" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde "
- Albert Camus

lundi 20 novembre 2017

20, un dortoir d'ibis sacrés et d'anhingas - un aigle de Bonelli de 2e/3e année, en vol passant

Le dortoir des cormorans (deux espèces), des ibis et des aigrettes...
Dans un quart d'heure, tout ce monde aura progressivement pris son envol vers les sites de gagnage alimentaire
2017 11 20, 6h55 / © Photo par Frédéric Bacuez 

* Dans la région de Saint-Louis-du-Sénégal-

Lundi 20 novembre 2017, 5h10-15h30-
A pied.
Temps: 18-37°, ciel dégagé sans nébulosité ni brume à l'aube, donc très vite ensoleillé...
5h, 19° / 9h, 21° / 13h, 33° / 14h-15h, 36-37° / [17h, 32°] / UV 8, très élevé
Vent N/NO 14 km/h, avec quelques rafales vers 8-9h
Historique: 
température maximale enregistrée: 39° (2007 / Moyenne sur 30 ans: 32°
température minimale enregistrée: 19° (1993) / Moyenne: 22°
Le grand écart dans l'amplitude thermique ne fait que s'accroître, aridité du climat et désertification du couvert végétal obligent...
Aucune pluie enregistrée ce jour, les 30 dernières années

Ci-contre: tout sourire... 2017 11 20, 11h34 / © Photo smartphone par Frédéric Bacuez

Un dortoir (et nichoir) sur avicennia germinans

Au point du jour, le bosquet de quelques gros palétuviers émerge du marais, littéralement décorés comme autant d'arbres de Noël... Tachetés de noir et de blanc, couverts d'au moins huit (8) espèces d'ardéidés, phalacrocoracidés et threskiornithidés: il y a bien six cents (600) oiseaux perchés, et c'est une estimation basse ! Le plus intéressant du perchoir: la bonne centaine (100) d'anhingas d'Afrique (anhinga rufa), chiffre qui attesterait peut-être d'une reprise des effectifs de l'oiseau-serpent dans le delta sénégalais depuis une dizaine d'années... Et, surtout, une soixantaine (~60) d'ibis sacrés (threskiornis aethiopicus) se tiennent à l'aube dans les hauteurs des palétuviers. C'est probablement l'effectif le plus important jamais constaté sur cette zone, le dénombrement maximal de trente-six (36) sujets le 15 janvier 2011 par Patrick Triplet et son équipe sous-estimant systématiquement, à mon sens, une meilleure présence des oiseaux d'eau dans le complexe Ndiaël/Trois-Marigots en toute fin de saison humide qu'à la mi-janvier. On notera, sur la base des dénombrements effectués par Triplet et al. entre 1989 et 2014, qu'au Djoudj les plus hauts effectifs, toujours fluctuants, avaient atteint environ trois cents (~300) ibis en 1988; "deux cent trente quatre oiseaux (234) en 2007", seulement "seize (16)" l'année suivante "pour remonter à deux cent soixante dix (270) en 2009"*
Un quart d'heure suffit, entre 7h et 7h15, pour que tout ce beau monde s'envole pour la journée, vers les sites de gagnage alimentaire. Délaissant pour quelques heures le perchoir nocturne, les arbres (im)maculés et rongés par les fientes (cf. photo en haut de notule). Pour avoir déjà approché et inspecté la petite mangrove esseulée, site de nidification pour plusieurs anhingas et aussi pour une petite colonie afrotropicale de bihoreaux gris (nycticorax nycticorax), de là où je me tiens je ne peux voir ce qui se passe sur les parties basses des arbres immergés - il doit y avoir encore d'autres oiseaux, en plus des nids inoccupés en cette saison...

Reposoir nocturne sur bosquet d'avicennia germinans
estimation minimale :
  • cormoran africain: 70+ ind.
  • anhinga roux d'Afrique: ~100 ind.
  • ibis sacré: ~60 ind.
  • ibis falcinelle: ~50 ind.
  • ardéidés divers (aigrettes blanches et gardeboeufs): 350+ ind.

Ci-dessous:
dans le soleil levant, les ibis falcinelles - plegadis falcinellus...
2017 11 20, 8h04 / © Photo par Frédéric Bacuez
Ci-dessus:
la passée des sarcelles d'été - spatula querquedula
2017 11 29, 7h35 & 7h44 / © Photos par Frédéric Bacuez

Sarcelles d'été du Nord, ouettes et oies du Sud

Dans l'heure qui suit le lever du jour, les sarcelles d'été (spatula querquedula, cf. photos ci-dessus et ci-après) délaissent leurs agapes nocturnes dans les scirpaies et les mares à nympheas pour gagner leur reposoir diurne (grosso modo de 6h55 à 8h20), sur les lagons d'eau pas encore avalés par les massettes (typha et phragmites australis). Elles n'ont pas longue distance à parcourir, quelques centaines de mètres entre le haut et le bas du vaste marais, en vérité. Hormis la présence d'environ trois cent cinquante (350) de ces sarcelles, de loin les canards hivernants du Paléarctique les plus abondants dans le bas-delta, ces dernières années, pas d'observation d'autres anatidés nordiques, à l'exception marginale de trois (3) canards pilets (anas a. acuta): on est loin des 14 200 pilets comptés dans les Trois-Marigots en janvier 2002, surtout sur les deuxième et troisième des marigots, même si le complexe n'accueille jamais de grands effectifs d'anas acuta, "hôte irrégulier" même en période de pics démographiques (sur des durées de cinq à six ans, selon Triplet et al.). Même pour les sarcelles, principaux cartons des chasseurs sur les zones amodiées des Trois-Marigots, c'est la très grande disparité des stationnements hivernaux, passant d'une année l'autre de 2 000 à 35 000 spécimens, avec une tendance récente aux effectifs minima, autour de 5 000 sujets ! La raréfaction des ressources alimentaires des deux espèces d'anatidés, scirpe maritime (bolboschoenus maritimus) et lotus blanc (nymphea alba) au profit de l'impérialiste typha australis est sans doute à l'origine du déclin et de l'instabilité de leurs effectifs sur ces sites proches de Saint-Louis. Et, au vu de la situation végétale cette année, cela ne va pas en s'arrangeant: afin de dégager le maximum d'eaux douces à disposition d'un agrobusiness de plus en plus gourmand, les offices en charge de la gestion du précieux liquide  - et il y en a un paquet !- redoublent d'efforts et d'inventivité pour remplir tout ce qu'il peuvent noyer sous l'eau douce. Pensant sans doute que l'eau, c'est toujours bon pour tout le monde, Hommes, plantes et animaux; évidemment; obligatoirement. Allez leur expliquer les subtilités de la Nature, surtout du Sahel, à ces gens-là, formatées comme il se doit ! Expliquez-leur que sous nos cieux, une bonne dépression aquatique se doit d'être au sec une partie de l'année afin de ne pas finir en champ de roseaux comme de la canne, humide puis sec, à l'exclusive de tout autre écosystème; avant le brasier, momentanément et faussement salvateur...

Pour le peu qu'on devine du vaste marais dissimulé - et encombré-, même depuis la dune qui le surplombe, dans son ciel ou sur ses marges et lorsque les phacochères lèvent les oiseaux des lagons centraux camouflés par les rideaux de massettes, il y a aussi des afrotropicaux: les immanquables dendrocygnes veufs (dendrocygna viduata), environ 350 à 400 sujets; une trentaine d'oies-armées de Gambie (plectropterus gambensis); et plus de quarante ouettes d'Egypte (alopochen aegyptiaca, cf. photo ci-après). On est loin de l'automne sur le lac savoyard du Bourget (France), ha ha ha !

Waterbirds in the Senegal delta (1989-2014)
par Patrick Triplet, Ibrahima Diop, Seydina Issa Sylla & Vincent Schricke, juin 2014 (PDF)

Ci-dessous:
en haut, vol de sarcelles d'été - spatula querquedula
en bas, reposoir d'ouettes d'Egypte - alopochen aegyptiaca
2017 11 20, 8h08 et 10h09 / © Photos par Frédéric Bacuez

11h34, au zénith des pélicans, un aigle de Bonelli de 2/3e année

C'est quand les heures assommantes s'installent comme un couvercle de marmite au-dessus de la brousse, et des Hommes, que démarre le ballet des grands voiliers - cigognes, vautours, grands rapaces et pélicans. 11h15 tapantes, ils arrivent de partout, nos fameux et deltaïques pélicans blancs (pelecanus onocrotalus) ! Tous des non reproducteurs, juvéniles de l'année 2016-2017, immatures, subadultes, sans oublier les vieux oiseaux: les estimations les moins enthousiastes font état de 650 à 1 100 sujets qui vagabondent et stationnent à l'année sur les lagons saint-louisiens, Gandiolais y compris - j'ai à de nombreuses reprises dénombré des effectifs autrement plus nombreux, dans le coin, depuis quelques années ! L'effectif total des oiseaux non reproducteurs serait même chaque année d'environ 8 000 individus voguant dans un triangle allant du lac de Guiers (à l'est) à l'Aftout es saheli (au nord, Mauritanie) et la Grande Côte (au sud, Sénégal). Quant aux adultes en âge de se reproduire, ils ont regagné leurs sites saisonniers de nidification depuis la fin d'octobre, sur le marigot de Djoudj (PNOD), à une soixantaine de kilomètres d'ici, ou du bas-delta mauritanien (PND, Aftout es saheli). Je lis de telles idioties sur la question que ce point devrait éclairer une fois pour toutes (je n'en crois rien, hélas) notre grand spécialiste autoproclamé du cru ('une chance pour le Sénégal' !?) qui a décrété que tout pélican vu à Saint-Louis est un pélican qui vient chercher ici son poisson pour repartir dare dare vers le nichoir du Djoudj, sa prise dans le bec... 'Y a pas poissons, là-bas ? Dieux, faut-il être ignorant et peu réfléchi - car, en plus, un pélican à peine né est un pélican qui se reproduit illico, hein !! La crétinerie (qu'on apprécie ici tant qu'elle entretient le mensonge collectif et ne fait pas ombrage) au service de l'émergence, sans doute...

Il faut lever les yeux et souffrir alors la violence des cieux, du soleil et des particules fines. Chercher l'oiseau différent qui aura subrepticement intégré un cercle de pélicans; ou trouvé sa voie entre deux pompes de nos sacrées dindes volantes... Et voilà, l'attente fut miséricordieuse, aujourd'hui: à 11h34, un aigle de Bonelli (aquila bonelli) passe pas loin dans le ciel encore bleu, battant régulièrement des ailes, bien décidé à gagner quelque terrain de chasse au lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae) ou à l'écureuil terrestre (xerus erythropus) au nord-est de ma berge marécageuse. Des mêmes marais et tannes voisines, tout de même son fief hivernal, sur lesquels notre redoutable prédateur n'hésitera pas à déplumer un héron cendré, c'est régulier, nous l'avons constaté, ou tout autre volatile malencontreusement dans la ligne de mire d'un piqué foudroyant - comme sait le faire aussi parfaitement, avec le héron et les flamants, notre pygargue vocifère, trop rapidement surnommé 'aigle pêcheur'... Juste le temps de faire deux photos, le rapace avait déjà atteint l'horizon.

Nota 1: une fois encore, cet aigle de Bonelli est un oiseau juvénile, comme tous les sujets que j'ai observés (et photographiés, jamais sous de bonnes lumières) les années précédentes, ici comme ailleurs dans le bas-delta sénégalais - depuis 2011 au moins (cf. liens ci-dessous). Seule ma collègue Sophie Mériotte a eu le privilège de photographier, le 22 décembre 2015 dans d'excellentes conditions, un premier adulte d'aquila bonelli authentifié pour le Sénégal, dans la zone de Gainthe (parc national des oiseaux du Ddjoudj, PNOD). Mon oiseau du jour est peut-être (sans doute ?) le même individu que je rencontre sur ce périmètre depuis deux ou trois hivers. Sauf que celui-ci est en plumage parfait, sans mue, même partielle comme c'était encore le cas en février dernier. Pour moi, sauf correction de mes camarades référents, il s'agit d'un oiseau de 2e année civile en route vers sa troisième (les Bonelli éclosent généralement après le 15 juin et atteignent leur plumage définitif vers quatre ans). Sachez que la présence hivernale d'aquila bonelli dans le bas-delta sénégalais reste marginale, tout au plus quelques sujets juvéniles essentiellement venus de la péninsule ibérique et de France, sur ces confins les plus méridionaux d'une répartition hivernale régionale qui s'étend des contreforts atlasiques au littoral mauritanien du Banc d'Arguin via le Sahara atlantique marocain. A savoir aussi que si l'aigle de Bonelliune aire géographique étendue, avec des effectifs asiatiques qui restent fournis et stables, il n'en est absolument rien sur le pourtour méditerranéen où le rapace fait partie des espèces non seulement les plus vulnérables mais aussi les plus raréfiées d'Europe du sud comme d'Afrique du nord. Dont il est long et difficile de rétablir les populations, même protégées. On lira ci-après quelques-unes de mes notules sur le sujet...

Lire sur Ornithondar:
Un aigle de Bonelli hiverne à Toddé, waouh !, 2011 10 30
Au zénith: fidèles du Toddé, un aigle de Bonelli juvénile et la foultitude des voiliers, 2015 10 25
Ndiaël: seulement 3 cigognes noires... mais 1 aigle de Bonelli, 2016 01 9
Première mention sénégalaise d'un adulte d'Aigle de Bonelli, 2016 09 4
L’œil fait chance ! De l'Engoulevent à balanciers à l'Aigle de Bonelli (...), 2017 02 9

Ci-dessous:
en bas, au zénith, les pélicans blancs - pelecanus onocrotalus, et les dendrocygnes veufs - dendrocygna viduata, dérangés par les phacos' 
en haut, un aigle de Bonelli - aquila bonelli, 2e>3e année civile en plumage parfait
2017 11 20, 11h24-28 & 11h34 / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -
Ci-dessus:
planche d'aquila bonelli par l'ornithologue Franco Andrea Bonelli
L'aigle méditerranéen qui doit son nom à
(à l'instar du pouillot homonyme, cf. liste ci-après)



Du phragmite des joncs volubile 
à la fureteuse érémomèle à croupion jaune 

Dans les semaines qui suivent leur arrivée sur les sites d'hivernage subsaharien, un certain nombre de nos passereaux paléarctiques continuent d'être bien bavards. Certaines espèces retrouvent même comme une seconde jeunesse printanière ! C'est le cas de plusieurs fauvettes qui continuent de zinzinuler (entre autres la Tschusicurruca inornata ssp. inornata ou/et iberiae); assurément de l'hypolaïs obscure (iduna opaca), littéralement déchaînée parfois jusqu'en janvier (!); et des fauvettes paludicoles, de la tonitruante rousserolle turdoïde (acrocephalus arundinceus) au phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus), pas en reste devant la concurrence tropicale, en l'occurrence celle des rousserolles des cannes (acrocephalus rufescens ssp. senegalensis) et des cisticoles roussâtres (cisticola marginatus ssp. amphilectus)... Ce matin, ce sont les phragmites qui ont donné le LA, ça n'arrête pas ! Celui qui s'est mis à découvert, sur les photographies ci-après, m'en a mis plein les oreilles pour pas un cauri, et il s'emmêlait parfois les notes tant il était hystérique - et pas du tac tac d'alarme, ni du chant nuptial, mais un vrai discours torrentueux, souvent brouillon, à en faire pâlir de jalousie tous les africains des parages...

Dans un parc à acacias, une petite ronde d'insectivores arboricoles: fauvette de Tschusi sur buissons bas et surtout, une espèce locale dans la canopée, une érémomèle à croupion jaune (du Tchad, eremomela icteropygialis ssp. alexanderi), très concentrée à inspecter la moindre fissure, le moindre interstice, et surtout le moindre bouton jaune d'acacia pour y débusquer ses proies... Répandu mais pas si souvent observé, un passereau des savanes arborées sèches, pas très joli, l'air sévère avec son ombre sourcilière, pas bien proportionné, dans la forme comme dans les couleurs, queue courte et jaune ventral jamais éclatant, un mélange de crombec/sitelle et de pseudo-fauvette - bof... Mais ouf ! un pouillot de Bonelli (rhadina ex phylloscopus bonelli), un seul, mais toujours aussi gracieux, théoriquement le petit passereau hivernal le plus commun dans ce type de biotope - pas encore arrivés ? Partis plus au sud ? En fort déclin ? Ce matin, dans les tamaris riverains du marais, c'était trois pouillots fitis (phylloscopus t. trochilus ou t. acredula), en revanche et à mon goût tardifs, ceux-là... Bingo - c'était leur dernier jour après lequel il leur est interdit de passer, ou de stationner, ha ha ha ! Morel & Morel l'ont décrété: dans notre septentrion, Bonelli "précède le pouillot véloce; passe de début septembre à mi-octobre, et jusqu'au 20 novembre et ne laisse aucun hivernant au nord."

Ci-dessous:
phragmite des joncs - acrocephalus schoenobaenus
érémomèle à croupion jaune du Tchad - eremomela icteropygialis ssp. alexanderi
20 17 11 20 / © Photos par Frédéric Bacuez

Ci-dessus:
bergeronnettes printanières - motacilla f. flava, et piqueboeuf à bec jaune - buphagus africanus,
s'alimentant pour les unes dans le sillage des bovins, pour l'autre sur la bête...
2017 11 20, 13h31-34 / © Photos par Frédéric Bacuez

" A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui a pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse "
- Massa Makan Diabaté (Mali, 1938-1988)

2014, 2016, 2017: années sèches ou mal arrosées, années d'indélicatesses (des Hommes) contre dame nature... Les arbres et leurs feuillages vont encore subir les assauts du coupe coupe et de la cognée ! Rarement vu un sol si prématurément grillé par le soleil depuis que j'arpente la zone, il y a quelque douze années. Le sable est déjà partout à nu, volatile; ça nous promet de photogéniques journées aux cieux apocalyptiques, quand l'harmattan nous arrivera pour de bon, très bientôt, du Djourab tchadien, son repaire... Le famélique tapis herbacé, quand il a eu l'heur de germer, craque sous les pieds, momifié sur place avant maturité par un soleil chaque année plus ardent. Le bétail pléthorique aura tôt fait de broyer ce qui a pu émerger (cf. photos ci-dessus). Bientôt finie, l'exception ouest-africaine du climat saint-louisien, comme d'ailleurs tout ce qui faisait le charme de ses particularismes, sur ce bout du bout de l'Afrique "noire" d'occident... Même s'il n'a jamais beaucoup plu, sur la Venise (sic) sénégalaise (lol), à coté de laquelle Ouagadougou (Burkina Faso) passerait vite pour un pot de chambre... Cette fois, encore une fois, la saison humide a été plus caractérisée par ses vents, de plus en plus violents, que par ses pluies, vite tombées vite oubliées. Ce n'est pourtant pas le cas, loin s'en faut, en Afrique occidentale où la pluviométrie est globalement de retour depuis deux décennies - et notamment à l'orient du fleuve Niger (Mali), en 2017. Pourquoi pleut-il correctement, et parfois plus qu'il n'en faut, en quelques semaines seulement, ailleurs dans la région, et de moins en moins ici ? Le réchauffement accéléré des eaux de surface en mer ? L'aridité des sols lessivés par le surpâturage contre lequel rien, absolument rien n'est entrepris ? Le déboisement qui continue, sans répit, malgré les discours, les envolées lyriques et de trompeuses et folkloriques expérimentations de replantation locale, très locale ? Même si l'on a compris qu'ici, dans cette vallée sénégalo-mauritanienne au seuil du Sahara, seul importe le fleuve qui charrie l'eau des hauteurs maliennes et guinéennes, pour les Hommes, et l'émergence d'une agriculture de rente pas très en phase, c'est un euphémisme, avec les préoccupations du siècle et les fragilités de l'écosystème sahélien... Nos philanthropiques développeurs/accapareurs des terres le savent mieux que quiconque.
A Saint-Louis, l'hivernage avait pourtant démarré en trombe, le 27 juin, avec 52 mm d'un seul tonneau, pour rien ou presque... Ensuite, en juillet, ce fut 42 jours au régime sec: le flétrissement irrémédiable des herbages et des cultures, le tarissement précoce des abreuvoirs avant qu'une vaguelette d'averses in extremis ne sauve en définitive que les bas-fonds et les mares temporaires... Une provisoire mansuétude pour nos amis les oiseaux, migrateurs surtout, qui ont opportunément trouvé là des haltes précaires, pour stationner quelques semaines, avant de poursuivre leur hivernage-à-eux plus au sud - pour ceux qui le pourront.

si ça ce n'est pas un signe de mauvaise pluviométrie !"

C'est d'ailleurs ce qu'ils font déjà, migrateurs paléarctiques ou afrotropicaux, gagner le sud du 15e parallèle avant l'heure, avant qu'il ne soit trop tard ! Senegal Wildlife a constaté que sur la lagune peu prospectée de Yenné-Todé, à quelques encablures méridionales de Dakar, les limicoles, ardéidés et anatidés sont exceptionnellement nombreux en ce tout début de saison sèche - 144 espèces cochées en quatre visites in situ (sur quatre semaines) ! "Les effectifs impressionnants" de canards européens, plus habitués de notre vallée sénégalo-mauritanienne que des lagons de la Petite Côte poussent mon camarade Bram Piot à (s')interroger opportunément: "à mettre en relation avec le manque d'eau sur d'autres zones humides, comme le lac Tanma mais surtout le Bas-Delta du Sénégal, qui connaîtrait un déficit pluviométrique important cette année ?" Je confirme, Bram, la pluviométrie a été chaotique, par ici: quelques averses en trombes et puis de grandes périodes inactives, des pluies mal réparties. Il a trop plu, en une ou deux fois, quand cela n'était pas nécessaire, pas assez quand il aurait fallu, pas du tout quand c'était impérieux. L'interminable saison sèche s'annonce donc très difficile, paradoxalement plus pour les oiseaux de la brousse et tous leurs insectivores, passereaux de chez nous au premier chef ! Peu d'insectes ailés, même si chez les lépidoptères la diversité des libellules et autres agrions compense la faiblesse des effectifs... Et pas plus d'argiope lobée que de néphile du Sénégal, si ça ce n'est pas un signe de mauvaise pluviométrie ! Même les guêpiers nains (merops pusillus) se sont déjà repliés sur les lisières du marais, c'est dire...

Hivernage 2017
- (encore) une bien mauvaise saison pluviométrique, de part et d'autre du fleuve Sénégal

Nota 2: il est toujours très compliqué d'avoir accès à des statistiques du cru, en pays d'émergence(s), ne serait-ce que le cumul pluviométrique saisonnier d'une station sénégalaise, même celui de la dernière mousson ! Il faut donc se rabattre sur la toile mondialisée pour avoir une idée, avec les réserves qui s'imposent, de ce qu'il a plu sur ce bas-delta qui nous intéresse... C'est pas facile... Il semblerait donc, après additions - et soustractions- que la région de Saint-Louis(-du-Sénégal) a recueilli cette année: entre 223,2 mm d'eau (fourchette 217-234 mm) et 314 mm, en vingt-trois (23) jours de pluies - traces y comprises. Les averses sont ici très souvent orageuses, donc locales, d'où la difficulté d'avoir des chiffres précis, pluviomètre après pluviomètre...  En soi, ces cumuls n'ont rien d'anormalement bas pour une cité parmi les moins arrosées de la région, la seconde station la plus sèche du pays après Podor, dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal. Cette année, pourtant, de la cuvette de Débi-Tiguet et du Djoudj à Bogué via le Kooya, le Dimar et le Lao (confins septentrionaux du Ferlo), la situation est aux limites de la catastrophe... Comme toujours, c'est le fleuve avec ses méandres qui fait illusion. En certains endroits il n'est pourtant guère tombé plus de 100 mm d'eaux ! Mais c'est la répartition spatio-temporelle des pluies qui annonce une saison sèche calamiteuse; les cartes ci-dessous sont explicites: juin en fanfare, juillet aux abîmes, août poussif, septembre essoufflé en bout de course, pas de prolongation en octobre - la messe est dite !

Voir:
ACF/Surveillance pastorale - biomasse 2017 au Sahel
« La terre est finie ! » Quel avenir pour le pastoralisme en Afrique de l’Ouest ?, par Alexis Gonin in Métro-politiques.eu, 2017 09 18


Ci-dessus:
du petit matin doux aux heures caniculaires...
2017 11 20, 7h15-14h32 / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

* Bango-Sinthiane-

OISEAUX / 1 espèce entendue

Entendu:
Petit-duc scops (otus scopseurasian scops-owl), deux cris plaintifs d'1 ind. dans la nuit (5h05)

* Quelque part dans la région de Saint-Louis- 

OISEAUX / 98 + 1 espèces cochées, 5 + 1 espèces entendues
MAMMIFÈRES / 4 + 1 espèces vues
LÉPIDOPTÈRES / 1 espèce 

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), premier vol à 8h35, de ~50 ind. + ~25 ind. + 29 ind. puis à partir de 11h20-30, trois gros groupes tournoyant ou évoluant d'un bout à l'autre de la zone et totalisant ~300 à 400 ind.
  • Pélican gris (pelecanus rufescenspink-backed pelican), 4 ind. au loin, cerclant avec un rapace sp. indéterminé - sans doute l'aigle de Bonelli observé peu après arrivant de cette direction
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), au minimum 70 ind. sur reposoir nocturne à avicennia germinans
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga r. rufaafrican darter), ~100 ind. sur reposoir nocturne à avicennia germinans
  • Bihoreau gris (nycticorax n. nycticoraxblack-crowned night-heron), 1 ind. immature en vol
  • Héron sp., 1 ind. de petite taille en vol furtif: butorides striata, ou ixobrychus sp. et ssp. ?
  • Crabier chevelu (ardeola ralloidessquacco heron), 1 ind. en vol + 4 ind.
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), sur reposoir à avicennia germinans + 1 ind. suivant un troupeau de vaches, avec les bergeronnettes printanières
  • Aigrette ardoisée (egretta ardesiacablack heron), 2 ind. en vol avec cinq dendrocygnes veufs [+ 100+ ind. à l'envol juste au nord de la digue de Mengueye, marigot de Khant-nord, note hors protocole]
  • Aigrette à gorge blanche (egretta g. gulariswestern reef-egret), quelques ind. au petit matin
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret), premier ind. en vol à 6h45 + centaines d'ind. perchés sur avicennia germinans + 1 ind. en vol + 10+ ind. à la curée dans un marais temporaire en bord de piste
  • Aigrette intermédiaire (à bec jaune, egretta intermedia ssp. brachyrhynchaafrican intermediate egret), 1 ind. en vol dans le sillage d'une grande aigrette, au petit matin - chacune encore en 'signal' reproducteur, bec jaune pour l'intermédiaire, bec noir pour la grande - bientôt ce sera l'inverse...
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret)
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron), quelques ind. - dont sujet cerclant et pompant très haut 
  • Héron pourpré (ardea p. purpureapurple heron), plusieurs ind. levés dans les roselières riveraines du grand marais - essentiellement des juvéniles/immatures mais aussi un superbe ad.
  • Ibis falcinelle (plegadus falcinellusglossy ibis), ~50 ind. au niveau du dortoir nocturne + ~35 ind. en vol passant N>S + 1 + 1 ind., en vol 
  • Ibis sacré (threskiornis aethiopicussacred ibis), ~60 ind. sur reposoir nocturne à avicennia germinans
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), 6 + 8 ind. en vol matinal
  • Flamant rose (phoenicopterus roseusgreat flamingo), 15 ind. en formation, vol S>N (~8h20)
  • Ouette d'Egypte (alopochen aegyptiacaegyptian goose), 6 ind. à l'envol dès 6h45 + 2 + 2 + 1 ind. + 30 ind. venant reposer sur un îlot sablonneux (cf. photo ci-dessous) + 2 ind. en vol
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus g. gambensisnorthern spur-winged goose), 7 ind. à l'envol à ~6h50 + 4 + 6 + 12 ind., en vol [+ 2 ind. au loin, au repos sur site non inventorié ce jour]
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduatawhite-faced whistling duck), groupe passant de ~50 ind. + ~350 ind. au reposoir diurne régulièrement levés par un ou des phacos peu avant midi  + 5 + 14 ind. en vol
  • Anserelle naine (nettapus auritusafrican pygmy goose), 1 ind. en vol gagne une mare boisée (6h50+)
  • Canard pilet (anas a. acuta, northern pintail), 3 ind. en vol (8h35)
  • Sarcelle d'été (spatula querquedulagarganey), estimation matinale lors des vols entre sites de pature et dortoir diurne proche: ~350 ind.
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), 1 ind. à 11h20 survole le grand marais
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 1 ind. ad. à la chasse, au zénith, houspille un jeune milan noir irrespectueux des usages... + 1 ind. ad. en vol bas de chasse/pêche levant sarcelles d'été et talèves d'Afrique [au loin sur autre site non inventorié ce jour]
  • Milan noir (milvus m. migransblack kite), 1 ind. de 1ère AC
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosuswestern marsh-harrier), (1 ind. au-dessus du marais à ~6h50) + 2 à 3 ind. imm. + 1 ind. femelle subadulte
  • Aigle de Bonelli (aquila f. fasciataBonelli's eagle - Préoccupation mineure/LC sur la liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition mais Near Threatened/NT-Quasi menacé sur la Liste rouge européenne de BirdLife International, 2015 et En danger/EN sur la Liste rouge française, 2016), 1 ind. à 11h35 en vol battu (cf. photo ci-dessus)
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), au minimum 1 + 1 ind. en tout
  • Marouette à bec jaune (zapornia flavirostrablack crake), au total 2 ind. visibles
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen), ~10 ind.
  • Grue couronnée noire (balearica p. pavonina, -west africanblack crowned crane - Vulnerable/VU-Vulnérablesur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), cc local camouflé dans les sporobulus et levé par inadvertance
  • Échasse blanche (himantopus himantopusblack-winged stilt), 1 ind. sur marigot salin + 3 ind. en vol
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensisSenegal thick-knee), 2 ind. au petit matin
  • Grand gravelot (charadrius h. hiaticulacommon ringed plover), 3 ind. ensemble
  • Gravelot pâtre (charadrius pecuarius, Kittlitz's plover), 1 + 1 ind. + 2 et 2 ind., tous internuptiaux ou immatures
  • Vanneau (caronculé) du Sénégal (vanellus s. senegallus, -africanwattled lapwing), 2 ind. pas loin l'un de l'autre, près d'un lagon bientôt asséché
  • Vanneau à tête noire (Vanneau coiffé, vanellus t. tectusblack-headed lapwing), cc
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), 7 ind. ensemble + 2 ind. sur dune + 10 ind. au bord d'un lagon bientôt asséché
  • Barge à queue noire (limosa limosablack-tailed godwit Near threatened/NR-Quasi menacésur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), 1 + 5 ind. en vol
  • Bécasseau minute (calidris minutalittle stint), 1 ind. seul avec des grands gravelots + 1 ind. bien dodu + 1 ind. solitaire sur lagon en cours d'assèchement
  • Combattant varié (calidris pugnaxruff), 2 + 2 + 14 ind., en vol + 2 ind. au gagnage dans herbier près d'un lagon en voie d'assèchement
  • Chevalier arlequin (tringa erythropusspotted redshank), 1 ind. en vol, haut
  • Chevalier gambette (tringa t. totanuscommon redshank), 1 ind. en vol passant
  • Chevalier stagnatile (tringa stagnatilis, marsh sandpiper), 1 ind. en vol vient se poser sur une mare ici dégagée
  • Chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper), 1 ind. en vol + 1 ind. dans herbier de lagon en cours d'assèchement
  • Chevalier guignette (actitis hypoleucoscommon sandpiper), 1 ind.
  • Bécassine des marais (gallinago g. gallinagocommon snipe), 1 seul ind. en vol (pas levé par moi mais sans doute par un phaco)
  • Sterne hansel (gelochelidon n. niloticagull-billed tern), quelques ind. vagabondant
  • Ganga à ventre brun/châtain (Ganga sénégalais, pterocles e. exustuschestnut-bellied sandgrouse), entendu 1 ind. puis vu 2 + 4 ind. en vol - dont superbe sujet mâle à longs brins (+ 2 ind. en vol)
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicusblack-billed wood-dove), 1 ind. levé dans un bosquet près du marigot salin
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove)
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove)
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guineaspeckled pigeon), 6 ind. en vol passant
  • Tourterelle pleureuse du Niger (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove)
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 1 + 1 ind. sur lisière du marais
  • Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacuruslong-tailed nightjar), 3 ind. dans la nuit (et mes lampes) - dont sujet type femelle très curieux et venant quasiment faire du vol stationnaire devant moi !
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), un petit groupe de ~6 à 8 ind. en train de chasser
  • Martin-pêcheur huppé (corythornis cristatus ssp. galeritaMalachite kingfisher), au total 3 ind. sur trois sites du marais
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), au total 2 ind. sur le même marais 
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), quelques ind., tous en bordure de marais: plus d'insectes qu'en brousse ?
  • Guêpier de Perse de l'ouest (merops persicus ssp. chrysoconoswestern blue-cheeked bee-eater), groupe assez lâche de ~50 ind. en déplacement matinal et bruyant - 7h05, S>N, c'est-à-dire vers la bande saharienne, ce devrait être de saison, même si les vagabondages de l'espèce restent encore difficiles à saisir (sauf pour un certain JMD, lol !) + quelques ind. en lisière du marais + 1 ind. juvénile quémandeur poursuivant son parent avec insistance
  • Calao occidental (tockus kempiwestern red-billed hornbill), 1 ind. chanteur dès 6h45 + quelques ind. avec trois phacochères et deux buphages + 1 ind. sur dune + 1 + 1 ind.
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark), tout ce beau monde semble se faire la cour, à tout le moins se poursuit et tente de garder son territoire...
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), pas (encore) en abondance
  • Hirondelle rustique (hirundo r. rusticabarn swallow) / Hirondelle de Guinée (hirundo l. lucida, red-chested swallow), 1 ind. en vol passant - trop bref...
  • Bergeronnette grise (motacilla a. albawhite wagtail), 2+ ind.
  • Bergeronnette printanière (motacilla f. flava, western/blue-headed wagtail), groupe lâche de ~6 ind. + 2+ ind. + groupe de ~10 ind. suivant un troupeau de vaches + 1 ind. de 1er hiver
  • Bergeronnette ibérique (motacilla flava ssp. iberiaespanish wagtail), 1 ind. + 3+ ind.
  • Bulbul des jardins (pycnonotus barbatus ssp. inornatusgarden bulbul), groupe de ~8 ind. - on sent que les 'jardins' se rapprochent inéluctablement...
  • Rougequeue à front blanc (phoenicurus p. phoenicuruscommon redstart), 1 ind. femelle comme les années précédentes exactement sur le même site: un bosquet riverain d'une mare, relativement dense et ombrageux, bien que particulièrement abîmé cette année par la cognée...
  • Traquet motteux (oenanthe o. oenanthenorthern wheatear), 1 + 1 + 1 + 1 + 1 ind. + 1 ind. (cf. photo ci-dessous)
  • Agrobate menu (cercotrichas m. minorafrican scrub-robin), 1 ind.
  • Agrobate podobé (cercotrichas p. podobeblack scrub-robin), 1 ind.
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenussedge warbler), déjà omniprésent et pour certains, chanteurs encore et particulièrement volubiles 
  • Hypolaïs obscure (iduna opacawestern olivaceous warbler), 1 ind.
  • Erémomèle à croupion jaune du Tchad (eremomela icteropygialis ssp. alexanderiChad yellow-bellied eremomela), 1 ind. en vol + 1 ind. longuement observé sur son acacia
  • Pouillot fitis (phylloscopus t. trochilus ou t. acredulanorthern/willow warbler), 3 ind. ensemble - migrateurs postnuptiaux stationnés
  • Pouillot de Bonelli (rhadina ex phylloscopus bonelli, Bonelli's warbler), seulement 1 ind. - l'abondant effectif hivernant dans les acacias du Sahel est probablement en chemin !
  • Fauvette à tête noire (sylvia a. atricapillablackcap), 1 ind. femelle
  • Fauvette des jardins (sylvia borin, garden warbler), 1 ind.
  • Fauvette sp. ind. (sylvia sp.), 1 + 1 ind.
  • Fauvette de Tschusi (curruca inornata ssp. inornata ou/et iberiae, western subalpine warbler), encore très peu d'ind., ~5 ind. - elles sont en route !
  • Cisticole roussâtre de la Côte d'or (cisticola marginatus ssp. amphilectusGold Coast winding/black-backed cisticola), 1 ind. internuptial
  • Cisticole des joncs du Nigeria (cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), 1 ind. volette en poursuivant un insecte ailé, qu'elle rate - ce qui attire une fauvette de Tchusi !- + 1 ind.
  • Prinia modeste (prinia s. subflavatawny-flanked prinia), 2 + 1 ind.
  • Prinia aquatique (à ventre blanc, prinia fluviatilisriver prinia), au moins un cc 
  • Pririt/Batis du Sénégal (gobemouche soyeux du Sénégal, batis senegalensis, Senegal batis), 1 ind. mâle + 1 ind. femelle
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), 1 ind. femelle + 1 + 1 ind. + 1 ind. + 1 ind. de 1er hiver
  • Pie-grièche méridionale du désert (lanius meridionalis ssp. elegans, (southern) desert grey-shrike), 1 ind. perché à la cime d'un vénérable et solitaire balanites aegyptiaca d'un bas-fond, descend souvent au sol pour attraper des insectes [voir ICI sur Ornithondar]
  • Corbeau pie (corvus albuspied crow), 1 ind. en vol passant
  • Piqueboeuf à bec jaune (buphagus a. africanusyellow-billed oxpecker), 2 ind. sur deux phacochères, chacun son flanc ! (cf. photo ci-dessous) + 1 ind. sur une vache (cf. photos ci-dessous)
  • Tisserin vitellin (masqué, ploceus v. vitellinusvitelline masked-weaver), le plus souvent au sol à égrainer en compagnie de travailleurs à bec rouge
  • Tisserin à tête noire (ploceus m. melanocephalus, black-headed weaver), plutôt en lisière des marais
  • Travailleur à bec rouge (quelea queleared-billed quelea), tous en livrée postnuptiale, picorant avec les tisserins
  • Amarante (commun) à bec rouge (du Sénégal, lagonosticta s. senegalared-billed firefinch), 1 ind. mâle + 1 ind. femelle + cc local 
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), 3 + 5 ind. en vol + 1 ind.
  • Estrildidé sp. indéterminée, 1 + 1 ind. en vol passant + ~12 ind. qui pourraient être les astrilds cendrés déjà observés par ici

Entendu:
Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), un groupe familial / Rousserolle des cannes (acrocephalus rufescens ssp. senegalensis, -Senegalgreater swamp-warbler), 2 ind. / Rousserolle turdoïde (acrocephalus a. arundinceus, great reed warbler), 1 ind. / Pouillot véloce (phylloscopus c. collybita, common chiffchaff), 1 ind. / Camaroptère à dos gris (camaroptera b. brevicaudatagrey-backed camaroptera), 1 ind. / Cisticole (roussâtre) du Nigeria (cisticola -galactotes- marginatus ssp. amphilectus), 1 ind. /

Ci-dessous, de haut en et de g. à d.:
milan noir juvénile - pygargue vocifère adulte
busard des roseaux femelle - pygargue vocifère adulte
grues couronnées noires - héron pourpré juvénile
vanneau (caronculé) du Sénégal - vanneau (coiffé) à tête noire
pie-grièche à tête rousse, mâle - traquet motteux
2017 11 20 / © Photos par Frédéric Bacuez


AUTRES:
  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 3 ind. (vus à deux reprises) - dont deux sujets jeunes chacun avec son piquebœuf à bec jaune sur le flanc ! (cf. photo ci-dessus) + 1 senti puis entendu détaler dans le marais puis levant régulièrement les dendrocygnes au reposoir + 2 ind. au loin + 
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), 2 ind. mangeant des gousses [dune arborée] + 11 ind. sur la vase d'un marais temporaire, certains allongés voire vautrés d'autres, plus jeunes, jouant et se poursuivant [bord de piste de liaison]
  • Lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae, african savanna hare), 1 + 1 + 1 ind., immobilisés dans la lumière de ma lampe frontale (5h30-6h30)
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 1 ind. quittant le pied d'un arbre dans lequel un patas cueillait et décortiquait des gousses...
Et: trois cranes de phacos, avec leurs dents - dont un avec encore de la chair et cuirs en lambeaux: pas de squelettes - 'ils' ont tranché les têtes, laissées sur place, le plus souvent dans les buissons, et emporté 'la viande'...

Mangouste sp. (ichneumon probable), 1 ind. ad. percuté au petit matin après notre passage [constaté au retour], au niveau du pont sur le N'Galam dit de Ndiawdoune

Piquesuidés à bec jaune sur phacochères communs
- adieu veaux vaches (et ânes)... Plus rien à manger, sur ces bestiaux-là !

Ci-dessous:
en haut, phacochères immatures avec piqueboeufs à bec jaune sur le flanc (9h20)...
bauges à phacos' - odonate sp. ind.
2017 11 20 / © Photos par Frédéric Bacuez

  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), assez nombreux ind.
  • Lépidoptères sp., belle variété d'espèces
  • Et les yeux scintillants dans la nuit de la multitude arachnide, tapie... Brouuuuh... [ça c'est pour Chantal..., ndlr.]
Entendu:
batraciens sp.

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