empiètent sur le domaine patrimonial, réparer les dégâts faits à cet étonnant écrin naturel associant steppes et gonakeraies, dépression de type sekhka et marais luxuriants. Depuis quelques années, les travaux de réparation redonnent enfin vie au Nyeti Yone; et la première des deux mares dans la cuvette du Ndiaël, Boppu Taré, renaît peut-être durablement de ses sables (cf. vidéo ci-dessous à .). Ornithondar reviendra sans doute sur cet espoir, même ténu.


* " Selon des témoignages recueillis dans les années 30, 
des pirogues remontaient de Saint-Louis vers le lac de Guiers 
en passant [par les Trois-Marigots et] le chenal du Nyeti-Yone. "
- A. Kane, Crues et inondations dans la basse vallée du fleuve Sénégal (p. 204-205)
in Gestion intégrée des ressources naturelles en zones inondables tropicales, par Didier Orange, IRD éditions, 2002

Ci-dessous:
à g., le Nyeti Yone réenchanté - à d., la 'petite mare' du Ndiaël, Boppu Taré, en cours de réalimentation
RSA Ndiaël 2018 01 28, 15h11 & 16h57 / © Vidéos smartphone Frédéric Bacuez



En longeant la rive orientale de cette partie du Nyeti Yone, entre le pont Alain et la digue de Bellel Ndiaye, nous faisons six arrêts. A chaque fois, c'est l'exceptionnelle abondance d'anatidés qui nous étonne et ravit: il y a bien là quelques milliers de sarcelles d'été (spatula querquedula), des centaines de dendrocygnes veufs (dendrocygna viduata), des vingtaines de canards souchets (spatula clypeata) et d'anserelles naines (nettapus auritus), des dizaines de dendrocygnes fauves (dendrocygna bicolor), presque autant de sarcidiornes à bosse (sarkidiornis melanotos) et quelques ouettes d'Egypte (alopochen aegyptiaca). Les gallinules poules-d'eau (gallinula chloropus) ne sont pas en reste, accompagnées plus discrètement par des talèves d'Afrique (porphyrio madagascariensis) et les jacanas à poitrine dorée (actophilornis africanus).

Ci-dessous:
volées d'anatidés paléarctiques et afrotropicaux sur le Nyeti Yone
Reconnaîtrez-vous les espèces ?
RSA Ndiaël 2018 01 28 aprem' (15h12-15h46) / © Photos par Frédéric Bacuez
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3/ Boppu Taré 

Huit jours après notre dernière visite à Boppu Taré, la 'petite mare' du Ndiaël, il ne reste qu'une petite cinquantaine (~50) des cent vingt-cinq (125) spatules blanches (platalea leucorodia) présentes le 20 janvier. Même constat pour les échasses blanches (himantopus himantopus), mais celles du jour me semblent être des locales au vu de leurs comportements. Plusieurs paires se tiennent statiques hors de l'eau - un sujet accroupi au sol, le second montant la garde à proximité, en quelques points autour du lagon ainsi que sur l'argile durcie du chenal d'amenée d'eau du Nyeti Yone vers la dépression. Il faudrait vérifier... Quelques centaines de petits limicoles sur les vasières. Peu d'avocettes élégantes (recurvirostra avosetta), déjà. Toujours plusieurs centaines d'anatidés, à 80% des sarcelles d'été (spatula querquedula), pas loin d'un millier, auxquelles se joignent plusieurs vingtaines de canards souchets (spatula clypeata); et trois (3ouettes d'Egypte (alopochen aegyptiaca). Alors que fondent sur la steppe et le site quelques tourbillons et un chasse-sable poussé par le vent du nord, puissant et tardif (en fin de journée, ce n'est pas ordinaire), c'est sur la rive d'en face que se porte mon regard, troublé par la poussière et les vapeurs... Mais oui, il y a un regroupement au repos de dix-neuf (19) cigognes noires (ciconia nigra) avec deux (2ibis sacrés (threskiornis aethiopicus), très sages, imperturbables aux aléas et aux bruissements d'ailes des canards qui passent et repassent. A proximité, les deux têtes du couple local de grues couronnées noires (balearica pavonina pavonina) émergent à intervalles réguliers des herbiers, rarement en même temps, pour surveiller les alentours: il se passe décidément de belles choses, là-bas...

Ci-dessous:
volées de sarcelles d'été au-dessus de la 'petite mare' du Ndiaël, Boppu Taré
Petits limicoles, avocettes et échasses, ouettes et canards souchets, spatules blanches, cigognes noires et ibis sacrés...
Boppu Taré, RSA Ndiaël 2018 01 28 fin d'aprem' (16h59-17h04) / © Photos par Frédéric Bacuez
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OISEAUX / 81 ou 83 + 4 espèces cochées, 2 sp. entendue
MAMMIFÈRES / 4 espèces vues
LÉPIDOPTÈRES / 1 espèce


Vu:
  • Pélican gris (pelecanus rufescenspink-backed pelican), 4 ind. [mare Barakh ouest]
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), 2 ind. stationnés [pont Alain] + 3 ind. [mare Barakh est] 
  • Grand cormoran à poitrine blanche (phalacrocorax l. luciduswhite-breasted cormorant), 1 ind. solitaire pêche dans le courant [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga r. rufaafrican darter), quelques ind. au perchoir [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Crabier chevelu (ardeola ralloidessquacco heron), 1+ ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh sud] + 1 ind. stationné [pont Alain]
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), NC
  • Aigrette ardoisée (egretta ardesiacablack heron), quelques ind. ici et là sur le cours du Nyeti Yone + envol de 14 ind. [tout au sud du Nyeti Yone, près du chenal]
  • Aigrette à gorge blanche (egretta g. gulariswestern reef-egret), 1 ind. immature [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret), 1 ind. [mare Barakh sud] + 1 ind. [mare Barakh est] + 4 ind. en plumage pré-nuptial [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret), 1 ind. stationné [mare Barakh est] + 1 ind. [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]+ quelques ind. dans les herbiers de la 'petite mare' [Boppu Taré] + 1 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Héron mélanocéphale (ardea melanocephala, black-headed heron), au minimum 18 ind. (cf. photo en haut de notule) - de ce que l'on voit ou devine au milieu des grands herbiers inondés ! [mare Barakh ouest]
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron), peu d'ind. dominés par le mélanocéphale [mare Barakh ouest] + quelques ind. dans les herbiers et sur la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Héron pourpré (ardea p. purpureapurple heron), 1 ind. en bord de typhaie [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh sud] + 1 ind. dans les herbiers de la 'petite mare' [Boppu Taré] + 1 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Cigogne noire (ciconia nigrablack stork), 19 ind. - un plus dix-huit (cf. photo en haut de notule)- stationnés à coté de la 'petite mare' [Boppu Taré]
  •  Ibis sacré (threskiornis aethiopicus, sacred ibis), 2 ind. avec le groupe des dix-neuf cigognes noires [Boppu Taré]
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), 205+ ind. stationnés [mare Barakh ouest] + 46+ ind. [sur la 'petite mare' (cf. photo en haut de notule) [Boppu Taré] + ~11 ind. - dont sujet bagué de France {à suivre sur Ornithondar} [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Ouette d'Egypte (alopochen aegyptiacaegyptian goose), 5 ind. - ad. et quatre immatures, sur un îlot [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] + 3 ind. (un et deux) stationnés sur la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Sarcidiorne à bosse (Canard à bosse, sarkidiornis melanotosknob-billed duck, african comb duck), une trentaine d'ind. stationnés + 3 ind. en vol [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolorfulvous whistling-duck), une bonne vingtaine d'ind. stationnés [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduatawhite-faced whistling duck), centaines d'ind. stationnés [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Anserelle naine (nettapus auritusafrican pygmy goose), 1 ind. levé par un busard des roseaux [mare Barakh est] + quelques dizaines d'ind. stationnés [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Canard souchet (spatula clypeatanorthern shoveler), dizaines d'ind., mâles et femelles au milieu des autres anatidés [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] + plusieurs vingtaines d'ind. au reposoir sur la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Sarcelle d'été (spatula querquedulagarganey), 1 200+ ind. + ~350 ind. [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] + ~800 ind. sur la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 2 ind. - ad. et sub./ad. en poursuite aérienne (parade nuptiale ?) [Yowré] + 1 ind. ad. levé de son perchoir riverain [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitusyellow-billed kite), 1 ind. en vol [mare Barakh est] 
  • Busard cendré (circus pygargusMontagu's harrier), 1 ind. mâle chasse dans la steppe herbacée [vers Boppu Taré]
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosuswestern marsh-harrier), 1 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. femelle [mare Barakh sud] + 2 ind. et 2 ind. immatures se disputant dans les airs [mare Barakh est] + 1 et 1 ind. [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] + 1 ind. mâle chassant entre bout de Nyeti Yone et 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Circaète Jean-Le-Blanc (circaetus gallicusshort-toed snake-eagle), 1 ind. probable juvénile, perché au loin, en bordure d'une gonakeraie [RSA Ndiaël]
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), 4 + ind. à l'envol [mare Barakh sud] + 3 ind. en vol par-dessus la rivière [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Gallinule poule-d'eau (gallinula chloropus, common moorhen), dizaines d'ind. [mare Barakh ouest et est] - dont 10+ ind. avec imm. sur plan d'eau [mare Barakh est] + plusieurs ind. sur le cours de la rivière [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen), plusieurs ind. [mare Barakh ouest et est]
  • Grue couronnée noire (balearica p. pavonina, -west africanblack crowned crane - Vulnerable/VU-Vulnérablesur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 2 ind. - cc local habituel, très occupé dans les herbiers au sud de la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanusafrican jacana), 1 ind. [mare Barakh sud] + plusieurs ind. sur le cours de la rivière [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Échasse blanche (himantopus himantopusblack-winged stilt), quelques ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [pont Alain] + 1 ind. [mare Barakh est] + quelques ind. dispersés sur la 'petite mare' [Boppu Taré] + 3 ind. dont deux en position durable de couvaison (?) [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré] + 5 ind. stationnés avec deux sujets pareillement couchés sur un îlot de terre de la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Avocette élégante (recurvirostra avosettapied avocet Least concern/LC-Préoccupation mineuresur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), plusieurs ind (beaucoup moins que le 2018 01 20) dispersés sur la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Glaréole à collier (glareola p. pratincolacollared pratincole), quelques ind. stationnés [mare Barakh ouest] 
  • Grand gravelot (charadrius h. hiaticulacommon ringed plover), plusieurs ind. [mare Barakh ouest] + petites dizaines d'ind. sur vasières [Boppu Taré]
  • Gravelot pâtre (charadrius pecuarius, Kittlitz's plover), quelques ind. [mare Barakh ouest] [Boppu Taré] + 1 ind. [Yowré] + 1 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallus, -africanwattled lapwing), 2 ind. près d'un regroupement de vanneaux éperonnés [mare Barakh ouest]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), rassemblement d'au moins 23 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [Nyeti Yone berge est] + 2 + 1 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Bécasseau minute (calidris minutalittle stint), plusieurs ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [Yowré] + quelques centaines d'ind. dont groupes de 42+ et 120+ ind. sur vasière [Boppu Taré]
  • Bécasseau sp. (calidris sp.), 2 + 2 + 1 ind., trop loin, mais qui pourraient être des variables (alpina) [Boppu Taré]
  • Chevalier aboyeur (tringa nebulariacommon greenshank), 5 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper), 1 ind. [mare Barakh est] 
  • Chevalier guignette (actitis hypoleucoscommon sandpiper), 1 ind.[Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] + 1 ind. [rigole Nyeti Yone vers Boppu Taré]
  • Bécassine des marais (gallinago g. gallinagocommon snipe), 2 à 3 ind. levés [mare Barakh ouest]
  • Sterne hansel (gelochelidon n. niloticagull-billed tern), 1 ind. en vol [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh sud] + 2 ind., en vol passant [mare Barakh est] 
  • Ganga à ventre brun/châtain (Ganga sénégalais, pterocles e. exustuschestnut-bellied sandgrouse), 6 ind. en vol passant (~13h45) [mare Barakh ouest]
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove), NC
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove), NC
  • Tourterelle pleureuse du Niger (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove), NC
  • Tourterelle des bois (streptopelia turtur, european turtle-dove - Vulnerable/VU-Vulnérablesur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 2 ind. à l'envol [mare Barakh proche du désastre pseudo-agricole de Senhuile] + ~12 ind. au point d'eau et au sol,  à l'ombre de tamarix senegalensis [mare Barakh est] 
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 1 ind. chasse dans les fourrés immergés [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1 ind. [mare Barakh sud] + 2 ind.[Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), NC [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Guêpier de Perse de l'ouest (merops persicus ssp. chrysoconoswestern blue-cheeked bee-eater), quelques ind. [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 ind. au loin perché [entre Nyeti Yone et Boppu Taré]
  • Irrisor moqueur (phoeniculus purpureus ssp. guineensis, Nigerian green woodhoopoe), 1 ind. inspecte l'écorce d'un gonakier et en extirpe une grosse larve [Nyeti Yone berge est]
  • Huppe fasciée sp. (upupa epops ssp., hoopoe ssp.), 1 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh sud] + 1 ind.[Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Calao occidental (tockus kempiwestern red-billed hornbill), 1 ind. [mare Barakh sud] + 1 ind. [Nyeti Yone berge est]
  • Pic goertan (mesopicos goertaegrey woodpecker), 4 ind. ensemble sur le même arbre - deux cc [Nyeti Yone berge est]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark), NC
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), quelques dizaines d'ind. [mare Barakh ouest]
  • Hirondelle de Guinée (hirundo l. lucidared-chested swallow), 1 ind. chasse en fin de journée sur les vastes herbiers proches de la 'petite mare' [Boppu Taré]
  • Hirondelle rustique (hirundo r. rusticabarn swallow), 1 ind. ad. en vol [mare Barakh est] 
  • Bergeronnette printanière (motacilla f. flavablue-headed wagtail), NC
  • Traquet motteux (oenanthe o. oenanthenorthern wheatear), 1 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh est] 
  • Locustelle sp. (locustella sp., grasshopper or Savi's warbler), 1+ ind. aperçu fugacement (dessous sombre et bout de la queue, pas très longue, sombre et arrondie) [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Hypolaïs obscure (iduna opacawestern olivaceous warbler), 1 ind. moucheronne dans un fourré immergé [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Pouillot sp. (phylloscopus sp.) qui pourrait être un pouillot fitis (trochilus), 1 ind. (photo difficile...) [Nyeti Yone berge est]
  • Pouillot véloce (phylloscopus c. collybita, common chiffchaff), 1+ ind.
  • Fauvette (passerinette) de Tschusi (curruca inornata ssp. inornata ou/et iberiaewestern subalpine warbler), 2 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. zinzinule intensément [mare Barakh sud]
  • Crombec sitelle (sylvietta b. brachyuranorthern crombec), 1 ind. [Nyeti Yone berge est]
  • Cisticole des joncs du Nigeria (cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), 1 ind.
  • Prinia sp. (prinia sp., prinia sp.), 2 ind. [mare Barakh sud]
  • Souïmanga à longue queue (cinnyris p. pulchellusbeautiful sunbird), 1 ind. [Nyeti Yone berge est]
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), 1 ind. [mare Barakh ouest] + 1 ind. [mare Barakh est] + 1 ind. [Nyeti Yone berge est]
  • Pie-grièche (méridionale) du désert (lanius - meridionalis- elegans ssp. elegans, Saharan shrike), 2 ind. [à l'ouest de la mare Barakh] + 1 + 1 ind. [mare Barakh est] + 1 ind. [vers Boppu Taré] 
  • Choucador à oreillons bleus (lamprotornis c. chalybaeusgreater blue-eared glossy-starling), 1 ind. [Nyeti Yone berge est]
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow), NC
  • Tisserin à tête noire (ploceus m. melanocephalus, black-headed weaver), NC
  • Astrild cendré (estrilda troglodytes, black-rumped waxbill), 4 ind. [mare Barakh est] 

Et, peut-être, cisticole du désert (cisticola a. aridulus, desert cisticola), 1 ind. sur terrain à herbes courtes éparses [RSAN vers Boppu Taré]

Entendu:
Pygargue vocifère (haliaeetus vocifer), 1+ ind. [mare Barakh sud] Gallinule poule-d'eau (gallinula chloropus) [mares Barakh] / Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensis) [mares Barakh] / Locustelle sp. (locustella sp.), 1+ ind. dans un gros fourré immergé [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye] / Cisticole roussâtre de la Côte d'or (cisticola marginatus ssp. amphilectusGold Coast winding/black-backed cisticola), 1 ind. [mare Barakh sud] / Prinia modeste (prinia s. subflavatawny-flanked prinia), 2 à 3 ind. [mare Barakh sud]  /


Ci-dessous à g.:
irrisor moqueur avec larve d'insecte en bout de bec
ripsylve est du Nyeti Yone
RSA Ndiaël 2018 01 28, 16h24 / © Photo par Frédéric Bacuez
Ci-dessus à d.:
phacochère camouflé, sur la berge du Nyeti Yone
RSA Ndiaël 2018 01 28, 15h42 / © Photo par Frédéric Bacuez

AUTRES:
  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 5 ind. (cf. photo ci-dessous[Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), 1 ind. assis sous le seul arbrisseau de la steppe nue [au nord de la rizerie] + 1 ind. [mare Barakh est] + quelques ind. au bord de la rivière [Nyeti Yone berge est] + 1 ind. en bord de route [de l'autre coté de la RSAN Ndiaël]
  • Lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae, african savanna hare), 1 ind. [Yowré-Nyeti Yone] 
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 2 ind. [mare Barakh est] 
  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), au total 2 ind. [mares Barakh] + 1 ind. [Nyeti Yone entre Yowré et digue de Bellel Ndiaye]

* N2, Bango-Ndiaël-

Vu:

  • Milan noir (milvus m. migrans, black kite), 1 ind. au sol [casiers rizicoles]
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosus), quelques ind. (5+) [casiers rizicoles]
  • Faucon crécerelle (falco t. tinnunculus, common kestrel), 1 ind. [Ndiol]
  • Glaréole à collier (glareola p. pratincola), 1 ind. en vol [N2 au nord de Ross-Bethio]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosus), 2+ ind.
  • Tourterelle masquée (oena capensis), NC
  • Bergeronnette grise (motacilla alba, white wagtail), 1+ ind.
  • Moineau domestique indien (passer domesticus ssp. indicus, -indian- house sparrow), NC [Ross-Bethio]

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